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6eme Edition du forum Interprovincial Ngounié Nyanga à Mouila |
| 16-04-2012 17:18:01 | |
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FRANCOPHONIE
6e FORUM INTERPROVINCIAL DE LA JEUNESSE NGOUNIE NYANGA SUR LA CULTURE DE LA PAIX
SOUS LE THEME
« LA CULTURE DE LA PAIX AU SERVICE DU DEVELOPPEMENT DE LA PAIX »
RAPPORT DE SYNTHESE
(Rédigé par KANEMOUONO ONGUEYA et MOUA KALGORA)
Mouila, les 14, 15, 16, 17,18 mars 2012
Pour obtenir un exemplaire : Contact : 07 12 37 18 ou 07 13 71 30
Depuis 6 ans, les clubs Francophonie Nyanga de Tchibanga et Arthur Rimbaud de Mouila ont entrepris de commémorer la Journée Internationale de la Francophonie. Cette initiative a reçu l’onction de la Direction de la Francophonie du Ministère des Affaires Etrangères. Chaque année, le Forum se déroule en présence du Directeur-Ambassadeur ou de son Représentant et des autorités locales de la ville d’accueil. La VIe Edition du Forum Interprovincial Ngounié - Nyanga de la Jeunesse Francophone sur la culture de la Paix s’est tenue à Mouila du 14 au 18 mars 2012 en prélude à la célébration de la 42e Journée Internationale de la Francophonie au Gabon.
Les activités du Forum ont commencé avec deux jours d’avance, dès l’arrivée de Madame Carole MEYE MOTO, Représentante du Directeur-Ambassadeur de la Francophonie. Elle a tiré profit de ces deux jours pour présenter ses civilités au Gouverneur de la Ngounié, Michel MOUGUIAMA, au Maire de la commune de Mouila, à la Directrice d’Académie Provinciale ainsi qu’à la plupart des chefs d’établissement scolaire. Partout, il s’est agi pour Mme Carole MEYE MOTO de manifester sa gratitude à chacune des personnalités pour la contribution à l’organisation du forum et pour le soutien multiforme au Club Francophonie Arthur Rimbaud.
Etaient présents à ce forum, 270 délégués et encadreurs issus des clubs Francophonie et établissements scolaires suivants :
• Le Club Francophonie Arthur Rimbaud de Mouila,
• Le Club Francophonie Nyanga de Tchibanga,
• Le Club Francophonie Pierre Monsard de Ndendé,
• Le Club Francophone Daniel Didier ROGUET de Lebemba,
• Le Club Francophonie du Collège Saint Gabriel (Mouila),
• Les délégués du Lycée Technique de Mouila,
• Les délégués du Lycée Jean Jacques Boucavel de Mouila.
Les activités de la 6e Edition du Forum Interprovincial Ngounié-Nyanga se sont déroulées comme suit :
Jeudi, 15 mars 2012
La Journée du jeudi, 15 mars 2012 marque le début véritable du Forum. D’abord, les délégués du Lycée Jean Jacques Boucavel et les membres du Club Francophonie Arthur Rimbaud ont procédé à l’opération « Retroussons les manches » en nettoyant le marché central de la commune de Mouila. A 12 heures, on a assisté à l’arrivée de la Délégation du Club Francophonie Daniel Didier Roguet de Lébamba. A 14heures 45, c’était le tour des délégations de Tchibanga et Ndendé de faire leur entrée dans la ville hôte. Un tour de ville s’en est suivi permettant d’attirer l’attention des uns et des autres de la tenue à Mouila d’un événement important. Il est utile de souligner qu’à la tête de la Délégation de Tchibanga, se trouvait Monsieur MOUKETOU KINGA, le DAP adjoint de la Nyanga.
A 15 heures 30, Juste après le tour de ville s’est déroulée la cérémonie d’ouverture du VIe Forum à l’école de Santé de Mouila. Elle a débuté par l’exécution de l’hymne national gabonais, «la Concorde » et de l’hymne des Clubs Francophonie « Nous sommes les Francophones ». Les hymnes ont été suivis par une série d’allocutions notamment celle de la présidente du Club Francophonie Arthur Rimbaud de Mouila qui a salué cette initiative des jeunes de se retrouver au sein des Clubs Francophonie. Elle a profité de cette tribune pour solliciter davantage l’appui des adultes dans les projets des jeunes. Dans son allocution Monsieur le Maire de Mouila, Christian KOMBILA KOMBILA a pour sa part souhaité la bienvenue et un bon séjour en terre molviloise à tous les délégués. Madame le Directeur d’Académie Provinciale de la Ngounié, Eugenie Estelle NDZENG, a exhorté les jeunes à s’intéresser de plus en plus aux activités périscolaires en vue de favoriser leur épanouissement cuturel et intellectuel. La Représentante du Directeur Ambassadeur de la Francophonie, Carole MEYE MOTO, a loué l’initiative des jeunes à s’engager dans la vulgarisation de l’Organisation Internationale de la Francophonie et à défendre des idéaux de paix, de développement, de démocratie, de la diversité culturelle et linguistique etc. Le discours d’ouverture du forum a été prononcé par Monsieur le Gouverneur de la Province de la Ngounié, Michel MOUGUIAMA. Avant le vin d’honneur qui a clôturé cette cérémonie d’ouverture, Madame Carole MEYE MOTO a procédé à la remise d’un don d’ouvrages aux différents clubs présents à ce forum.
Après cette cérémonie, les délégués ont regagné les dortoirs de l’ENASS où ils étaient logés. Aux environs de 20 heures, les jeunes se sont déportés au Carrefour Ndendé pour la retraite aux Flambeaux. Un grand Feu de Camp a été allumé dans la cour de l’école de santé, une occasion pour les jeunes de renouer avec la tradition en chantant la diversité culturelle et linguistique. Ce retour aux sources était marqué par des danses traditionnelles et la déclamation de contes, de proverbes et de légendes, chacun s’exprimant en sa langue maternelle.
Vendredi, 16 mars 2012
Le vendredi 16 mars 2012, a été consacré essentiellement aux conférences notamment celle du poète KANEMOUONO ONGUEYA sur le thème : « Poésie et paix ». L’orateur a démontré que la poésie nécessite une unité parfaite et sincère avec soi, une profonde harmonie intérieure ! Et c’est cette harmonie intérieure qui fait du poète un bâtisseur de paix. Le monde, selon le conférencier, devrait être habité et dirigé par les poètes, « créateurs du bien » et pas seulement « créateur de vers». La paix est la somme des efforts individuels et le retour sur soi mène à une introspection nécessaire à l’émergence d’un instinct de tolérance et de paix. La deuxième conférence portait sur le thème retenu cette année par l’OIF pour la célébration de la Journée Internationale de la Francophonie : « Le Français est une Chance », développé par la Représentante de l’Ambassadeur Directeur de la Francophonie, Mme Carole MEYE MOTO. Pour l’OIF, le français représente aujourd’hui une langue de communication, de développement et d’enseignement pour bon nombre de pays et dépasse largement les frontières de la France. D’où la nécessité de reconnaitre tous les atouts qu’elle offre à ses locuteurs à travers le monde sans toutefois méconnaître la diversité culturelle et linguistique prônée par la Francophonie. La troisième et dernière conférence de la journée était : « Quel environnement pour un développement durable ? ». Ce thème a été présenté par Ladislas NDEMBET, président de l’ONG MUYISSI ENVIRONNEMENT. Le conférencier, après avoir défini les mots clefs comme « environnement » ; « biodiversité » ; « écosystème » et développement durable », a insisté sur l’interdépendance entre l’environnement et la qualité de la vie, en montrant la nécessité pour les générations présentes de protéger l’environnement afin d’assurer une bonne qualité de vie non seulement pour elles-mêmes, mais aussi et surtout pour les générations futures.
A 17 heures, Il y a eu une Table Ronde sur le thème : « Contribution de l’école gabonaise à la culture de la Paix », animée par Mme le Directeur d’Académie provinciale de la Ngounié, Eugenie Estelle NDZENG, le Deuxième Adjoint au Maire de Mouila, Hyanice BIGOUAGOU, et la Représentante du Directeur de la Francophonie, Carole MEYE MOTO. Le modérateur était Monsieur Omer ALONE EVINA, Proviseur du Lycée Jean Jacques Boucavel de Mouila. Le public a pu être édifié sur les dispositions prises par l’Etat gabonais pour que l’école soit un facteur de culture de la paix. Il s’agit notamment des structures d’accueil, de la formation des enseignants, de qualité des curricula, du règlement intérieur des établissements scolaires, des séminaires de formation des enseignants, des moyens logistiques alloués aux établissements etc. Tout ceci a pour but d’assurer une bonne éducation et une bonne formation à la jeunesse gabonaise. Cette table ronde s’est achevée vers 19 heures 30. Le moment d’échange prévu entre les jeunes a dû être interrompu à cause d’un violent orage.
Il convient de préciser que cette nuit là, un incident malheureux s’est produit suite à l’indélicatesse des jeunes, qui n’ayant pas pris part au repas du soir (ils procédaient à une séance de répétition en vue de la soirée culturelle), avaient reçu de l’argent pour acheter du pain à la boulangerie située juste à 500 mètres de l’ENASS. N’ayant pas trouvé du pain, ils se sont rendu au lieudit « Maison Blanche ». Ils sont tombés dans la nasse de la brigade de recherches qui patrouillait par là et ont dû passer une nuit en cellule. Fort heureusement, les neuf délégués ont été libérés le lendemain grâce à la bonne compréhension des gendarmes.
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Samedi 17 mars 2012
Le samedi 17 mars, la matinée a été consacrée aux travaux en commission sur les thèmes suivants : « Comment les jeunes définissent-ils la Francophonie ? », « les jeunes face à l’alcoolisme, au tabagisme et à la drogue », « diversité culturelle et dialogue des cultures », « paix et développement », « Comment vivre la paix autour de soi ? ». Les jeunes, organisés en groupes, ont réfléchi sur ces questions et ont partagé leurs réflexions au cours des travaux de restitution en séance plénière ; tout ceci sous la surveillance des enseignants encadreurs. Ils ont à cette même occasion rédigé la Déclaration de Mouila 2012.
La matinée s’est poursuivie par une note littéraire avec une conférence sur le thème « la problématique de la femme dans Complainte de la Forêt de Moua KALGORA». S’appuyant sur le poème : « la marâtre baleine », Sapao MOULESSOU a situé la femme au cœur de ses malheurs. Le poème présente une situation d’incompréhension entre belle mère et belle fille. Une situation courante dans nos sociétés et qui conduit très souvent à la dislocation des familles.
Les délégués ont par la suite été invités à donné leur avis sur le déroulement du Forum. Tous se sont dits globalement satisfaits de l’organisation. Les délégués du Lycée Technique Nyonda Makita ont déploré le fait que l’invitation au forum leur était parvenue tardivement.
L’après-midi a été marqué par la cérémonie de clôture de la 6e Edition du Forum. L’on a assisté successivement à l’exécution de l’hymne national « La Concorde » et de l’hymne des clubs francophonie « Nous sommes les Francophone », la déclamation du poème « Prière de Paix » de Léopold Sédar SENGHOR, La lecture de la déclaration de Mouila 2012 et du rapport général. La deuxième phase était celle des allocutions. Cette cérémonie à été présidée par le Secrétaire Général de Province, représentant le Gouverneur empêché, entouré de la Directrice d’Académie Provinciale, de la Représentante du Directeur Ambassadeur de la Francophonie et bien d’autres autorités administratives et politiques de la commune de Mouila.
A 20 heures, nous avons assisté à la traditionnelle soirée cultuelle pour la Paix et la Tolérance animée par les jeunes francophones.
Dimanche, 18 mars 2012
Les jeunes francophones se sont donné rendez-vous l’an prochain à Tchibanga pour une autre édition. Les délégués de Tchibanga, Ndéndé et Lébamba ont regagné leurs localités respectives dans la journée du dimanche, 18 mars 2012.
Conclusion
La 6e Edition du Forum Interprovincial Ngounié-Nyanga sur la paix s’est déroulée dans une bonne ambiance. L’essentiel du programme a été réalisé malgré le fait que certaines communications n’ont pu être faites. Les raisons évoquées sont l’indisponibilité de certains intervenants et le refus par d’autres d’offrir gratuitement leur contribution.
A la fin du Forum, les initiateurs ont tenu une réunion d’évaluation avec Mme Carole MEYE ; réunion au cours de laquelle plusieurs pistes ont été évoquées en vue d’améliorer les prochaines éditions. Il a été décidé d’établir des attestations de participation à tous les délégués et encadreurs.
Les initiateurs du projet se sont félicités de la création croissante des Clubs Francophonie dans les lycées et collèges et la volonté de ceux-ci de participer activement aux activités du Forum.
Les jeunes francophones ont une fois de plus montré leur adhésion à l’idée du Forum, à savoir un lieu d’échange et de partage, de fusion et d’harmonie avec les autres.
Le succès de cette édition a été assuré grâce à la Direction de la Francophonie qui a su intéresser les autorités locales ( Ngounié, Nyanga) au projet. Dans les deux provinces, nous avons noté plus que par le passé l’implication des autorités.
Les médias ont également participé au succès de cette rencontre par la diffusion progressive et objective des activités.
A tous, les jeunes francophones du Gabon manifestent leur reconnaissance.
DECLARATION DE MOUILA 2012
Nous, jeunes de la NYANGA et de la NGOUNIE,
• Considérant les résolutions des différents forums tenus en 2006 à Libreville, et de 2007 à 2012 à Tchibanga et Mouila,
• Considérant la création et l’installation des clubs francophonie sur l’espace national,
• Considérant les résolutions prises lors du Forum sur la participation citoyenne des jeunes en Francophonie tenu à Moncton, Québec et à Otawa
• Considérant le partenariat scellé entre les Clubs de Francophonie Nyanga, Arthur Rimbaud et Pierre Monsard de la Ngounié, Daniel Didier Roguet de Lébamba et ST Gabriel de Mouila
• Considérant la diversité culturelle et linguistique du Gabon,
• Considérant la posture marginale souvent subie par les populations de l’intérieur du pays,
Affirmons que :
• Bien des efforts soient faits dans le domaine des infrastructures routières, beaucoup reste à faire pour relier la Ngounié et la Nyanga
• La crise financière actuelle aggrave les disparités socio-économiques en l’occurrence les infrastructures routières entre les deux provinces
• La culture associative et l’esprit de volontariat animent les jeunes de ces provinces,
• Les jeunes de la Ngounié et de la Nyanga témoignent des atouts tant culturel, artistique que sportive,
• Des efforts sont encore à consentir pour l’épanouissement et l’éducation des jeunes,
Constatons que :
• L’absence de personnel soignant qualifié et le manque de médicaments,
• L’engagement des enseignants à encadrer les jeunes et à leur garantir des chances de réussite dans la vie est visible,
• La fracture numérique par l’absence des cybercafés,
• Le taux encore élevé du chômage chez les jeunes,
• La pauvreté va grandissant dans les milieux ruraux.
Recommandons :
• Le renforcement des capacités des clubs existant et la création d’autres clubs à travers le pays,
• La structuration et la documentation des clubs francophonie sur les programmes et projets de l’OIF et ses activités,
• La création d’un corps de jeunes volontaires francophones dans l’espace national,
• L’extension du Forum interprovincial aux autres provinces du Gabon,
• La création des centres multimédia dans les établissements secondaires du pays,
• L’équipement de chaque club francophonie en outils informatiques afin que les membres s’initient au NTIC,
• L’affectation des enseignants et médecins dans les écoles et hôpitaux des deux provinces,
• La mise sur pied d’une politique agricole en vue de lutter contre l’exode rural. Ceci favorisera aussi l’autosuffisance alimentaire,
• L’octroi des micro-crédits aux jeunes qui soumettront et soutiendront des projets,
• La création de quelques usines qui vont employer la main d’œuvre locale,
• La prise en compte des recommandations contenues dans la DECLARATION DE LIBREVILLE 2006
Nous nous engageons :
• A promouvoir les valeurs et les idéaux de l’Organisation Internationale de la Francophonie.
• A promouvoir la Déclaration du Forum sur la participation citoyenne des jeunes en Francophonie,
• A œuvrer pour le développement de nos provinces respectives et partant de notre pays,
• A être une jeunesse responsable et entreprenante,
• A aimer les autres avec les différences linguistiques et culturelles qu’ils présentent,
• A participer à la vie associative de nos établissements scolaires par l’intégration de la culture associative.
• A faire du dialogue des cultures un élément moteur dans notre quête de maturité et notre engagement à contribuer à l’édification d’un Gabon émergent.
DEMANDONS
A l’Ambassadeur Directeur de la Francophonie d’être le porte parole des jeunes auprès de
• Monsieur le Ministre des Affaires Etrangères ;
• Secrétaire Général de l’OIF
• Directeur du BRAC
Pour le Forum
Rapporteurs :
Le Club Francophonie Nyanga :
Le Club Francophonie Arthur Rimbaud :
Club Francophonie Pierre Monsard :
Le Club Francophonie Daniel Didier Roguet de Lébamba
Le Club Francophonie St Gabriel
Liste des participants
I- Lycée Technique Nyonda Makita de Mouila (12+1)
Coordinatrice: NTSAME NZE Amandine
IWANGOU MOUNZEO F. Donald
KOMBA MANGADI Jessica Federica
MAZMBE Darick
MOULOUMBOU Fred
MADOUMA Stany
MOUELE MOUELE Darick
MOUGNEPIT BOUSSIENGUI D.
MIKOLO MIKOLO ISSEBILI B.
MBA Hugues F
NZAMAB MOUANDA Jessy
PEMBA MOMBO Naomie
II- Club Francophonie de Lebamba (10+1)
Encadreur : Kevin DOUKAGA
MANOMBA Kadmielle Bernice
MOULOUNGUI Pathy
WENDA BOULINGUI Wenceslas
BOULAMBA Frida
NZOUNGOU Faude
MOUKOMBOUET Junior
MIHINDOU KOUMBA Kenny
BOUNDA – BOUNDA Rostand Foster
NILIEMA BAOBIGBA Levy
BISSIELOU KOUSSOU Ulrich
III- Club Francophonie de St Gabriel Mouila (31+2)
Encadreurs : NDOUTOUME Marcel
ESSONE ABA’ A A. Didier
AGBOTON Simplice
BIBALOU MBADINGA
ENGA NDONG Lionel
BIBALOU NZOGUE Tracy
MOUTELY Alain Patrick
MOUA NGUI MBINA Christopher
BAVINGOULA Laty
MIDOU MBOU KYLE Gauvain
GUIKOUMA MOUSSAMBY
MBADINGA ZIHOU Govany
MBADINGA NZIHOU Jerica
PANGO Patrick
IGOUANGOU IGOUANGOU Tiburce
MOMBO Lewis
MENVI NDOUTOUME
MFOULA Lucie Laure
DOUNANOU GUIKOMBI Elmira
MILEBOU Binta
MAROUNDOU KOUMBA
TSIGUI MOUNDOUNGA Grace
BABONGUI IBINGA Linah
BIRINDA MATAMBA Steffy
BISSAGOU BAGNENDA
MAFOUMBI MA MWAND
IBOULY Jérôme Steed
MBADINGA ZIHOU Cyrielle
MALIGE MAVOKO
MFOULE Chancia
OBAME OTSAGHE Hortense
MOUSSOUNDA NDOUTOUME Freddy
DIECKY MBOGA Brice
IV- Club Francophonie Pierre Monsard de Ndéndé (19+2)
Encadreurs : SAPAO MOULESSOU
KADIATA Héritier
NDOMBI Chancia Joyce
MOULE – BINOMBO P.
MBINA MOUYAGA
ISSOMBA Nick
FOUTSOULOU Androu
NGUELE MANDZAMBA Abigaëlle
BOUDZANGA MANFOUMBI
KOMBILA KI Lucien
NGOMA MBICKA Prince
MAKANDOU Daniel
MAPAGA Xenia
MANGUEDI Mick
YENO – YENO
MOUKANI Kenneth
MBOUMBA Mélodie
MBINA MOULOUNGUI
MOUENY KOUMBA
MATAMBA Gasysta
BOUCKA NZIENGUI Saint Bouss
V- Liste des membres du Club Francophonie Arthur Rimbaud de Mouila (71+ 2)
Encadreurs : - KANEMOUONO Paul
AKUE EYAGA Victor
- RERAMBYATH NOELLA NAEL ANICETTE
- KOUMBA MBOUGA VANIKOLAS
- DOUBINDOU MAKAYA Cédric Gaël
- MBOUITY ESSIMENGANE Cédric Alban
- MAYOMBO Lévy Armand
- MOUSSOUTOU Stéphane
- PINGANI Allen Freddy
- MATSOUGOU RAHONG Vanessa Paradis
- ONDZILA LEKEYI Juste
- SAURIN Jean Orphée
- MBA- Gabriel
- BOULINGUI IBOUNDA Aristide
- MOUBOLO KOUMBA Nathalie
- MESSILIET Gaël
- ABIOME Amélie Samuella
- DITENGOU Georges Rytch
- NDONDA NDONDA Claude
- PEMBA Schela Meline
- MOUKAGNI Cédric
- MABOUNDA John Stael
- INOUNOU Stéphanie Lamère
- ILAMA MABIKA
- MBOUYOU Danilho
- DISSANE OMOSSY Davy
- KASSA MOUSSADJI Alias
- MBOUYI Aymar
- MAVOUNGOU MAVOUNGOU Fred
- MAVOUNGOU Guillaine
- BABIKA Van
- EKORET ATYAME Patrick
- OLUA Guy Yann
- MAZOGHE OBAME Monique Frédérick
- MAVIOGA Stael
- MAGNIMA Kelly
- MOURONGUI BOULANDI Armel
- SIADATH- AWENI
- MAPESSI ABESSOLO Raymond Junior
- MIHINDOU Chanel
- NGOMA Ornella Tryphène
- TSONA Marie Elisa
- MIHINDOU DJEMBI Alexandre
- MOUNDOUNGA Max
- MAGANGA KOUMBA Rick
- INOUNOU Stéphanie
- MOUELET Max Dorland
- MENGUE NKOUMOU Latysha
- MANOMBA MATSANGASSA Nelly
- ALICADE Aurélie
- MOUNDOUBE MIKONO Anna
- BIVIGOU EVI- Carmelia
- BIVOULI BIVOULI Gildas
- MAKAYA MOUITY Glawdys M.
- NAKPAN Hermione
- NAKPAN Hermine
- MBOULOU KOUMBA Natalie
- MANOMBA Charlène
- NGONDE Aude
- BIVIGOU Grâce
- MANDO Joliva
- NDOMBI Lyne
- NZAOU Yvon Staël
- NGONDET M. Charlène
- MBOUTSOU Edna Naômie
- NZIGOU MOUELE Armand
- MEYE FAGBIA Maixant
- DIVOUNGUI Stéphane
- NGODJU- NZIGU Holly Carla
- MBOUMBA KOUMBA Novelly
- SISSOKO MAMADOU
- ANDJOGO NGOYE Madrid
- MFOULE Chancia
- OBAME OTSAGHE Hortense
- IBOUANGA Anne Jordina
- DINDOUYI Daniel
VI- LYCEE Jean Jacques Boucavel de Mouila (30)
- IPOUKA
- LOUEMBET Arnold
- PIPIDY Elias Steeve
- MBADINGA NZOULOU
- MAKANGA OGANDAGA Roxane Désirée
- NZAOU MOUIRI Ady Gwladys
- EBENGA Ulrich
- EMBO IBOUANGA Ange Wilfried
- DIBIMBA LEMBI Fiacre
- MGOTY MBOYI Armel
- KOMBILA Christ
- MANDZAMBA Auvy
- MOULINGUI Steevy Billy
- MALALI Olsen
- MOUKAGUI M. Ulrich
- MOUSSAVOU Venny
- MOUGOLA Vioga Gerda
- KALOUBI DJIRI
- DJIMBOU NDONGO G.
- MAYELE BASSOUGOU L.
- MOUSSOUNDA MAPANGOU Ophélie
- MITSOUNDY BONDY Jean Donald
- YAKOUYA NZIMBA YAKOUYA Joe Donald
- MOUDOMBI MICKOLO Gallimard
- GUITOULA Rix
- MAYANDZI PAMBO Esodras
- MASSOUNGA KOUMBA Flore
- BANDZOUTSI Junior Ulrich
- NDENGUE Falone
- GUINIANGA NTSIGOU Vanessa
VII- Liste des membres du Club Francophonie Nyanga (64+1)
Encadreur : Moua KALGORA
- BISSIELOU Andril Stéphane
- IPANDY NZIHOU Ephraïm
- MOUSSAVOU MOUTH Ralph
- BOULET MBOUALA Ben
- NZAOU PAMBOU Régis
- MBOUMBA NGOUALY Ruth
- BITHEGHE BI MVELE Yvon
- NGOSSI MATOKA Jenny
- NAMBA Herbert
- MABIKA MATOKA Vanel
- NGUEBOTT MBOTE Dorian
- MOUSSAVOU KOSSI Praxy
- MIHINDOU NGUELE Sevyl
- NZENGUET KOSSI Pierre
- POATY INDEDI
- INDENDI Larce
- MOUGOMBI Pharel
- DITSOGA Patrick Smith
- KASSA Karl Christopher
- MOUENDOU Sandra
- ANGUE Emerode
- MOUZEO Vany
- MADJINOU KOUMBA Mélissa
- KOUMBA Lionel
- NZIENGUI Hammy
- MBINA Gesse
- TCHIBINDA Yann
- IPEMBOUSSOU
- MATAMBA KOUMBA Dona
- ISSASSA Julie Chakira
- MOUDOUMA Jude Thierna
- MANIONGUI Chardène D.
- KITEMBO IKAPI Olsa
- MAGANGA Didier Sterly Prince
- MOUSSAVOU NZIENGUI Maurice Levy
- NZENGUE ESSEVO Junior
- BOUNETSI Aristide Sévérin
- MOUVENGUI MOUSSAVOU Gaël
- LEGUIBI Idriss
- MOUKETOU Yowane
- MOUKETOU Raï Mitch
- MOUNDOUNGA Kéita Balla
- MOUSSOUNDA MOUSSOUNDA Roméo
- NZIENGUI Lewis
- BOUANGA MBOUROU Gauthier
- DOLIF Karl
- BOULINGUI Glenn
- MANGOUY ann
- ABOLO AMBANI
- MOUKAGNI IBOUDOU
- OGANDAGA Donald
- MICKALA Lionel
- MOUNZEO Rock
- MBOUMBA Davy Fall
- IKAPI KOUMBA Loïc Haïss
- MOULOUNGUI Lardy
- MOUKETOU MOUISSI Emmanuel
- NZENGUI MOUKETOU Yorick
- MOUENDOU Cendra
- MAGANGA Elvis
- NZIENGUI Arnold
- NZOUMBA DIBATA Thérence Hill
- NYANGUI KOSSI Laure Ester
- MOUSSAVOU Naël
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Mord ohne Anklage de Philomène Atyame: Mon commentaire |
| 12-10-2011 18:36:16 | |
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Mord ohne Anklage, Philomène Atyame
Commentaire de KANEMOUONO ONGUEYA, Poète Traditionaliste
J’ai rencontré l’auteur de ce récit « Mord ohne Anklage », il y a un mois environ, à Yaoundé. C’est toujours un plaisir de rencontrer un écrivain et d’échanger avec lui. Le texte ci-dessous est loin d’explorer la profondeur de son œuvre. Une œuvre qui trompe, vous égare et vous ramène au point du départ grâce à un jeu des constructions artistiques propres à son auteur. Peut-être suis-je tombé dans le piège de l’auteur. D’ailleurs, une œuvre littéraire cesse d’être considérée comme tel dès lors que le lecteur emprunte l’itinéraire tracé par l’écrivain. Certes, j’ai entendu Mongo Beti dire que tous ceux qui avaient voulu interpréter ses œuvres s’étaient tous fourvoyés. Je vois les choses autrement. Ecrire, c’est provoquer, à mon humble avis. Il faut donc s’attendre à toutes formes de réactions ! J’ai emprunté mon chemin pour comprendre Philomène ATYAME. C’est pourquoi mon texte est un commentaire, donc subjectif. Ce n’est donc pas une analyse de l’œuvre. Si mon commentaire est fait en français pour une œuvre écrite en allemand, cela pourrait signifier simplement que la pensée n’a pas de langue ; elle aurait un langage et pourquoi pas des langages.
COMMENTAIRE
« Mord ohne Anklage », histoire d’un destin : celui d’Abomo, une veuve du village Efeck au Sud Cameroun.
Inspiré d’un fait de société réel « Eine wahre Geschichte »1, ce récit retrace l’histoire d’une famille africaine typique. Ici se côtoient haine, hypocrisie et amour enveloppés par la mort qui jaillit chaque fois comme une solution pour certains et un drame pour d’autres. C’est le portrait de l’Afrique des profondeurs encore ancrée dans des traditions rébarbatives. Abomo, la malheureuse veuve n’a pas fini de souffrir de l’absence de son mari qu’elle doit faire face à la mort de son fils, Esson. Le poids du veuvage, le regard de la société qui l’incrimine et la douleur de la mort sont autant des charges qui pèsent sur une seule personne. Ceci est révélateur d’un monde cynique où les valeurs s’effritent chaque jour.
Le récit commence par la fin. Le texte s’ouvre avec les supputations sur la mort du jeune Esson qui semble avoir été tué en forêt. Les soupçons pèsent sur Nden, son cousin. Très proche d’Esson, il a profité de la naïveté de celui-ci pour l’abattre et dissimuler son corps dont seuls les cheveux seront retrouvés et ensevelis. Ni Mbita le chef du village, ni ses notables, personne n’offrira l’appui nécessaire pour retrouver le coupable ou même pour informer la police à Sangmelima. A l’enterrement des restes d’Esson, la famille d’Abomo refuse de venir. Elle connaît les mobiles de la mort et ne veut pas s’assoir près des « assassins ».
Philomène Atyame nous livre là une histoire comme nous en aurions voulu lire tout le temps. Pleine de sensibilité et de froideur, l’auteur nomme les choses sans détour ; elle connaît le bourreau et semble avoir pris position pour la veuve et l’orphelin, bref pour les faibles et les êtres fragilisés par le destin. La veuve et l’orphelin sont livrés à eux-mêmes et les biens du défunt père ou mari sont un motif supplémentaire d’ennuis. Le titre Mord ohne Anklage sonne comme un cri de détresse de l’auteur qui s’indigne face au silence et à l’indifférence croissante des gens vis-à-vis de leurs semblables. Comment un crime aussi crapuleux peut-il rester sans procès, donc impuni ?
« Esson, eigentlich Ossom, starb 198… in einem Dorf im Süden Kameruns, erschossen im Wald von einem Verwandten, der bis heute unbestraft geblieben ist. » S.7
Le crime tout comme l’insécurité était jusque-là l’apanage des grandes villes. Philomène Atyame, même si elle s’en défend, porte plainte contre X pour un crime qui aurait sans doute défrayé la chronique dans un petit village du Cameroun et dont les auteurs auraient bénéficié de complicités pour échapper à la justice. Portée dans le champ sacré de la littérature, cette triste affaire n’aura pour seul juge que notre conscience.
« Mord ohne Anklage » ne saurait se limiter à la simple évocation d’un fait, l’auteur pose la problématique du ré-questionnement de nos valeurs traditionnelles :
« Dieses Ritual kommt aus der Ahnenzeit der Bulu, des Stammes von Odens Witwe… Es war zweihundert Jahre alt. Damals, im neunzehnten Jahrhundert, glaubten die Bulu, dass eine Frau immer am Tod ihres Mannes schuld sei und dafür bestraft werden solle. „S.20
Des valeurs envahies par la cupidité, l’égoïsme et la terreur. Ensuite, l’œuvre met en exergue la question de la peur « Angst/Todesangst » dans la société africaine. Abomo savait sans doute le sort qui lui était réservé en restant au village de son défunt mari. Elle a voulu vaincre la peur et malheureusement… Et quand décède son fils Esson et qu’elle veuille bien se battre, c’est encore la peur qui guide la sagesse des siens : « Willst du auch sterben ? Du weißt genau, was hinter diesem Mord steckt … Abomo, wir haben es in dieser Sache nicht nur mit Nden, sondern auch mit den Großen unseres Landes zu tun“ S.62
In fine, l’œuvre de Philomène Atyame est un récit pathétique qui croise les cultures. L’Afrique offre ici un cadre intéressant avec des protagonistes qui ne s’embarrassent pas de dévoiler au monde leurs particularités. L’occident s’invite par sa langue, la langue allemande avec toute sa rigueur et son élégance qui donnent au texte une tonalité universelle. Dans ce croisement des cultures naît non pas forcément une intercompréhension mais un effort à aller vers l’autre. Plusieurs passages du récit révèlent l’authenticité africaine et pour saisir la quintessence de l’œuvre ainsi que la valeur des images symboliques chacun fera l’effort ou de connaitre l’allemand ou de s’initier à la coutume bulu, au sud Cameroun.
Mouila- Gabon, le 1er octobre 2011
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Le Val Marie dit Merci A ALIBONGO ONDIMBA |
| 25-04-2011 17:43:18 | |
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La journée du samedi, 23 avril 2011 restera gravée pour longtemps encore dans les mémoires des Valoises et des Valois.
En effet, il y a exactement un an et une semaine qu’un vent sévère traversait le collège Val Marie semant au passage tristesse et désolation. Domicile du directeur, salles de classe, bibliothèques, bref les ¾ de nos infrastructures étaient détruits et rendus inopérants. Et très vite les autorités ont réagi. Le Président de la République qui en avait été informé s’est lui-même rendu sur les lieux pour constater l’ampleur des dégâts. Aussitôt a-t-il instruit son gouvernement en vue de mettre sur pied un plan de réhabilitation des infrastructures endommagées. Le Collège Val Marie s’est inscrit dans une enveloppe globale de 1.5 milliard de francs CFA octroyée à l’ensemble des sinistrés de la province de la Ngounié. Aujourd’hui, la fierté est totale car le Collège a un nouveau visage avec la quasi reconstruction des salles de classe, du domicile du Directeur, du bâtiment administratif, … En réalité, nous avons reçu plus que nous n’espérions en ces moments de détresse. Ce numéro spécial du journal est essentiellement consacré à la cérémonie de remise partielle des bâtiments par l’entreprise en charge des travaux. A tout seigneur tout honneur, c’est le Professeur Léon NZOUBA, Ministre des Equipements, des Infrastructures et de l’Aménagement du Territoire, qui a réceptionné lesdits bâtiments. Il est juste et honnête de souligner ici l’implication personnelle du Professeur Léon NZOUBA dans la réussite et la mise en application de la volonté du Chef de l’Etat Son, Excellence Ali BONGO ONDIMBA.
A travers cet acte, les élèves et parents d’élèves ainsi que le personnel enseignant et administratif se sentent rehaussés et expriment à l’Etat Gabonais tout entier leur reconnaissance
Léon NZOUBA, le Messager des Valois
Sans doute Léon NZOUBA s’imaginait une cérémonie très modeste ce samedi 23 avril lors de la réception partielle des travaux. Mais les Valois, sur la supervision de la DAP , Eugénie Estelle Ndzeng et de Joseph MASSALA, proviseur du Val Marie, n’ont point voulu manquer cette opportunité de manifester leur gratitude à l’endroit du gouvernement.
Implantation des tentes sur la cour du collège, mise en place des invités, présence de Mgr Dominique Bonnet, évêque de Mouila… Rien n’a été oublié en cette journée spéciale. Quatre discours ont ponctuée la manifestation. Les intervenants ont axé leur propos sur le « merci », ce mot tout petit par sa taille mais qui témoigne le mouvement d’une âme émue et reconnaissante d’un bienfait.
Vieux de près de 50 ans, le collège Val Marie semblait abandonné à son triste sort. Tout était vétuste et inadapté. La décision prise par l’Etat de réhabiliter le collège est salutaire.
Léon NZOUBA s’est donc senti interpellé par toutes ces voix à la symphonie rayonnante de joie et de sincérité. En quelques mots il s’est adressé à la communauté Valoise. « Je voudrais vous remercier pour la gratitude que vous manifestez à l’endroit du gouvernement et surtout du Président de la République SEM Ali Bongo Ondimba. » Il a humblement exhorté les Valois à conservé cet acquis, car a-t-il précisé « rares sont les villages, les régions, les pays qui ont bénéficié promptement de l’appui de la plus haute autorité ». Il a rassuré les uns et les autres d’être le fidèle interprète de leur joie auprès du Chef de l’Etat et de son gouvernement.
Il a achevé son propos de circonstance en interpellant la jeunesse : « Le Gabon de demain, c’est vous qui allez le faire.»
BEPC et BAC 2011 : Le Pr Léon NZOUBA vole au secours des candidats
Dans la foulée des activités menées cette semaine à Mouila, le Pr Léon NZOUBA a rencontré les jeunes en vue de leur accorder son soutien à la préparation de leurs examens de fin d’année 2011 : Une enveloppe de 10 millions de FCFA a été débloquée
C’est la salle de réunion du service provincial de la famille qui a abrité hier soir la cérémonie de lancement officiel des cours de soutien à l’intention des élèves des classes d’examen de la commune de Mouila. Le parrain de l’initiative est le Professeur Léon NZOUBA qui répondait là à une doléance des jeunes concernant leur préparation aux deux examens officiels qui sont le BEPC et le Bac.
En présence du gouverneur de la province Monsieur Michel MOUGUIAMA, de la Directrice provinciale d’académie Mme Eugénie Estelle NDZENG et de nombreuses autres autorités, La cérémonie s’est ouverte par le mot de bienvenue prononcé par le Directeur du collège St Gabriel. Celui-ci a remercié le Professeur Nzouba pour sa volonté à donner « un sens à la vie », son altruisme et le respect de la parole donnée. A sa suite est intervenu Hyanice BIGOUAGOU, 2e Maire adjoint en charge de l’éducation et Président de la FENAPEG. Pour le représentant des parents d’élèves, ce projet vient à point nommé car l’éducation est un impératif. « Eduquer ou périr » a-t-il martelé avant d’inviter les jeunes à prendre ces cours de soutien comme « un bien précieux ».
Madame la Directrice d’académie provinciale a pour sa part insisté sur les nouveaux défis qui attendent les jeunes et les changements qui s’opèrent au Gabon. « Seule comptent désormais le mérite, l’effort et la détermination pour réussir » a-t-elle rappelé aux élèves. Elle a également remercié le donateur et souhaité pour finir que pareille action se pérennise.
Prenant la parole pour conclure le Pr Léon NZOUBA a dit sa vision des cours de soutien : « c’est un cours intense, ciblé et bien précis sur un temps donné ». Pour lui, il a été démontré que les cours de soutien apportent des fruits. Il s’est félicité de la synergie matérialisée par la présence des parents d’élèves à cette cérémonie. « Que chacun prenne ses responsabilités dans l’intérêt de la ville, de la province ». Les cours de soutien sont destinés à tous les élèves de classe d’examen de la commune de Mouila.
Le professeur Léon NZOUBA a donc remis une enveloppe de 10 millions de FCFA à la Directrice d’Académie Provinciale en précisant que ce montant répondait à l’estimation chiffrée qui lui avait été soumise. Ce montant couvre les frais de logistique et des vacations des professeurs. En d’autres termes, les cours sont gratuits.
Voici donc un acte qui témoigne de la magnanimité d’une élite. Conscient que seule l’école pourra aider le Gabon à réaliser le défi de l’émergence, il a bien voulu donner les chances de réussite à tous.
En l’écoutant, il nous a semblés que bien des choses attendent la jeunesse de Mouila. Déjà, le mois de juillet sera le début de la moisson. En décrochant son diplôme, chacun des jeunes se souviendra de ce geste qui symbolise le sens du partage.
(Retrouvez l’intégralité des articles et des photos dans Echos du Val Marie, no 11 du 23 avril 2011)
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forum interprovincial Ngounié- Nyanga sur la culture de la paix |
| 25-03-2011 14:16:51 | |
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Francophonie :
Gabon : Forum Interprovincial Ngounié-Nyanga sur la culture de la paix
La journée internationale de la Francophonie vient d’être célébrée avec faste et ferveur en République Gabonaise. Conformément aux recommandations du conseil de ministres, les activités marquant le 41ème anniversaire de la Francophonie se sont déroulées à Libreville et à Tchibanga où s’est tenue la 5ème édition du forum interprovincial Ngounié/Nyanga.
Le forum interprovincial est une idée des clubs francophonie Nyanga, Arthur Rimbaud de Mouila et Pierre Monsard de Ndendé. C’est un grand moment de rencontre et de partage entre les jeunes des deux provinces qui œuvrent dans leurs localités respectives pour le rayonnement de la Francophonie à travers le respect de ses idéaux. Les responsables des clubs sont : KANEMOUONO ONGUEYA et AKUE Victor pour le Club Francophonie Arthur Rimbaud de Mouila, MOUA KALGORA pour le Club Francophonie Nyanga et SAPAO MOULESSO pour le Club Francophonie Pierre Monsard de Ndendé.
Cette année, c’est Tchibanga, la capitale provinciale de la Nyanga, qui à accueilli les festivités. Près de deux cent jeunes venus de Libreville, Mouila et Ndéndé se sont retrouvés du 16 au 18 Mars 2011. Au menu, plusieurs conférences, des soirées récréatives, des tables rondes et des rencontres sportives autour du thème : Unité et diversité.
Plusieurs thèmes ont été débattus : La problématique de la langue nationale au Gabon. Par le Pr. Jérôme KUENZI MIKALA, Maire de la Commune de Tchibanga et Dr Marie Lucie KANE (Enseignante à Mouila), Jeunesse et Environnement : Rôle des Grands singe dans la Préservation de la biodiversité, par Ladislas NDEMBET, Président ONG Muyissi, Jeunesse et sagesse : Philosophie et culture de la paix, par Alain IKAPI, Professeur de Philosophie, Lycée Général Nazaire Boulingui, Jeunesse et Santé : Les jeunes face au VIH/SIDA, et aux Infections Sexuellement Transmissibles (I.S.T.), par Yvon METHOUGUE, et Clément NGOMA respectivement enseignants S.V.T., Encadreurs du Club Info-Sida et du Club Environnement du L.G.N.B. avec la collaboration technique du PNLS/TCHIBANGA , Unité et diversité en francophonie, par Paul KANEMOUONO et M. SAPAO, enseignants.
Le Forum interprovincial Ngounié/Nyanga 2011 marque la maturité d’un projet qui a commencé il y a cinq ans et qui rassemble aujourd’hui plusieurs personnes et suscite l’adhésion des autorités politico-administratives. Aussi avons-nous noté la participation effective du Gouverneur de la Nyanga, de la Directrice d’académie provinciale, du préfet de Mougoutsi, du Maire de Tchibanga et du représentant du Ministères des Affaires Etrangères, de la Coopération Internationale et de la Francophonie.
La rencontre a eu l’aval des plus hautes autorités de la république et les jeunes se sont réjouis du progrès que leur projet a connu sur le plan administratif. A ce niveau précisément, ils ont tenu à remercier le ministère des affaires étrangères pour les efforts consentis. Donnant son impression avant de quitter Tchibanga, Monsieur Théophile AKUE, représentant le ministère a dit ceci : « Je pars d’ici avec une grande satisfaction. Je note qu’il y a eu beaucoup d’amélioration même si beaucoup de choses restent à faire… Aux encadreurs, je voudrais vous dire que c’est une lourde responsabilité que vous avez vis-à-vis des autorités et des parents qui nous ont confié ces enfants… Aux Jeunes Volontaires Francophones partis de Libreville, mon constat est que vous êtes des modèles, soyez toujours proches des enfants, car ils s’inspirent de vous. »
Cette année encore, les jeunes ont comme à leur habitude rédigé une déclaration. Son titre : Déclaration de Tchibanga 3. Son contenu est essentiellement axé sur la paix. Les jeunes recommandent le renforcement des capacités des clubs francophonies, l’intensification des conférences, forums et rencontre avec pour thème central la paix, la réduction de la pauvreté avec la généralisation des allocations familiales, l’institutionnalisation du concept « Forum Interprovincial sur la culture de la paix, la prise en compte des recommandations contenues dans la Déclaration de Libreville 20007.
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Livre: Mouila, Ville conviviale( initiation à l'éveil scientifique) |
| 30-12-2010 17:56:04 | |
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Projet scientifique : CFAR : La Classe de la Francophonie
Dans le cadre de mes activités avec les jeunes, j’ai choisis d’entreprendre des recherches avec sur la ville de Mouila. C’est la capitale provinciale de La Ngounié, province méridionale du Gabon. Pour une bonne coordination, j’ai choisi la classe de Seconde LE Bégonias du Collège Val Marie. Neuf groupes sont constitués de cinq élèves au maximum. Chaque groupe traite deux chapitres dont le plan a été adopté par l’ensemble de la classe.
Au total, douze chapitres seront traités. Les chefs de groupe ont reçu le plan du travail ainsi que le questionnaire devant orienter les entretiens avec les personnes ressources. Une correspondance standard leur a été fournie en vue de solliciter les rencontres avec les autorités de la ville.
La recherche se fera en trois phases :
- La collecte des informations
- La compilation et la rédaction des textes
- La saisie et la lecture publique des résultats obtenus
Nous nous proposons de publier nos travaux dans un ouvrage intitulé : Mouila, ville conviviale. Cette initiative s’inscrit dans le cadre des activités du Club Francophonie Arthur Rimbaud de Mouila que j’ai créé, il y a bientôt dix ans. Après la publication de deux recueils de poésie avec mes élèves, je voudrais à travers ce troisième ouvrage, contribuer à l’éveil scientifique de la jeunesse. Je reste convaincu qu’à travers cet ouvrage, certains élèves vont acquérir des rudiments de méthodologie et surtout verront naître en eux des pistes pour leur recherches futures.
J’aurai ainsi accompli ma volonté de participer au développement avec les maigres moyens dont je dispose. Je suis satisfait totalement de l’enthousiasme de mes élèves et de l’appui de quelques amis de la science. On ne le dira jamais assez le destin de l’Afrique est entre nos mains. Pour le matérialiser, je fais ce que je peux, quoi qu’avec les moyens du bord. Je le fais par admiration pour ces explorateurs européens qui ont quitté leur terre à la conquête du monde. Je le fais par reconnaissance de l’humanisme qui a animé les premiers blancs venus à la rencontre des peuples noirs. J’imagine souvent leur souffrance…. Tout mon travail avec les jeunes africains et quel que soit le pays où je me trouve, puise sa source dans l’âme du Dr Jamot et du Dr Albert Schweitzer.
Voici les groupes qui vont m’accompagner dans cette nouvelle aventure. Je souhaite bon courage à tous mes élèves et membres du CFAR qui ont accepté d’y participer.
Mouila, ville conviviale
Sous la direction de : KANEMOUONO ONGUEYA
MASSALA Joseph
Groupe 1
Chapitre 1 : Mouila : Capitale du G4
1- situation géographique de la ville
2- l’origine des populations
3- la cohabitation entre ethnies
4- l’organisation administrative
Chapitre 7 : Mythe, sagesses et proverbe
1- les mythes
2- les sagesses
3- les proverbes
Membres :
- LENOYI MAKENGUI
- NZOULOU GERDA
- MONDOUBE EPADA
- NZABIILOBA ROGER
GROUPE 2
Chapitre 2 : Entre tradition et modernité
1- les religions traditionnelles
2- les religions occidentales
3- Idoles et fétichisme
Chapitre 10 : Arts et Cultures
1- les masques
2- les génies et les fantômes
3- les événements culturels
4- les danses et les chants traditionnels
Membres :
- IBINGA NZIGOU ULRICH
- MOMBO GUY LAROCHE
- NDONG MEWONE DIMITRI
- MOUSSOUNDA IBIATSI LITA
GROUPE 3
Chapitre 3 : l’éducation et la santé
1- les écoles primaires
2- les collèges
3- les établissements privés
4- l’IPN et l’IDA
5- les unités de santé
6- la lutte contre le VIH et les grandes endémies
7- l’Université de Mouila
8- les écoles de formation et de perfectionnement
9- le préscolaire : l’importance de la Halte garderie
Membres :
- NZANG ABDOUL LAYLA
- NSA ESSONO MALVINA
- MIGOMBE MOKOKO MICHELLE
- IVALA YITU ANDREE
GROUPE 4
Chapitre 4 : le tissu économique
1- la SOBRAGA
2- le petit commerce
3- les opérateurs économiques
4- les opérateurs de téléphonie mobile
Chapitre 7 : Mythe, sagesses et proverbe
1- les mythes
2- les sagesses
3- les proverbes
Membres :
- DITENGOU NZAMABA GEORGES
- MBA-BA-MODOUMA PAUL GABRIEL
- MOUNGADJI ADIA BIENVENUE
- MATSANGA CHANCELLE-DORAH
GROUPE 5
Chapitre 5 : la vie associative
1- répertoire des associations et des mouvements de jeunesse
2- Apport au développement
3- Rôle de l’Etat
4- Soutien des organismes
5- les associations modèles
6- les partis politiques
Chapitre 7 : Mythe, sagesses et proverbe
1- les mythes
2- les sagesses
3- les proverbes
Membres :
- NGOMA ORNELLA TRYPHENE
- MATSOUGOU RAHONG VANESSA
- NDOUNA CLAUDE DARLENE
- MATSANGA AKABASSI MARTHE
- SIOUKOU AURENCY
GROUPE 6
Chapitre 6 : Portrait des grandes figures
1- Sur le plan littéraire
2- Sur le plan politique
3- Sur le plan religieux
4- Sur le plan historique
Chapitre 7 : Mythe, sagesses et proverbe
1- les mythes
2- les sagesses
3- les proverbes
Membres :
- NKARE OBIANG MARIE URSULA
- MOUSSAVOU NAIVA
- LEYOUBOU MAGUY
- MOUHISSI NADRISCKA
GROUPE 7
Chapitre 9 : sports et loisirs
1- les aires de jeux
2- les ligues sportives
3- les équipes sportives
4- la pratique de l’EPS dans les collèges
Chapitre 7 : Mythe, sagesses et proverbe
1- les mythes
2- les sagesses
3- les proverbes
Membres :
- DISSANE OUMOSSY DAVY
- MOUMBA KOUMBA NOVELLY GEORICIA
- KASSA MOUSSADJI ALIAS CLAIRE
- BOULINGUI IBOUNDA ARISTIDE
GROUPE 8
Chapitre 11 : Médias et Communications
1- l’AGP
2- Radio Mouila
3- Les journaux scolaires et prospectus d’annonce
4- Molvision : une télévision locale
Chapitre 7 : Mythe, sagesses et proverbe
1- les mythes
2- les sagesses
3- les proverbes
Membres :
- MBAZOGHO OBAME FREDERICK
- MENGUE M’AYO ANDREA
- NTSAME OKE LESLY M.
- ANGO ONDO BIVIGOU LUGIE
GROUPE 9
Chapitre 12 : Transport et tourisme
1- les agences de transport
2- le transport en commun
3- le transport urbain
4- les hôtels et les complexes hôteliers
Chapitre 7 : Mythe, sagesses et proverbe
1- les mythes
2- les sagesses
3- les proverbes
Membres :
- AMBAYE MOUANDZA LUBIN
- MOUKALA EDDY JEANNEL
- EYI SIMA CYGOLIA
- MANGANNEAU GILLES CHRIS
- ONDZILA LEKEYI JUSTE
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Mouila:SEMINAIRE DE FORMATION MULTIDIMENSIONNELLE ET D'ECHANGES |
| 24-09-2010 15:52:32 | |
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SEMINAIRE DE FORMATION MULTIDIMENSIONNELLE
ET D’ECHANGES
Mouila du 04 au 25 Septembre 2010
Synthèse des travaux des Départements d’Anglais et d’Allemand
Par KANEMOUONO Paul (Collège Val Marie de Mouila)
www.kanemouono-ongueya.publibook.com
Résolument engagé dans une politique du développement et d’amélioration des conditions de vie des gabonais, le gouvernement de la République a entrepris d‘identifier les zones prioritaires au rang desquelles l’éducation et la formation. C’est ainsi qu’au mois d’avril 2010, les états généraux de l’éducation nationale et de la recherche se sont tenus à Libreville à l’issue d’une longue concertation de toutes les composantes de notre système éducatif. Voulant prendre le taureau par les cornes, les autorités de ministère en charge de l’éducation nationale ont organisé sur le plan national le séminaire dit de formation multidimensionnelle et d’échanges. Dans tous les chefs-lieux de province et à Libreville, des équipes composées des Conseillers, Inspecteurs Pédagogiques et autres experts de l’administration ont été déployées en vue de former et de recycler l’ensemble du personnel œuvrant dans la formation de la jeunesse gabonaise. Il est à noter qu’une semaine auparavant, ce sont les responsables administratifs (Chefs d’établissement et leurs adjoints, Chefs de circonscription scolaire, Animateurs pédagogiques) qui ont subi une formation intense visant à accroître leurs capacités en management ainsi que des compétences diverses susceptibles d’aboutir à une pédagogie de la réussite. Pour donner à ce séminaire toute son importance, le Ministre de l’Education Nationale, Séraphin Moundounga, accompagné d’une forte délégation a tenu à faire le tour du Gabon pour préciser l’intérêt qu’il accorde aux différents travaux et les résultats attendus. Partout, le Ministre a fait l’état des lieux du système éducatif tout en interpellant les uns et les autres à une réelle prise de conscience, étape sans laquelle les efforts consentis par l’Etat seraient à nouveau vains.
DEROULEMENT DU SEMINAIRE A MOUILA
Les travaux se sont déroulés dans l’amphithéâtre de l’ENASS (tronc commun) et dans les différents établissements de la Commune de Mouila (travaux spécifiques en ateliers). En ce qui concerne le tronc commun, les séminaristes ont eu à suivre plusieurs communications relatives à la déontologie administrative, au management, à la correspondance administrative et à l’éveil citoyen. Au terme de cette première phase, il ressort que chacun des participants se trouve désormais outillé et apte à mieux servir la République. Plusieurs notions leur sont désormais familières et contribueront à améliorer le service public. Pour bon nombre d’enseignants qui avaient embrassé la carrière dès la sortie des universités, l’occasion a été offerte de compléter leur formation avec des rudiments de pédagogie et de déontologie administrative.
La deuxième phase, essentiellement consacrée aux travaux en atelier, a rassemblé les enseignants selon leurs disciplines. Réunis autour des conseillers et inspecteurs pédagogiques, les participants ont passé en revue les nouvelles exigences de l’enseignement de leurs disciplines respectives. De l’éducation artistique à la philosophie en passant par les langues étrangères sans oublier les disciplines scientifiques, tout a été pris en compte dans ce grand mess de l’éducation nationale. Pendant près de huit heures par jour et sur une durée de trois semaines, les enseignants ont dû se soumettre à l’exercice d’apprentissage et cette fois en qualité d’apprenant.
TRAVAIL EN ATELIER : LE CAS DU DEPARTEMENT D’ANGLAIS
Placé sous la houlette de Mme NGNINGONE OBAME Henriette et de M. NKOGO BIBANG Florentin, Conseillers Pédagogiques en service à l’IPN (Libreville), le Département d’Anglais a souscrit à la pédagogie de la réussite en abordant plusieurs thèmes spécifiques à l’enseignement de la langue Shakespeare : Lesson plan, Analysis of the iconographic document at the BAC exam, Evaluation des apprentissages, Some strategies for teachers to help students at the written English exam, l’Oral (Entretien sur document étudié en classe, Entretien sur document non étudié en classe). Tous ces thèmes ont fait l’objet d’un travail de groupe qui a vu la participation d’une vingtaine d’enseignants dans la recherche des solutions et la compréhension de nouvelles méthodes propres à l’enseignement de l’Anglais. La mise en œuvre de toutes ces techniques s’est soldée par l’élaboration des exercices type examen. Chaque fois les Conseillers ont distribué de nombreux supports pédagogiques. Un exemplaire du programme officiel d’enseignement de l’Anglais au premier et au 2nd cycle a été remis à chacun des participants.
Les travaux du Département d’Anglais se sont achevés par une évaluation globale des activités et des acquis. Il ressort que chacun des enseignants abordera l’année scolaire 2010/2011 avec optimisme et confiance.
Pour Mme NGNINGONE OBAME Henriette, « ce séminaire a été une occasion pour nous de questionner notre manière de faire, notre manière d’être ». Elle a poursuivi en guise d’exhortation « j’ai la ferme conviction que les choses vont vraiment changer, nous n’enseignons pas contre les élèves mais pour les élèves. A partir de maintenant, nous nous engageons dans la pédagogie de la réussite. Dès la classe de 5ème, proposons à nos élèves des devoirs du type BAC, essayons de varier notre manière de faire, proposons des énoncés clairs, corrigeons des exercices, faisons de la remédiation ».
Mme NGNINGONE a également demandé aux enseignants d’éviter la rancune lors des évaluations « soyez objectif ! Quand vous évaluez un candidat, sachez qu’à côté, on évalue le vôtre ». Les enseignants devront éviter des interrogations surprises « annoncez les devoirs une semaine à l’avance et faites des remédiations, évitez les devoirs sanction, évitez au maximum la note zéro ». Elle a enfin souhaité qu’il règne entre les enseignants un esprit de solidarité et de partage. « Soyez solidaires, partagez les expériences, évitez de dénigrer les autres collègues ».
Les travaux du Département d’Anglais ont pris fin sur une note de satisfaction générale et les participants ont tous souhaité que se pérennisent pareilles initiatives.
LE DEPARTEMENT D’ALLEMAND : MANQUE DE FORMATEURS
Composé de quatre professeurs, le Département d’Allemand n’a pu avoir de formateurs dans la deuxième phase du séminaire de formation multidimensionnelle et d’échanges. Les enseignants ont donc rejoint le Département d’Anglais où ils ont pu bénéficier de quelques modules transversaux. En outre, ils ont mené une réflexion visant à restructurer l’épreuve d’Allemand au BAC du 2nd Degré. Extrait :
Remarques et suggestions sur l’épreuve d’allemand au baccalauréat
La langue allemande est perçue par l’opinion comme l’une des langues les plus difficiles. Sur le terrain, cette perception se traduit par le manque d’engouement manifesté par les élèves dans le choix de l’allemand comme deuxième langue étrangère.
Au baccalauréat, l’épreuve écrite d’allemand qui sanctionne le cycle d’apprentissage semble poser d’énormes difficultés aux élèves :
- Texte de compréhension trop long et truffé des mots ou expressions difficiles
- Plusieurs sujets d’expression personnelle
- Peu d’exercices de grammaire
Pour motiver les élèves à apprendre l’allemand, il faudrait repenser la structure de l’épreuve en l’allégeant de manière à permettre aux élèves moyens de se tirer d’affaire.
Pour cela, nous suggérons une épreuve en trois parties
1- Compréhension
2- Compétence linguistique
3- Expression personnelle
En ce qui concerne la compréhension, deux exercices pourraient être proposés :
- Fragen zum Text (5 à 6 questions essentiellement formulées en allemand) ou Richtig oder Falsch, Verbessert ! (vrai ou faux, corrigez !)
- Übersetzung ins Französische (traduire un extrait du texte proposé en français)
NB : Eviter de formuler des questions en français
En ce qui concerne la compétence linguistique, cinq à six exercices de grammaire pourraient être proposés sur des structures étudiées depuis la classe de 4e
Concernant l’expression personnelle, un seul sujet pourrait être proposé et en rapport avec les thèmes inscrits au programme des classes de terminale.
Propositions de barème
LVII
1- Compréhension : 6 Points
2- Compétence linguistique : 10 points
3- Expression personnelle : 4 points
LVI
1- Compréhension : 7 points
2- Compétence linguistique : 9 points
3- Expression personnelle : 4 points
NB : Nous faisons humblement ces propositions à la hiérarchie en espérant qu’elles seront prises en compte les années à venir dans l’élaboration des sujets du baccalauréat ou tout au moins qu’elles suscitent une réflexion sur la reformulation de l’épreuve d’allemand.
Fait à Mouila, le 20 septembre 2010
Les professeurs d’allemand de la Ngounié
KANEMOUONO Paul, Collège Val Marie de Mouila
SODJI QUAMVI, LP Jean Jacques Boucavel Mouila
WANGA HAMENI Hubert, Lycée d’Etat Paul Marie Yembit de Ndendé
MINYEM NGUENE Jacques Alphonse, Collège la Vision de Mbigou
Les participants des départements d’anglais et d’allemand
Napo Esso (CES Albert Martin Sambat), Nziengui Nziengui Michel (LPJJ Boucavel), Nakpan Eleda Charles (Val Marie), Folly Kouassi (Collège la Vision de Mbigou), Minyem Nguene Jacques ( Collège la Vision de Mbigou), Moukagny William (CES Léon Mboumba Fougamou), Mougoussi Kogou Marc (CES de Lebamba), Sylla Mamadou (Lycée d’Etat Paul Marie Yembit de Ndendé), Mouelet Jean Louis (CES Léon Mboumba de Fougamou), Millogo David, Boudzanga Mouity Samuel (Collège St Félicien de Dibwangui), Tati Serges Bruno (Lycée d’Etat Paul Marie Yembit de Ndendé), Leyingui Biveva (CES de Mandji), Moulingui Paul (CES de Mandji), Mounguengui Jean Jacques (CES de Mouila), Koumba Pambo Jean Claude (LPJJ Boucavel), Kanemouono Paul (Val Marie), Sodji Quamvi (LPJJ Boucavel de Mouila), Wanga Hameni Hubert (Lycée d’Etat Paul Marie Yembit de Ndendé).
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Naissance de Aissata ONGUEDOU KANE |
| 6-08-2010 10:19:28 | |
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Curriculum vitae (à ma fille)
Elle s’appelle Onguedou Kane
L’homonyme de ma mère
Son prénom c’est Aïssata,
La mère des croyants, les musulmans !
Née au mois d’août au quatrième jour
Justement un mercredi à quinze heures trois minutes
Je suis poète et professeur
Sa maman est professeur
Les astres lui offrent le lion
Et moi je lui offre l’islam
Mon vœu : une femme pieuse
Très intelligente
Plus tard juriste et philosophe !
Mouila, le 6 août 2010
J’offre ce poème comme cadeau à ma fille, et si ma famille était une armée, elle srait tout de suite nommée au poste de Général. Homonyme de ma mère, je la charge de tous mes secrets. Homonyme de la femme du prophète Mohamed, depuis son berceau, elle guide les croyants et reçoit leur bénédiction. Signe astrologique « lion », c’est suffisant pour gagner tous les combats. Enfant des parents comme sa mère et moi, l’avenir lui semble tracé ! Comme mon vœu est à la fois celui du poète et du croyant, il ne me reste qu’une chose : demander à tous les miens de célébrer cette naissance qui multiplie nos chances de nous soustraire de l’étau d’une humanité où l’angoisse bouffe tous les rêves.
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poesie: on ne nait pas poète, on le devient |
| 30-07-2010 17:42:09 | |
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Poésie : «on ne naît pas poète ; on le devient » : l’expérience des Neuf jeunes poètes gabonais
Par Kanemouono Ongueya, poète et écrivain traditionaliste
Est-il possible de définir la poésie ? Chaque poète a sa conception de ce genre littéraire qui comme les autres enveloppent la pensée humaine. La particularité de la poésie nait de la difficulté à créer l’unanimité autour des approches des uns et des autres. Cependant, la majorité d’hommes de lettres, même s’ils ne l’avouent pas très souvent passent par la poésie avant de se faire connaître comme romancier, dramaturge, nouvelliste, essayiste. La raison fondamentale de ce passage par la poésie est la recherche de la liberté. Mieux que tous les autres genres littéraires, la poésie est au dessus des contraintes de style et de théories. Le poète parle beaucoup plus avec son âme ou son cœur. Il peut se permettre de détruire la structure de la langue qu’il utilise et lui proposer des néologismes obligeant les lecteurs à migrer avec lui dans un univers où lui seul connaît les règles de vie. La poésie est donc une utopie, un rêve.
Le texte poétique ne l’est que par rapport à son auteur. Au-delà de la liberté que procure la poésie, notons l’habileté de notre esprit à surgir en toute circonstance pour marquer notre présence par l’acceptation, la magnificence ou le rejet des apparitions. La poésie est spontanéité et naïveté et donc n’exige pas des connaissances préalables. En une minute, on peut produire un texte poétique d’une profondeur remarquable. Les poètes le savent bien : les meilleurs poèmes leur apparaissent comme une dictée et en un jet tombent sur du papier ; rien à leur ajouter ou à leur retrancher ! Tout ceci complique donc l’enseignement de la poésie comme activité de l’esprit ou discipline scolaire.
Comme activité de l’esprit, la poésie ne peut s’enseigner de la même manière que le théâtre, le roman, la nouvelle qui bénéficient des schémas tracés par d’éminents critiques littéraires. La poésie est une écriture subversive qui ne s’accommode pas des règles établies. Je n’aime pas par exemple la poésie classique, car je me demande ce qu’elle recherche : le sens ou la beauté du verbe ? Un autre poète m’accusera d’être faible ou de ne pas avoir le vocabulaire suffisant pour allier les deux. Une école de poésie est-elle possible ? Voilà la question qui me permettra de conclure si on naît poète ou alors on le devient simplement. Je vais tirer mes arguments de mon expérience avec le Club Arthur Rimbaud que j’ai créé en 2003 avec mes élèves du collège Val Marie de Mouila/Gabon.
Une question d’audace
Dans une allocution que je prononçais en 2005 à la chambre de commerce de Libreville, je disais ceci « devenir poète, c’est être adepte de la pensée pratique, c’est-à-dire une pensée au service de son objet, une pensée qui s’enracine au fond de l’individu, s’extériorisant par son adhésion aux principes élémentaires des lois naturelles. Le poète est un homme autre dont il faut s’empêcher d’entrer en relation superficielle. Connaître un poète, c’est connaître un ami de Dieu ! Un partisan du bien, un interprète de la nature, le gardien de la terre, ce temple hanté par mille esprits négatifs ». Ces propos résument bien les leçons tirées de Poèmes du Val, ouvrage collectif publié sous ma direction aux Editions Publibook.
En effet, en 2003, j’ai proposé aux élèves intéressés par la poésie de se joindre à moi pour une expérience qui les conduirait plus tard au métier d’écrivain. Beaucoup n’y ont pas cru. Des trente qui s’étaient manifestés, seulement treize ont pu tenir la route : Angono Ondo Véronique, Malhouanou Christelle, Lembe Celia Cheyronne, Nyomba Massimba Awa, Ntsame Ndond Ornella, Bigouagou Diloussa Nénane, Ondo Ella Assoumou Dorian, Eniepa Solvège, Akadiry Mohamed Mafouz, Massickat Nyellet Jeannie, Peme Loudy Dexter, Djeneba Sissoko, Asseko Kanemouono Philippe.
Pendant les trois premières années du projet, ces élèves ont suivi mes enseignements sur la poésie. Nos réunions se tenaient tous les dimanches de 16 heures à 18 heures et ces jeunes devaient parcourir près de 5 km à pied pour me retrouver à la cité des professeurs du collège Val Marie. En fait, je ne leur enseignais rien de particulier. Il s’agissait pour moi de leur parler de moi, de ma vision du monde en espérant un effet multiplicateur et d’identification. J’étais persuadé qu’en m’écoutant, ils s’inspireraient et commenceraient par la première marche de la création à savoir : l’imitation. Je leur ai ensuite enseigné à avoir une vision du monde; ce qui les rendraient sensibles et capables d’émotions. Une âme froide ou insensible ne peut re-produire le monde. Petit à petit chacun a commencé à gribouiller ce qui lui passait par l’esprit. Mes entretiens étaient souvent basés sur des thèmes : la mort, la vie, la politique, l’homme, l’Afrique, le ridicule, le sexe… Souvent, nos rencontres s’achevaient par un récital des poèmes spontanément écrits en rapport ou non avec le thème du jour. Au fur et à mesure que le temps passait, mes jeunes élèves gagnaient en confiance et occupaient leur temps à écrire des poèmes qu’ils me présentaient non plus le dimanche pendant les réunions mais tous les jours de classe. J’ai trois mentions que je portais sur leurs poèmes : « Ok » pour dire que le texte était acceptable et que le jeune poète pouvait s’il le souhaitait le réécrire ; « bien et très bien » pour des textes très originaux traitant d’un sujet qui environnait l’auteur ; « à approfondir » pour des poèmes que je jugeais vides de sens (peut-être à tort).
Une jeunesse volontaire
J’ai déjà souligné la volonté de ces jeunes. Apprendre à penser est un défi. Apprendre la poésie est d’autant plus difficile que le texte poétique qui résulterait de vos inspirations, des enseignements ou des influences n’est pas toujours accueilli comme souhaité. L’art n’a de sens que la recherche du beau. Mais la poésie n’a pas assez d’amis, car souvent trop intimiste. La plupart des poèmes sont des miroirs de leurs auteurs. En se regardant eux-mêmes, les poètes nous obligent à les voir, sans doute dans l’espoir qu’ils trouvent en nous des semblables. Ces jeunes m’ont rapporté plusieurs paroles de leurs camarades qui les ont choquées. Non seulement, ils ne prennent même pas la peine de lire leur texte, ils les assimilent à des magiciens, à des misérables… Mes jeunes poètes ont souvent regretté l’attitude de leurs professeurs de français qui n’ont jamais accordé le moindre intérêt à ce qu’ils écrivent. Mais la confiance en soi, gain majeur de toute activité de l’esprit a permis aux jeunes poètes de braver tous les obstacles. Je garde dans mes archives plus de 500 poèmes.
Vers une confirmation comme auteurs
Pour encourager mes jeunes élèves de poésie, je leur avais promis de publier les meilleurs de leurs textes. Ce rêve s’est rapidement fait réalité : Deux recueils : Poèmes du Val, éd. Publibook. 2005 et Au bord de la Ngounié, éd. Publibook, 2010. Ces deux recueils ont été favorablement accueillis par le paysage médiatique gabonais. En 2005, le quotidien l’Union titrait : « L’œuvre inaugurale d’une nouvelle génération des poètes » et consacrait deux articles aux jeunes auteurs.
Les séances de dédicace de ces ouvrages ont drainé assez de monde tant à Libreville qu’à Mouila. Plusieurs médias en ont fait l’écho. Des personnalités de renom ont souvent assisté à ces dédicaces. Citons le Pr Grégoire Biyogo, l’écrivain Jean Divassa Nyama et des critiques littéraires tel Otembe Nguema( l’Union) .
Plusieurs professeurs de français ont étudié certains poèmes avec leurs élèves. Moua Kalgora, professeur de Français au Lycée Général Nazaire Boulingui de Tchibanga a proposé à plusieurs reprises ces poèmes au Bac blanc. Concernant poèmes du Val, Nguepe Taba 2 fait une analys
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Critique de « Cauris » de Kanemouono Ongueya par Grégoire Biyogo |
| 30-07-2010 17:25:04 | |
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Critique de « Cauris » de Kanemouono Ongueya par Grégoire Biyogo
Composé de 41 textes en vers libres, le premier recueil poétique que délivre Kanemouono Ongueya est prometteur, qui s’intitule Cauris. Titre à la fois évocateur qui nous introduit aux confins de ce jeu de mystères et de constellation qui fait surgir la bouche d’ombre des Mânes, voyants éternels. Ici éclot le dialogue avec les génies, les forces, le domaine de l’invisible. La Muse du poète se tient derrière les mystères des cauris, dans l’étrangeté et l’opacité d’un univers fait de figures féminines, de tableaux exiliques (chant d’exil à ma mère p42). Poésie du soir profond et de la divination, la tonalité ici se fait lointaine, éthérée, sous les auspices des cauris :
« salut, cauris, amis du ciel » (v. 14)/ Indiquez-moi où poser mes pas » (v. 23)…
L’approche titrologique est ainsi révélatrice du projet global du poète : enraciner son verbe dans la force du dire secret des cauris et éructer un poème vigoureux, agonal, insurgé : « O cauris qui ornent ma hanche/ Gardez-moi/ Dans le secret des temps/ Et maintenez mon ardeur au combat » V 23
Tantôt révoltée, tantôt intimiste, cette poésie apparaît comme un long soliloque intérieur qui s’efforce de saisir l’identité inaltérable des êtres et des choses. Comme par une anamnèse, le recueil s’ouvre par une complainte doucereuse. Le poète porte un regard enveloppé de tendresse sur son village natal, son nid balsamique, chargé de souvenirs, Ngoro : « Ton souvenir pèse sur mes pas » v 6
Mais la part la plus constante, la plus répétitive va aux tableaux qui témoignent d’une poésie engagée, martelant sa rébellion, sa rage froide, son rejet d’un compromis irrémédiable avec les monstres. Ici se donne à voir une Afrique exsangue, dévastée jusqu’au seuil de l’inhumain, soustraite à la rencontre inventive des cultures (Civilisation de l’universel p. 40).
Au plan strictement stylistique, l’usage réitéré de la prosopopée, le recours à l’anaphore, la répétition métaphorique des formes dialogales, l’accumulation, la répétition asymétrique, l’évocation rythmique d’un référent opaque sont autant de traits de cette nouvelle poésie engagée comporte un verbe suave et des paroles éruptives…
Au plan proprement poétique, le jeune poète nous invite à la ré-invention des topiques de la résistance, face aux puissances de l’inertie qui dévastent ce temps. La femme, la nuit, la révolte, l’indignation face à la colère de l’histoire de nos guerres terribles dont celle du Golf, où sourd cruellement « la nuit du 20 mars 2003 à Bagdad » p. (49)…
Ce qu’offre Kanemouono, est donc l’utopie d’un monde autre, se ressourçant dans la puissance des mystères d’une Afrique encore impénétrable, inconnaissable. Cette parole apparaît somme toute comme alternative face à l’horizon erratique et tragique de notre siècle vagabond… où déambulent des esprits irrésistiblement destructeurs, et comme vampirisés, appelés en pays Fang au Gabon Kong, « robots humains », « attendant péniblement/ de mourir vraiment » P.28 (dernier vers)
Attentive à l’histoire, à l’abaissement de l’humain, à la douleur environnante et aux mystères de nos terres, cette poésie est APPEL vers le Lointain, qui entonne douloureusement un cantique nouveau à la confluence de l’horrible et de la tendresse, oxymoron qui réverbère le chant des cauris…
De Mouila, ville du sud Gabon où il écrit, se dessinent les traits d’une tempête aux contours universels. Le chant des cauris nomme l’invisible, avenir d’un monde délaissé par la sagesse des Mânes…
Pr Grégoire BIYOGO, (Lauréat de la Sorbonne, Université de Libreville/ Paris XII).
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poesie: on ne nait pas poète, on le devient |
| 30-07-2010 17:22:50 | |
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Poésie : «on ne naît pas poète ; on le devient » : l’expérience des Neuf jeunes poètes gabonais
Par Kanemouono Ongueya, poète et écrivain traditionaliste
Est-il possible de définir la poésie ? Chaque poète a sa conception de ce genre littéraire qui comme les autres enveloppent la pensée humaine. La particularité de la poésie nait de la difficulté à créer l’unanimité autour des approches des uns et des autres. Cependant, la majorité d’hommes de lettres, même s’ils ne l’avouent pas très souvent passent par la poésie avant de se faire connaître comme romancier, dramaturge, nouvelliste, essayiste. La raison fondamentale de ce passage par la poésie est la recherche de la liberté. Mieux que tous les autres genres littéraires, la poésie est au dessus des contraintes de style et de théories. Le poète parle beaucoup plus avec son âme ou son cœur. Il peut se permettre de détruire la structure de la langue qu’il utilise et lui proposer des néologismes obligeant les lecteurs à migrer avec lui dans un univers où lui seul connaît les règles de vie. La poésie est donc une utopie, un rêve.
Le texte poétique ne l’est que par rapport à son auteur. Au-delà de la liberté que procure la poésie, notons l’habileté de notre esprit à surgir en toute circonstance pour marquer notre présence par l’acceptation, la magnificence ou le rejet des apparitions. La poésie est spontanéité et naïveté et donc n’exige pas des connaissances préalables. En une minute, on peut produire un texte poétique d’une profondeur remarquable. Les poètes le savent bien : les meilleurs poèmes leur apparaissent comme une dictée et en un jet tombent sur du papier ; rien à leur ajouter ou à leur retrancher ! Tout ceci complique donc l’enseignement de la poésie comme activité de l’esprit ou discipline scolaire.
Comme activité de l’esprit, la poésie ne peut s’enseigner de la même manière que le théâtre, le roman, la nouvelle qui bénéficient des schémas tracés par d’éminents critiques littéraires. La poésie est une écriture subversive qui ne s’accommode pas des règles établies. Je n’aime pas par exemple la poésie classique, car je me demande ce qu’elle recherche : le sens ou la beauté du verbe ? Un autre poète m’accusera d’être faible ou de ne pas avoir le vocabulaire suffisant pour allier les deux. Une école de poésie est-elle possible ? Voilà la question qui me permettra de conclure si on naît poète ou alors on le devient simplement. Je vais tirer mes arguments de mon expérience avec le Club Arthur Rimbaud que j’ai créé en 2003 avec mes élèves du collège Val Marie de Mouila/Gabon.
Une question d’audace
Dans une allocution que je prononçais en 2005 à la chambre de commerce de Libreville, je disais ceci « devenir poète, c’est être adepte de la pensée pratique, c’est-à-dire une pensée au service de son objet, une pensée qui s’enracine au fond de l’individu, s’extériorisant par son adhésion aux principes élémentaires des lois naturelles. Le poète est un homme autre dont il faut s’empêcher d’entrer en relation superficielle. Connaître un poète, c’est connaître un ami de Dieu ! Un partisan du bien, un interprète de la nature, le gardien de la terre, ce temple hanté par mille esprits négatifs ». Ces propos résument bien les leçons tirées de Poèmes du Val, ouvrage collectif publié sous ma direction aux Editions Publibook.
En effet, en 2003, j’ai proposé aux élèves intéressés par la poésie de se joindre à moi pour une expérience qui les conduirait plus tard au métier d’écrivain. Beaucoup n’y ont pas cru. Des trente qui s’étaient manifestés, seulement treize ont pu tenir la route : Angono Ondo Véronique, Malhouanou Christelle, Lembe Celia Cheyronne, Nyomba Massimba Awa, Ntsame Ndond Ornella, Bigouagou Diloussa Nénane, Ondo Ella Assoumou Dorian, Eniepa Solvège, Akadiry Mohamed Mafouz, Massickat Nyellet Jeannie, Peme Loudy Dexter, Djeneba Sissoko, Asseko Kanemouono Philippe.
Pendant les trois premières années du projet, ces élèves ont suivi mes enseignements sur la poésie. Nos réunions se tenaient tous les dimanches de 16 heures à 18 heures et ces jeunes devaient parcourir près de 5 km à pied pour me retrouver à la cité des professeurs du collège Val Marie. En fait, je ne leur enseignais rien de particulier. Il s’agissait pour moi de leur parler de moi, de ma vision du monde en espérant un effet multiplicateur et d’identification. J’étais persuadé qu’en m’écoutant, ils s’inspireraient et commenceraient par la première marche de la création à savoir : l’imitation. Je leur ai ensuite enseigné à avoir une vision du monde; ce qui les rendraient sensibles et capables d’émotions. Une âme froide ou insensible ne peut re-produire le monde. Petit à petit chacun a commencé à gribouiller ce qui lui passait par l’esprit. Mes entretiens étaient souvent basés sur des thèmes : la mort, la vie, la politique, l’homme, l’Afrique, le ridicule, le sexe… Souvent, nos rencontres s’achevaient par un récital des poèmes spontanément écrits en rapport ou non avec le thème du jour. Au fur et à mesure que le temps passait, mes jeunes élèves gagnaient en confiance et occupaient leur temps à écrire des poèmes qu’ils me présentaient non plus le dimanche pendant les réunions mais tous les jours de classe. J’ai trois mentions que je portais sur leurs poèmes : « Ok » pour dire que le texte était acceptable et que le jeune poète pouvait s’il le souhaitait le réécrire ; « bien et très bien » pour des textes très originaux traitant d’un sujet qui environnait l’auteur ; « à approfondir » pour des poèmes que je jugeais vides de sens (peut-être à tort).
Une jeunesse volontaire
J’ai déjà souligné la volonté de ces jeunes. Apprendre à penser est un défi. Apprendre la poésie est d’autant plus difficile que le texte poétique qui résulterait de vos inspirations, des enseignements ou des influences n’est pas toujours accueilli comme souhaité. L’art n’a de sens que la recherche du beau. Mais la poésie n’a pas assez d’amis, car souvent trop intimiste. La plupart des poèmes sont des miroirs de leurs auteurs. En se regardant eux-mêmes, les poètes nous obligent à les voir, sans doute dans l’espoir qu’ils trouvent en nous des semblables. Ces jeunes m’ont rapporté plusieurs paroles de leurs camarades qui les ont choquées. Non seulement, ils ne prennent même pas la peine de lire leur texte, ils les assimilent à des magiciens, à des misérables… Mes jeunes poètes ont souvent regretté l’attitude de leurs professeurs de français qui n’ont jamais accordé le moindre intérêt à ce qu’ils écrivent. Mais la confiance en soi, gain majeur de toute activité de l’esprit a permis aux jeunes poètes de braver tous les obstacles. Je garde dans mes archives plus de 500 poèmes.
Vers une confirmation comme auteurs
Pour encourager mes jeunes élèves de poésie, je leur avais promis de publier les meilleurs de leurs textes. Ce rêve s’est rapidement fait réalité : Deux recueils : Poèmes du Val, éd. Publibook. 2005 et Au bord de la Ngounié, éd. Publibook, 2010. Ces deux recueils ont été favorablement accueillis par le paysage médiatique gabonais. En 2005, le quotidien l’Union titrait : « L’œuvre inaugurale d’une nouvelle génération des poètes » et consacrait deux articles aux jeunes auteurs.
Les séances de dédicace de ces ouvrages ont drainé assez de monde tant à Libreville qu’à Mouila. Plusieurs médias en ont fait l’écho. Des personnalités de renom ont souvent assisté à ces dédicaces. Citons le Pr Grégoire Biyogo, l’écrivain Jean Divassa Nyama et des critiques littéraires tel Otembe Nguema( l’Union) .
Plusieurs professeurs de français ont étudié certains poèmes avec leurs élèves. Moua Kalgora, professeur de Français au Lycée Général Nazaire Boulingui de Tchibanga a proposé à plusieurs reprises ces poèmes au Bac blanc. Concernant poèmes du Val, Nguepe Taba 2 fait une analyse traditionnaliste du livre et dresse à partir des écrits le portrait de chacun des jeunes poètes.
Avec deux œuvres publiées, les jeunes poètes, tous issus de notre école de poésie, confirment leur talent. De Paulin Edou Akoe (Directeur de l’enseignement privé catholique du Gabon) à Vincent Métandu (Inspecteur Délégué d’académie de la Ngounié), les jeunes poètes ont reçu un hommage du ministère de l’éducation nationale à travers les préfaces qu’ils ont consacrées aux deux parutions. Il faut également inscrire dans ce registre la contribution financière de l’Assemblée nationale(Gabon) à la publication du deuxième recueil des poèmes. L’appui de la direction de la Francophonie par son directeur ambassadeur Joseph Benoit Mouity Nzamba confère à l’ensemble du travail abattu toute sa légitimité et l’intègre dans la sphère de la mondialisation.
Ce que je pense :
« On ne naît pas poète, on le devient », Cette pensée m’a été inspirée par la patience et la foi en des êtres humains. Si je pense qu’on ne naît pas poètes, ce n’est pas tant que je méconnais la capacité de certains à parvenir à la poésie par eux-mêmes. Je sais pertinemment que le talent est inné mais aussi qu’il a besoin d’un suivi, des encouragements et d’un effort continu. Tout homme aurait donc un instinct poétique qu’il conviendrait de susciter, d’éveiller et de promouvoir
L’école est le lieu par excellence de l’acquisition des connaissances. Grégoire Biyogo définissait le philosophe comme celui qui a suivi les enseignements d’un maître, et qui plus tard, s’engage à partager ses idées avec lui. Cette approche peut inspirée les poètes. Les plus jeunes (et non les moins inspirés) pourraient volontairement se mettre l’écoute des plus anciens. C’est sans doute ce que j’ai réalisé avec mes jeunes élèves. Aujourd’hui, on les connaît comme auteurs. Ondo Ella Assoumou et Akadiry Mahfouz ont créé à l’université Omar Bongo le Club des Amis de la Poésie. De son côté, Lembe Celia a choisi de se spécialiser dans l’étude critique de la poésie et a consacré son mémoire de licence à mon recueil de poèmes « Cauris » (peut-être un hommage au maître !).
J’invite les artistes de tout ordre à partager leur savoir. Ceci permettrait à notre humanité d’avancer vers une espérance collective.
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Education: creation du CES d' Egona 2/ Ngoro |
| 14-07-2010 10:19:57 | |
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Le collège d’enseignement secondaire d’Egona 2 : Une fierté collective
L’été dernier, je me suis rendu à Egona 2, ce petit village situé à 20 km de Ngoro dans le département du Mbam et Kim . C’est ici que j’ai passé mon enfance. A la petite école du village qui n’avait que deux bâtiments en matériaux provisoires, j’ai fait mes premiers pas sur les sentiers du savoir sous la houlette des enseignants tels Ambassa Taro, Mougnol Ado Karim, Mbeben A Ngon Jean Paul, Bane Bane Jean Daniel Dieudonné, Mouatso A Koung Robert, Bikata Ebengue Gabriel. Ces grands hommes à qui je rends un vibrant hommage aujourd’hui ont accepté de venir travailler dans notre petit village dépourvu d’infrastructures de base. Ils nous ont adopté comme leurs propres enfants et ont travaillé avec abnégation, patience et dévotion. Je me souviens encore de certaines de leurs prémonitions. Pour Mougnol Ado Karim, je deviendrais journaliste, car il avait décelé en moi une forte capacité oratoire et pendant les séances de travail manuel, m’éloignait des autres afin que mes belles histoires ne les troublassent pas. Quant à Bane Bane, j’étais destiné à quelque chose qu’il ne parvenait guère à nommer et il résumait son rêve par ce titre de noblesse : « Paul de Kane ».
Depuis l’année scolaire 2009/10 un collège d’enseignement secondaire a été ouvert dans ce petit village grâce au courage et à la détermination de son élite. Ainsi, nos enfants n’iront plus loin à Ngoro souffrir de faim et livrés à eux-mêmes comme nous le fumes pendant trois décennies. Le CES d’Egona a donc ouvert ses portes avec une trentaine d’élèves. Son tout premier directeur NGOLO Marc Sylvain est satisfait des efforts des uns et des autres dans la réalisation du projet. Je voudrais bien noter que le collège est l’œuvre du village. Chacun y a apporté sa contribution.
Personnellement, j’ai décidé d’apporter ma contribution à la réussite de ce projet. Ainsi, pendant trois ans, je m’engage à donner mensuellement une somme de cinquante mille francs CFA (50 000 CFA) destinée au paiement des enseignant vacataires. Le paiement couvre une période 10 mois allant de septembre à juin. Cette année, l’opération m’a couté 600 000 FCFA et devra à terme me revenir à 1 800 000 CFA. Au-delà de cette contribution, j’entends mobiliser mes amis à travers le monde pour faire mieux. Par exemple, nous pourrions octroyer des bourses et des trousseaux scolaires aux meilleurs élèves.
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FRANCOPHONIE: Francais et/ ou langues nationales? par Ngayambena Marie Lucie, Doctorante, Universite de Yaounde 1 |
| 14-07-2010 10:16:33 | |
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Francophonie : Français et / ou langues nationales ?
Par
Ngayambena Marie Lucie, Linguiste
Les pays africains francophones sont caractérisés par l’usage oral ou écrit d’une multitude de langues, et ce en plus du français ou de l’anglais. Ces langues connaissent plusieurs appellations. Les colons les ont nommées langues indigènes, langues sans grammaire, patois. Aujourd’hui, les linguistes africains les appellent, selon l’usage, l’aire linguistique et le prestige accordé à chacune d’elle, langues maternelles, dialectes, langues locales, langues nationales ou langues véhiculaires. Toutefois, cette diversité linguistique est marquée le plus souvent par une inégalité de statut des langues en présence, presque toujours en faveur du français. Si le français a déjà un statut privilégié par rapport aux langues locales, quelle politique ou alors quelle attitude linguistique nouvelle devrions-nous adopter? Il ne s’agit pas de mettre la langue française en conflit avec les langues locales mais d’essayer de montrer la nécessité qu’il y a d’une part à sauver nos langues, symbole de nos cultures, et à cultiver une grande ouverture à l’heure de la mondialisation d’autre part.
I- Les différentes conceptions des langues africaines
Langues africaines, voilà la dénomination commune à toutes les langues qui se trouvent en Afrique. Par opposition, nous avons les langues européennes, les langues asiatiques, les langues indo-européennes et les langues afro-asiatiques. Seulement, les langues africaines se distinguent les unes des autres de par l’usage qui en est fait et de la zone où celles-ci sont parlées.
Ainsi, le concept de langue locale renvoie à une langue qui est parlée par un groupe de personnes bien défini et bien délimité. Ces personnes constituent un clan ou une ethnie. Exemple : le fang, le punu. Quant au dialecte, c’est une variante de la langue locale. La variante ici se note le plus souvent par une différence au niveau phonétique. Les consonnes sourdes sont remplacées par les sonores correspondantes et les traits distinctifs des voyelles s’influencent entre elles. Les langues nationales constituent l’ensemble des langues locales parlées dans un pays donné. Elle peut aussi être une langue locale de grande diffusion qui bénéficie d’un grand prestige et est utilisée parfois comme langue officielle. Parlant de la langue maternelle, elle est parfois confondue à la langue locale ou au dialecte. Elle est qualifiée de langue maternelle parce qu’elle est transmise à l’enfant par sa mère. En effet, après la naissance, l’enfant acquiert la langue qui est parlée autour de lui. Généralement, il s’agit de la langue parlée par sa mère. Alors si la maman parle soit le français, l’anglais, le fang, le punu, le nzebi ou le yambassa à son enfant, il est évident que cette langue soit sa langue maternelle. Le concept de langue maternelle, pour mieux être appréhendé, est appelé par les linguistes africains langue première ou L1.
La langue véhiculaire est aussi la langue nationale ou langue locale ou dialecte. Mais le fait qu’elle soit aussi parlée en dehors de son aire linguistique d’origine lui confère le caractère de langue véhiculaire. Une langue véhiculaire peut couvrir tout un pays ou même tout une région d’un continent. Exemple : le beti fang est une langue véhiculaire de grande extension et de grande diffusion. Elle couvre le Centre Sud de Cameroun, la Guinée Equatoriale et le Nord du Gabon. C’est une langue transfrontalière. Le fulfuldé, communément appelé le haoussa, couvre toute l’Afrique du Nord, le Nord du Cameroun. Il est le fruit des grandes migrations des peuls en Afrique. Une langue peut être véhiculaire sur le plan régional, national et continental. Bientôt nous aurons des langues véhiculaires transcontinentales voire mondiales.
II- Aperçu du paysage sociolinguistique des pays africains
L’Afrique, dit-on est un damier linguistique, car on y trouve près de 2000 langues sur les 6900 que compte le monde. On dénombre 18 pays africains francophones : Bénin, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Centrafrique, Congo, Congo Démocratique, Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée, Madagascar, Mali, Mauritanie, Niger, Rwanda, Sénégal, Tchad et Togo. Les Constitutions et les Lois linguistiques de ces pays accordent des statuts peu enviables aux langues locales. Lorsqu’elles ne privilégient pas un monolinguisme d’État, elles accordent un statut prestigieux de surface à certaines langues locales aux côtés du français. Dans les pays concernés, ce statut de surface n’est souvent pas accompagné de ressources infrastructurelles, humaines et financières nécessaires à la promotion véritable des langues locales retenues ; ce qui ne facilite pas leur développement et ne leur permet pas d’assumer les nouvelles fonctions que leur assignent les textes. Il s’observe ainsi un décalage entre la législation linguistique et les pratiques réelles dans ces pays.
La linguistique africaine s’est donnée pour objectif de défendre ces langues afin qu’elles puissent atteindre le même niveau de développement et de vitalité que les langues européennes à l’instar du français. La linguistique africaine est le fruit de certains linguistes qui ont découvert d’abord que les langues africaines avaient des traits communs les unes les autres et pouvaient constituer un groupe bien distinct. Puis, ayant découvert leurs particularités phonétiques, morphologiques et syntaxiques, ils se sont lancés dans la description et la classification de celles-ci.
La classification des langues africaines s’est effectuée par étapes. La première et la plus importante est celle de William Bleek Jones qui, au 19e siècle a démontré que les langues bantu appartiennent à la même famille sur la base des critères phonétiques, lexicaux et syntaxiques. Puis, Carl Meinhof a procédé, sur la base de l’approche génétique, à la classification des langues bantu. Selon lui, les langues bantu seraient les descendantes d’une langue mère appelée le protobantu. Entre 1948 et 1971, Malcom Gurthrie. (1967) The Classification of Bantu Languages sur la base des affinités phonétiques et morphologiques, regroupe les langues africaines en zones, groupes et sous-groupes. La classification la plus exhaustive et la plus utilisée est celle de Joseph Greenberg, 1948 (rééditée en 1954, 1955, 1959, 1963 et 1968), The languages of Africa. Greenberg a procédé par une étude comparative basée sur le lexique des langues de toutes les régions de l’Afrique. Il distingue alors quatre grandes familles ou phylums qui sont le phylum Khoisan, le phylum Niger-Kordofan, le phylum Nilo-saharien et le phylum Afro-asiatique où chacun est composé des sous-phylums, des familles, des sous-familles, des branches, des sous-branches, des groupes, des sous-groupes et enfin des langues et des dialectes. Aujourd’hui, la majorité des langues ont au moins un alphabet. D’autres ont atteint un haut niveau de standardisation si bien qu’elles ont vu leur statut changé et sont devenues des langues officielles et des langues d’instruction. En Ouganda, le swahili est la deuxième langue officielle. C’est aussi le cas du Sénégal où Le wolof, le sérère et le peul (poulaar) sont les langues africaines les plus parlées. Le wolof est cependant la langue prééminente et des efforts ont été faits dans le domaine de l’éducation pour la promouvoir comme langue écrite. Au Mali, le bambara tend à devenir la langue véhiculaire nationale et les efforts sont consentis afin qu’il devienne la 2ème langue officielle à côté du français. L’Afrique du Sud, depuis 1994, compte onze langues officielles. À l’afrikaans, parlé par les Afrikaners et une grande partie des métis, et à l’anglais, utilisé par les descendants des colons britanniques, mais aussi par les Asiatiques, se sont ajoutées successivement, selon le besoin, neuf autres langues bantoues : ndebele, sotho du Nord, sotho du Sud, swazi, tsonga, tswana, venda, xhosa et zoulou. Au Nigéria, on note à côté de l’anglais qui est la langue officielle la présence forte du haoussa dans tous les autres champs de communication. En République centrafricaine, le français et le sango sont les deux langues officielles.
III- Français et/ou apprentissage des langues maternelles
Les pays de l’Afrique centrale sont caractérisés par un mono ou un bilinguisme officiel français ou français/anglais. Chaque Africain parle plusieurs langues : sa langue maternelle (celle de son groupe), la langue des peuples voisins où des populations au milieu desquelles il vit, car en Afrique, il est courant que plusieurs peuples vivent imbriqués, et la langue des commerçants ou langue véhiculaire parlée dans des régions très vastes traversées par les routes commerciales à longue distance. En effet, chaque africain est au moins trilingue.
Malheureusement, ces langues ne bénéficient que d’un usage oral et par conséquent elles n’ont pas les mêmes statuts, les mêmes fonctions dans les pratiques langagières que le français. Toutes ces langues ne jouent pas les mêmes rôles sociaux et n’occupent pas les mêmes espaces publics et privés. Le français ou l’anglais sont les langues de l’Etat, des affaires, de l’enseignement, de la presse écrite, de la radio et de la télévision nationales, de l’administration et de la communication internationale. Par ailleurs, quoique le français et l’anglais jouissent d’un statut privilégié, leur importance est inversement proportionnelle à leur(s) usage(s) réels) sur le terrain ; l’essentiel de la communication étant assurée par les langues identitaires locales, qu’elles soient véhiculaires de grande diffusion ou de diffusion restreinte, ou tout simplement des langues de petites communautés (villageoises). On retrouve ces langues dans les marchés, les églises, les couloirs de l’administration, dans les petites émissions radiophoniques, la famille et quelques unes ont été insérées dans le système éducatif d’abord comme matière à enseigner puis comme langue d’enseignement.
Dans les théories de l’apprentissage, le facteur de la motivation est fondamental. L’apprentissage est la poursuite d’un objectif bien précis. S’il n’y a pas d’objectif prédéfini, il n’y a pas apprentissage. Au regard du statut réservé aux langues maternelles dans les pays africains francophones, l’enjeu de l’apprentissage de ces dernières ne paraît plus capital. L’environnement dans lequel elles évoluent n’encourage pas le jeune africain à les apprendre. Le français est la langue d’instruction, gage d’un bon statut social, intellectuel et de notoriété internationale. C’est le français qui donne accès aux connaissances scientifiques et techniques pour l’heure tandis que les langues maternelles servent à des situations de communication non formelles. Néanmoins, elles font partie de notre être ; c’est par elles qu’on s’affirme. La langue est cet élément culturel qui nous distingue de l’autre. Mais on constate amèrement que près du tiers ce ces langues ont perdu leur vitalité et sont en voie de disparition. Une langue qui meurt marque la disparition de tout un peuple. De ce fait, nous devons soutenir les politiques linguistiques en présence dans le combat pour la survie de nos langues. Notre contribution serait de parler nos langues maternelles à nos enfants. Si elles sont viables sous la forme orale, elles finiront par être mises sous la forme écrite. Sauvegarder nos langues est donc capital ; sinon on va bientôt se perdre totalement dans ce village planétaire. On a pris la langue et la culture de l’autre. Elles nous accompagnent comme notre ombre et petit à petit on ne sait plus qui nous sommes. Nous nous appelons africains parce que nous vivons en Afrique. Nous avons enlevé nos caches sexes et nous nous sommes abrités le manteau de la francophonie. La francophonie nous a vêtus, elle nous a instruits, elle nous donne du prestige et de la notoriété, elle nous conduit sur les sentiers de la mondialisation et nous donne la vie. Toutefois, pensons à l’Afrique, grand foyer de la culture et de la civilisation.
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Reussite aux examens scolaires: c'est la fin qui justifie les moyens |
| 14-07-2010 10:07:50 | |
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Je voudrais bien publier dans mon site cet article de mon très cher frère et ami Clotaire MVAKANGA dans lequel il abordait il y a maintenant quinze ans l’épineuse question du succès aux examens scolaires. Sa pensée reste actuelle et vous découvrirez avec moi l’analyse étonnante d’un phénomène qui côtoie le monde de la connaissance et sème à travers les générations les germes de l’immobilisme, la corruption, la paresse, bref le sous-développement !
« Il est bien loin aujourd’hui le temps que connut l’introduction de l’école au Cameroun. En fait, il s’agissait pour le « maître blanc » de regagner sa terre natale après des bons et loyaux services rendus aux « bons nègres ». Alors, il se pose le problème de la gestion de l’héritage colonial. Il faut créer une élite intellectuelle locale capable d’assurer la transition. Alors, on amène les petits nègres à l’école pour leur inculquer des notions de base en calcul et en langue, juste de quoi maîtriser les choses les plus élémentaires nécessaires à la gestion du tout nouvel Etat à venir.
Cette période qui devait être celle d’un tâtonnement initial facilement compréhensible abrita paradoxalement la vraie école. Les petits camerounais très peu nombreux à l’école connaissent de bonnes conditions de travail et bénéficient d’ailleurs très souvent de l’encadrement des religieux missionnaires. Les camerounais sont assidus et ponctuels et ne passent leurs examens qu’au prix d’un effort continu ; le seul moyen de réussite à l’école est le travail et rien que le travail.
Aujourd’hui, l’école camerounaise avec l’évolution a connu beaucoup de « mutations ». Le boom démographique a rendu les structures d’accueil largement inférieures aux sollicitations dont elle fait l’objet. L’introduction de nouvelles matières, beaucoup plus complexes que le calcul et la langue française/anglaise, a davantage compliqué la situation. Les camerounais plus intelligents et plus ingénieux ont trouvé de nouvelles « méthodes de travail ». L’école est devenue une espèce de jeu à choix multiples.
Pour réussir aux examens, il y a tout d’abord la voie royale ; celle qu’utilisait le camerounais de l’époque postcoloniale dans toute sa candeur. Il s’agit de suivre avec assiduité tous les enseignements, les comprendre, les réviser et se présenter aux examens prêts à toute éventualité. Il n’y a pas de garantie que les camerounais qui utilisent cette méthode soient encore les plus nombreux parce qu’elle est, paraît-il, trop compliquée.
Si vous ne pouvez pas vous livrez à cette première démarche, qui de toute évidence use l’intéressé et le rend prisonnier de l’école, vous pouvez passer par une méthode très simple et très répandue : la tricherie. Il vous suffit de fabriquer les « cartouches » pour les élèves ou les « bords » pour les étudiants selon le principe « l’homme n’est rien sans son bord ». De sortes de petites fiches contenant en caractères microscopiques des enseignements reçus en classe. Vous les dissimuler dans vos vêtements le jour de l’examen et il ne vous reste plus qu’à sortir des vêtements la fiche qui correspond à l’épreuve que vous avez devant vous et l’exploiter pour traiter votre sujet au risque de vous faire prendre par le surveillant…
Ce risque est d’ailleurs devenu très négligeable au vu du traitement très peu sévère infligé aux élèves ou aux étudiants pris dans cette situation quand les surveillants d’examen ne rendent pas simplement coupables de tricherie évidente. Si vous êtes paresseux, donc incapable de recopier vos cours sur « les bords », voici un menu tout à fait différent : cette procédure requiert tout votre temps et votre patience. Il s’agit d’approcher méthodiquement les enseignants, les connaître et vous faire connaître en retour en vous montrant très gentil et très serviable. Si vous êtes une demoiselle, alors vous avez plus de chance. Etalez tout votre charme (sans limites…). Il se pourrait donc que ces enseignants vous accordent des privilèges énormes. Ils peuvent par exemple vous aider (sans le vouloir) à faire les devoirs, vous donner des indications sur les sujets probables à l’examen, voire corriger vos feuilles de composition avec beaucoup de complaisance. Voilà un moyen subtil et tout à fait propre de se tirer d’affaire dans ce véritable casse-tête chinois qu’est l’école. Si jusque là vous ne trouvez pas votre compte, il existe une voie directe.
Ici, votre bourse rentre à contribution. Vous pouvez acheter des points chez les enseignants comme on le fait pour les beignets au petit marché. Le point coûte 25, 50,100 francs selon les appétits de l’enseignant ou l’importance de sa matière. Dans certains établissements, cela se fait sans vergogne au vu et au su de tous. Vous pouvez aussi acheter des épreuves auprès de la dactylo ou du planton de l’établissement qui eux trouvent toujours le moyen ou alors ont toujours l’occasion d’accéder aux documents importants. Ou encore attendez simplement les dernières heures(délibérations, calcul des notes…) pour glisser une enveloppe de 10, 20, ou 30 mille francs aux encadreurs concernés par le travail de dernière minute pour qu’ils vous fabriquent un bulletin ou un relevé dans lequel vous ne vous reconnaîtrez en rien.
Si la dernière méthode ne vous convient pas, vous pouvez toujours former un « front », c’est-à-dire vous vous entendez à 3 ou 4 de vos camarades avec lesquels vous vous arrangez à vous asseoir au même endroit le jour de la composition. Vous ferez alors un travail en commun selon le principe « l’union fait la force », chacun apportant sa pierre à la construction. Cette méthode présente un inconvénient majeur en ce sens qu’il peut vous arriver de barrer ce que vous aurez pourtant bien écrit parce que votre compère en voulant vous aider vous a fait recopier ses erreurs. Si jusque là vous avez toujours des problèmes, voici une dernière recette.
Dans cette démarche, ce sont les moyens humains qui comptent. Il vous suffit d’avoir quelqu’un de votre famille, quelqu’un de « bien placé »au ministère de l’éducation nationale, dans votre établissement ou université. Alors, il suffit qu’il lui manque d’orgueil et qu’il ait perdu le sens de l’honneur et surtout qu’il ait « vendu » sa conscience pour qu’il vous apporte le moment venu des épreuves originales quelques jours avant l’examen. Il ne vous restera qu’à les traiter avec des amis et attendre tranquillement la composition. Mais faites attention parce qu’il arrive très souvent que l’épreuve préalablement choisie soit changée en toute dernière minute. Vous vous retrouverez alors avec de « l’eau sale » entre les mains, il se pourrait alors qu’elle devienne toxique pour son consommateur. »
Publié in « Le PIROGUIER », Mensuel d’information de la jeunesse estudiantine de l’arrondissement de Ngoro, 1996, Clotaire MVAKANGA
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Le ministre de l'education nationale à Mouila au Sud Gabon |
| 5-07-2010 13:42:07 | |
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Le vendredi 2 juillet 2010, entre 15 heures 30 et 17 heures 30, les enseignants de la commune de Mouila au sud Gabon ont eu le privilège d’accueillir leur ministre de tutelle à l’esplanade du Centre de Perfectionnement Pédagogique Vincent de Paul Nyonda.
Pendant cette réunion à laquelle ont pris part tous les responsables locaux de l’éducation et les enseignants, le ministre a expliqué qu’il conduisait une mission d’information visant une diffusion plus large des conclusions des états généraux de l’éducation nationale tenus récemment à Libreville. Pour le ministre, l’état a voulu prendre en compte la réalité quotidienne des gabonais afin d’élaborer un système éducatif efficient. Cent-cinquante experts gabonais ont travaillé sur la base des propositions concrètes venant de tous les acteurs de l’éducation. Les conclusions des états généraux sont le reflet de la volonté nationale à redynamiser le système éducatif gabonais. Le rapport final suggère une mise sur pied étalée sur une durée de 10 ans.
Les états généraux de l’éducation, a souligné le ministre ont pris en compte la situation administrative financière des enseignants. Désormais les enseignants gabonais bénéficieront d’un profil de carrière clairement établi. Aussi pourra-t-on désormais commencer au bas de l’échelle pour terminer au sommet de la pyramide. Dans la foulée, il a été annoncé la création d’une université des sciences de l’éducation.
Le ministre a réaffirmé la détermination du gouvernement à restituer aux enseignants gabonais toute leur dignité en garantissant tous leurs droits. C’est ainsi que parlant des vacations des examens officiels le ministre a assuré que ceux-ci seront payés suivant les taux appliqués l’année dernière à la seule différence que le paiement 2010 interviendra aussi tôt les examens terminés.
S’inscrivant dans la politique de l’émergence, exhortation a été faite aux enseignants gabonais de se mettre résolument au travail afin d’être compétitifs et répondre aux objectifs de formation de l’élite qui leur sont assignés. Pour les booster, le ministre a rappelé qu’ « en matière de mondialisation les premières frontières à être tombées sont les frontières intellectuelles » Ainsi a-t-il averti : « ne soyez pas étonnés qu’à l’avenir au lieu de dire être de nationalité gabonaise pour participer à un concours, on dira être de nationalité CEMAC. »
De toute évidence, le ministre Séraphin MOUNDOUGA a voulu informer ses administrés sur les nouveaux défis qui les attendent ainsi que sur la volonté du gouvernement de la république de redynamiser l’école gabonaise qui est désormais tenue de former une élite de qualité pour faire face à la concurrence et aux exigences multiples du développement. A en croire le ministre, le Gabon tourne définitivement la page de l’immobilisme, du favoritisme, de la corruption qui avait atteint des domaines mêmes les plus sensibles tels l’éducation nationale.
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Echos du Val: Journal du Club Francophonie Arthur Rimbaud de Mouila au Gabon |
| 2-07-2010 12:21:09 | |
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ECHOS DU VAL
JOURNAL DU CLUB FRANCOPHONIE ARTHUR RIMBAUD DE MOUILA
Publié avec le soutien de la direction de la francophonie
No 11 DU 8 Décembre 2009
EDITORIAL
BONNE FETE DE L’IMMACULEE 2009 !!!
Chers lecteurs, la communauté éducative du Val Marie est heureuse de vous saluer à travers ces quelques pages, peut-être insuffisantes pour contenir la globalité de notre dévouement à la tâche, mais révélatrice d’un dynamisme inégalable. Ce n’est pas refuser d’être modeste que de porter à la connaissance du grand nombre des efforts parfois faits dans l’ombre qui concourent au bien-être de la communauté.
Le Val Marie, c’est cette famille composée des apprenants, des enseignants et de l’administration. Placée sous la protection de la Vierge Marie, cette institution a depuis sa création fait l’honneur de son Fondateur Mgr De Lamoureyre, par ses résultats scolaires et la qualité de l’élite formée pour la nation gabonaise.
Aujourd’hui, Joseph Massala, Directeur du collège s’efforce d’impulser une dynamique nouvelle tout en gardant le précieux héritage de ses prédécesseurs.
Au moment où nous célébrons la Fête de l’Immaculée, nous voulons en profiter pour remercier tous ceux qui de près ou de loin pensent à notre collège et ne ménagent aucun effort pour faciliter l’accomplissement de certains de nos projets.
Au nom du Club Francophonie Arthur Rimbaud de Mouila, j’adresse solennellement mes sincères remerciements aux Honorables Députés Membres du Groupe Parlementaire PDG à l’Assemblée nationale qui nous ont aidés à publier notre deuxième recueil de poésies Au Bord de la Ngounié au mois de Juillet 2009 à Paris.
Kanemouono Ongueya, Encadreur du Club Francophonie Arthur Rimbaud
Les valois devant la vierge Marie, hier.
Sommaire
Bienvenu Père Donatien page 2
Résumé du règlement Intérieur page 2
Interview de Mgr Bonnet page 4
Fête en images page 8
Kita mon village présenté aux élèves page 9
Oumar Arthur Philippe page 10
Le vieillard n’est pas mort… page 11
CFAR : c’est reparti page 13
Les dogmes de l’Eglise catholique sur la Vierge Marie page
VAL-MARIE MON COLLEGE
Bienvenue Père Donatien
C’est avec joie que la communauté éducative du Val Marie a récemment accueilli le nouvel aumônier du collège. Père Donatien, c’est le nom de notre nouveau guide spirituel qui remplace à ce poste le Père Emmanuel, aujourd’hui à Libreville. Le cadre choisi était la chapelle du collège où Père Donatien a célébré la messe de rentrée pour le compte de l’année scolaire 2009 – 2010.
Dans une homélie propre à la circonstance, Père Donatien a exhorté les apprenants du Val Marie à redoubler d’ardeur au travail et à se réconcilier avec Dieu. « Travaillez comme si tout dépendait de votre travail et priez comme si tout dépendait de Dieu » a-t-il martelé.
Il est important de rappeler que pour cette première rencontre avec les valois, l’aumônier a pu noter le dévouement des élèves qui ont manifesté leur foi grâce a une chorale improvisée qui a regroupé tant les élèves du 1er que du 2nd cycle. C’est donc une année dédiée à Dieu qui s’inaugure dans l’un des collèges les plus célèbres de la République Gabonaise.
Au Père Donatien, aumônier de notre collège nous souhaitons bonne arrivée au Gabon et prions Dieu de lui faciliter sa mission.
ASSEKO KANEMOUONO Philippe SANGENIS
Résumé du Règlement intérieur
Du collège Val Marie
(Extraits)
Ce document a pour objet d’améliorer le civisme et les bonnes relations au sein de notre communauté scolaire. Ainsi, incompréhensions et sanctions nuisibles pourront être évitées pour le bien de tous. Voici quelques recommandations obligatoires et essentielles :
1/ Levée des couleurs lundi matin : Adopter une attitude digne et respectueuse au moment de la montée du drapeau et de chanter l’hymne national. Toute autre expression de désinvolture sera considérée comme de l’incivisme et passible de sanction.
2/ Messe de lundi matin : La première heure de chaque premier lundi de chaque mois sera réservée à la messe ou la prière dirigée par l’Aumônier dans la cour du collège. L’ordre sera aussi obligatoire pendant ce moment clé de début de la semaine.
3/ Habillement : De lundi à mercredi : Polo et pantalon ou Jupe au logo du collège, de jeudi à samedi : Chemisette et pantalon ou Jupe. Sandales et spartiates sont prohibées.
4/ Retards, déplacements internes et sorties intempestives de l’établissement : Toute arrivée tardive au-delà de 7h45mn est laissée à l’appréciation de l’administration. Le retard après 8h20 mn doit être justifié avant toute autorisation d’entrée, sinon l’accès à l’établissement vous est refusé. Les déplacements dans la cour doivent se justifier. Toute sortie de l’établissement doit être autorisée par un des responsables de l’institution. Les permanences doivent se dérouler dans les salles de classes ou en salle polyvalente et sont considérées comme des moments d’étude.
5/ Amourettes et autres attitudes permissives : Ces types de comportements favorables au laisser-aller et aux mauvaises habitudes seront sévèrement punis.
6/ Cris et bruits intempestifs : Ils sont nuisibles à la sérénité de tous. Le calme doit être de rigueur de 7h 30 mn à 13h, aux heures des devoirs, quel que soit le lieu où l’on se trouve dans l’établissement, et pendant les annonces. La politesse et le respect doivent aussi guider chaque élève.
7/ Commerce clandestin : L’article 28 du règlement intérieur interdit cette activité de la part des élèves dans l’enceinte scolaire. Y compris les tontines qui ont été par le passé source de conflits entre apprenants.
8/ Propreté personnelle et de l’environnement : Tout comme l’habillement, la bonne présentation physique de chaque élève est obligatoire, traduisant par là sa propreté et sa bonne éducation. Coiffes colorées, bijoux extravagants, barbes et cheveux hirsutes, sont interdits dans l’établissement. De même, l’entretien de l’espace scolaire et des salles de classes est une nécessité et l’affaire de tous.
9/ Les portables, vélos et autres gadgets: Il est interdit de rouler à vélo dans l’enceinte du collège. Tout portable ou autres gadgets doivent être désactivés dès le franchissement du portail, au risque d’être confisqués pour une durée indéterminée au cas où ils sonneraient malencontreusement.
10/ Affichage : Tout enlèvement des affiches vous expose à une lourde sanction.
Mouila, le 20 novembre 2009
Joseph MASSALA, directeur du Val
IMPORTANT !!!!!
A lire dans notre livraison de la semaine prochaine les interviews du principal du CES Albert Martin Sambat et du lycée Jean Jacques Boucavel.
INTERVIEW- INTERVIEW- INTERVIEW
INTERVIEW DE MONSEIGNEUR DOMINIQUE BONNET, EVEQUE DE MOUILA
Mgr Dominique Bonnet a bien voulu se livrer aux questions de notre rédaction et donne de façon claire et précise des réponses à nos préoccupations.
Echos du val : Pouvez-vous vous présenter à notre journal ?
Mgr Dominique Bonnet : Bonjour à vous également et merci de bien vouloir me passer la parole. Alors, comme beaucoup auraient pu le remarqué, il y a de cela 14 ans déjà que je suis dans la ville de Mouila, c’est-à-dire que je suis arrivé dans le Diocèse de Mouila le 20 aout 1995 comme Administrateur Apostolique de ce même diocèse, et le 08 décembre 1996 j’ai été confirmé dans ma charge d’Evêque de Mouila et j’ai été ordonné Evêque le 11 Janvier 1997, donc une année et demie après mon arrivée à Mouila. Ce qui me donne quatorze ans et demi à Mouila, et cela sous la demande de Rome.
Echos du val : Quel sens donnez-vous à la célébration de l’Immaculée Conception ?
Mgr Dominique Bonnet : Erigée par Mgr de Lamoureyre qui avait une grande dévotion à la vierge Marie et à l’Immaculée Conception. Et, donc quand il a fondé ce collège, il a choisi la Fête de l’Immaculée Conception comme fête patronale pour le collège parce que, je crois, il trouvait en Marie celle qui a pleinement réussit sa vie en recherchant toujours à faire la volonté du Seigneur, même si bien souvent elle s’est sentie dépassée par ce qui lui était demandé, mais comme vous connaissez sa réponse : « qu’il ne soit fait selon ta parole. Je ne vois pas trop où tu veux m’emmener mais je te fais confiance ». Et je pense que quand des jeunes entrent en sixième, eh bien, ils ne savent pas trop où ils vont aller. A l’exemple de Mme Paulette MISSAMBO, quand elle a commencé sa sixième, elle ne savait pas qu’un jour elle serait ministre. Autrefois aussi, quand j’avais comme aide, au petit séminaire St KISITO pour le jardin, comme j’ai toujours aimé jardiner, un certain Reymond NDONG Sima. Il ne savait pas qu’un jour il serait Ministre de l’agriculture.
Echos du val : Quel regard portez- vous sur l’ensemble des établissements Catholiques de votre Diocèse ?
Mgr Dominique Bonnet Sur l’ensemble des Etablissements Catholiques que compte le diocèse, j’ai un regard mitigé parce que nos établissements Catholiques, malheureusement, perdent de leur vivacité pour différentes raisons, peut-être que nous avons multiplié trop facilement ces établissements surtout au primaire, mais aussi au secondaire, et il se trouve qu’aujourd’hui nous n’avons plus assez de responsables Catholiques à mettre à la tête de ces établissements. Et donc, je me dis que nous perdons en valeur ce que nous avons voulu gagné en nombre. En vrai dire, cette école n’a plus vraiment l’air d’une école Catholique même si elle porte toujours le nom d’école catholique. Et malheureusement, à l’époque, tous nos collèges tenus par les frères de St Gabriel, par les sœurs de l’Immaculée, par les sœurs de Jésus-Marie, quand je suis arrivé, tenaient totalement leurs collèges qui étaient vraiment des collèges Catholiques. Alors qu’aujourd’hui, la moitié, et peut-être plus de la moitie des professeurs de nos collèges n’ont rien à voir avec l’Eglise Catholique ; ce qui est gravissime.
Echos du val : Les établissements catholiques accueillent les élèves d’autres conceptions religieuses, ne pensez-vous pas que cela constitue une menace pour le Christianisme et le Catholicisme en particulier ?
Mgr Dominique Bonnet Je ne pense pas du tout que se soit un danger pour nos établissements dans la mesure où nos établissements sont des établissements des établissements Catholiques. Le problème, ce n’est pas les autres qui arrivent mais vous élèves qui y êtes déjà en tant que élèves catholiques, les enseignants catholiques qui ne vivent pas leur foi. A l’exemple d’un pays comme le Sénégal où ¾ des élèves des grands collèges Catholiques de Dakar ou de St Louis étaient composés de musulmans, et les musulmans ont gardé toujours une grande estime de ces collèges catholiques. Le problème n’est pas du côté de ceux qui ne partagent pas notre foi, c’est nous Catholiques qui vivons très mal notre foi Catholique.
Echos du val : Par l’entremise du C.F.AR, les élèves du Val-Marie ont publié deux livres qui constituent la vitrine du travail fait, il s’agit de « Poèmes du Val » (2005), et de « Au bord de la Ngounié » (2009). Etes-vous au courant ? Que pensez-vous de ces réalisations ?
Mgr Dominique Bonnet Je suis effectivement au courant de la sortie en 2005 du recueil « Poèmes du Val » car on est venu me le présenter ; mais celui de 2009 , je crois que personne ne m’en avait parlé. Celui de 2005, je me suis fait le plaisir de bien le lire. Je crois que c’est une activité excellente pour le collège de ne pas seulement se contenter des études pures et dures mais qu’il y ait des activités parascolaires qui nous permettent de nous épanouir parce que l’homme ne vit pas simplement des concepts intellectuels, il a besoin de poésie, de l’art, je vois ici le théâtre, la danse, la gymnastique…Il y a toute une formation qui doit s’acquérir en même temps que les connaissances purement intellectuelles. Donc j’encourage très fortement le Club Francophonie Arthur Rimbaud à continuer ses activités
Echos du val : Face aux maux qui minent la jeunesse, quels conseils pouvez- vous nous donner à la veille de la Fête de l’immaculée ?
Mgr Dominique Bonnet Je trouve déjà astucieux qu’à côté des maux qui minent la jeunesse catholique, vous sollicitiez la réponse à cette question à la veille de la fête de l’Immaculée, à la veille de la fête d’une jeune fille qui a su bien remplir sa vie, une jeune fille qui n’était pas préparée spécialement mais qui a su se laisser guider dans sa foi, qui a su depuis son jeune âge, même si elle n’en était pas consciente, elle a su se laisser guider par l’esprit Saint. C’est vrai que la jeunesse est aujourd’hui menacée de toute part. Elle opte pour des solutions de facilité. A partir de 13 ans, on ressent des appétits sexuels, il ne faut pas surtout les refouler alors on va trouver des moyens « allez-y mais n’attrapez pas la maladie, ne mettez pas la jeune fille en grossesse. On a oublié que la jeune fille sera obligée d’arrêter ses études. On invente la capote et tout le reste mais jamais on ne remet en cause notre comportement qui nous pousse à la facilité ; chose incomparable par rapport à Marie qui a pris ses responsabilités, qui a eu à affronter les soupçons de son fiancé pendant plusieurs mois. Et parce qu’elle a décidé de rechercher dans sa vie la volonté de Dieu sur elle, elle a réussi sa vie. Je crois que c’est dans la mesure où les jeunes d’ aujourd’hui regardent vers des personnes comme Marie et bien d’autres plus proche de nous comme le pasteur Martin Luther King, Sœur Theresa, La sœur Emmanuelle qui ont accepté de se laisser conduire par un certains nombre d’exigences, qu’ils réussiront eux aussi leur vie.
Echos du val : En province, vous représentez la Direction Nationale de l’Enseignement Privé Catholique, combien d’établissement compte votre Diocèse, et quelles relations entretenez-vous avec les chefs de ces établissements ?
Mgr Dominique Bonnet Alors pour le secondaire nous avons quatre collèges à savoir : St Gabriel, Val-Marie, St Félicien de Dibwangui et Horizon à Tchibanga. Pour les écoles primaires, nous en avons à peu près 120 dans le diocèse. Il n’ya pas trop de sûreté au niveau du Primaire car nombreuses sont celles qui ont fermé par manque d’élèves… je rencontre de temps en temps certains directeurs quand je suis en tournée pastorale. Au niveau du primaire les rencontres périodiques se font avec les chefs de secteurs qui m’en rendent compte.
Echos du val : Les élèves de Val-Marie font face à un problème de transport, que pouvez-vous faire pour les aider dans ce sens?
Mgr Dominique Bonnet La question qu’on se pose tous est de savoir comment faire face à ce réel problème. On se demanderait s’il n’y aurait pas possibilité de se tourner vers une autorité quelconque. Je pense que cela est de la responsabilité du gouvernement. Et que disent ces hautes personnalités qui ont leurs enfants inscrits même dans cet établissement ? Tout cela est certainement du aussi à un manque d’esprit d’équipe.
Echos du val : Votre mot de fin….
Mgr Dominique Bonnet La fête de l’immaculée est organisée par nous les prêtres mais je rappelle que c’est pour vous les jeunes car vous êtes la raison même pour laquelle cet établissement a été érigé. Il vous revient de faire valoir la foi que vous portez non seulement pour votre établissement mais plus encore la foi envers Celle que nous célébrons toujours et que nous allons tous ensemble, ce
jour, fêter et glorifier. Pourquoi ne pas à la veille de cette célébration, avec le soutien de votre aumônier et aux heures comme 16 H -18 H, aller faire une procession au flambeau à notre Dame du Val. La charge revient à vous chrétiens qui devaient préparer cette fête. Cette fête sera ce que vous en ferez et non pas ce que le prêtre en fera. Quant à ce qui concerne l’année scolaire qui m’a l’air d’avoir bien démarré, la charge revient à mes représentants que sont les directeurs et autres de bien veiller avec le soutien de notre Sainte Mère Marie à ce que tout se passe dans de bonnes conditions et que les objectifs qu’on s’est fixé soit atteints…. Je vous invite tous (élèves, enseignants, parents) à vous prendre au sérieux car ces responsabilités nous Itous partagées.
Nos publications
-poèmes duVal, éd. Publibook,Paris 2005
-Au Bord de la Ngounié,éd .Publibook, Paris, 2009
A consulter sur :
www.publibook.com
www.kanemouono-ongueya.publibook.com
Ré
INTERVIEW DE Joseph Massala, Directeur du Collège Val Marie
Echos du val : Bonjour Mr le proviseur. En tant que chef d’établissement, comment avez entamé cette nouvelle année scolaire, et quels sont vos objectifs ?
Joseph Massala : Merci bien. S’agissant de cette rentrée scolaire, il faut avouer qu’elle était assez pénible, déjà il n’ya pas longtemps que nous avons bouclé la liste des élèves. Nos objectifs comme vous le savez c’est bien les résultats en fin d’année scolaire. Nous vivons à l’heure de l’excellence et comme le Val Marie s’est fait une réputation, notre but est de la préserver en obtenant des résultats toujours flatteurs non seulement pour tous les niveaux mais aussi et surtout pour les classes d’examen.
Echos du Val : Comment justifiez-vous des effectifs pléthoriques dans les classes cette année ?
Joseph Massala : Nous savons tous que le Val Marie a une réputation qui s’étend au-delà des frontières nationales et justement la justification des effectifs élevés est liée à cette réputation. Les résultats de l’année dernière ont créé un engouement tel que chaque élève ou chaque parent voudrait nous faire confiance. La réputation a un prix et dans notre cas nous subissons la forte demande. J’avoue que les effectifs que j’ai trouvés ici étaient de l’ordre de 390 élèves, aujourd’hui nous avons en gros 550 élèves…
Echos du Val : Quel est notre rang sur le plan national ?
Joseph Massala : L’année écoulée, nous étions 36e sur le plan national.
Echos du Val : Vous avez entendu parler du CFAR. Quel est votre point de vue ?
Joseph Massala : En tant que chef d’établissement, j’ai pour mission de superviser tout ce qui se passe dans mon établissement et toutes les activités sont menées sous ma conduite mais je délègue mon autorité à des responsables qui sont désignés par la communauté et c’est le cas avec M. Kanemouono qui supervise pour moi cette activité et avec lui, il y a les élèves.
Echos du Val : Dans quelques jours aura lieu la Fête de l’Immaculée, comment comptez-vous l’organiser ?
Joseph Massala : En fait, les objectifs sont multiples dans la mesure où c’est une tradition que nous avons trouvée et qui a été perpétrée par mes prédécesseurs depuis l’époque des sœurs trinitaires en passant par mon prédécesseur Hyanice Bigouagou Diloussa. Cette fête a un double volet. Notamment, elle permet de créer un peu de communion entre nous, car il faut avouer que nous sommes focalisés sur le travail que nous avons peu de temps pour la distraction… C’est également un moyen pour tous de raffermir notre foi, d’améliorer nos relations et de redonner à chacun la place qui est sienne à l’intérieur de la communauté. C’est le cas notamment avec Mgr Bonnet dont nous avons l’occasion de rencontrer et d’écouter.
ECHOS DU VAL : Faut-il s’attendre à des innovations cette année ?
Joseph Massala : Il faut avouer que les innovations sont souvent difficiles à faire et surtout nous avons plusieurs partenaires. La partie religieuse revient à l’évêque et aux sœurs. Nous nous occupons de la partie intellectuelle et récréative pour agrémenter la circonstance. En ce qui me
concerne, il n’y aura pas assez d’innovations cette année.
Réalisée par Régis MBOUMBA- NDOMBI NDOND D’OTHALA
LITTERATURE & CULTURE
KITA MON VILLAGE PRESENTE AUX MEMBRES DU CFAR
Lundi dernier le C. F. A.R a été honoré de la visite de l’écrivain Malien TOUNKARA BAKARY FAMORY suite à la publication de son tout premier ouvrage « KITA MON VILLAGE ». Il s’est agi pour le poète de présenter son livre, de décliner ses sources d’inspiration et de parler éventuellement de ses projets à venir. En quelques minutes il a pu livrer la quintessence de son ouvrage. Ceci a permis aux membres du Club Francophonie de s’imprégner de la richesse culturelle de l’empire du Manding, aujourd’hui Mali. Les membres ont aussi été marqués par le génie du poète et surtout sa capacité à retracer sa généalogie grâce au souvenir tiré des causeries avec sa mère. Pour TOUNKARA BAKARY son livre répond à un souci : faire savoir à ses enfants leur origine ! Voilà sans doute aussi la leçon qu’auront retenu les membres du club Francophonie car selon l’auteur le village est tout pour un homme. On y vient pour se ressourcer et s’abreuver des forces nécessaires à notre évolution. Selon l’éditeur Français PUBLIBOOK chez qui le livre à été publié « le village malien historiquement appelé N’Kita, dont le « N » ne se prononce pas, devenu aujourd’hui KITA, est glorifié et adulé par un de ses habitants, Tounkara Bakary. De la création religieuse et historique de cette terre, de tous les peuples qui s’y sont succédés et ont imprégné leurs cultures, l’auteur en fait l’analyse. Une analyse en prose, une ode à une ville et à ses descendants pour qu’ils respectent leur histoire commune, celle de l’esprit qui veille sur eux, et sur les ancêtres avant eux ».
Tounkara Backary
KITA MON VILLAGE OU L’HOMMAGE AUX ANONYMES : Critique du poète KANEMOUONO Ongueya
Placé sous les auspices des dieux, « Kita mon village », ouvrage d’une soixantaine des pages commis par l’écrivain malien TOUNKARA BAKARY, entonne un hymne aux anonymes, constituantes majeures de l’histoire de notre temps. Entrecoupé par des chants de lamentation, d’exhortation et de prière, le récit prend l’allure d’un conte africain renfermant un jeu de provocation, d’insinuation et de simulation qui concourent à la sagesse du spectateur, ici, le lecteur.
Dansira, Famory, Djon Bilali, Kouli Yalo, Koussi, Koulibaly, Lawali Simbon, Goulo Kangourou, Tékéré Mahatigué… voici quelques figures de l’histoire de l’empire du Manding enfouies au tréfonds de l’esprit humain. Grâce à un travail de génie, Tounkara Bakary réconcilie tout un peuple avec son passé. « Les morts ne sont pas morts », dit le poète. L’on peut aisément imaginer le festin des morts au moment où aux côtés des grands rois du Mali tel Soundiata Keita, la postérité se décide enfin de graver des personnages anonymes qui ont survécu grâce au pouvoir des griots et des conteurs.
Au-delà des personnages, on note une multitude de noms de lieu qui ont fusionné pour donner naissance à l’Etat du Mali. Le mérite de l’œuvre est donc de rompre avec le culte des grands qui noient et écrase les petits. « Kita mon village » est un regard autre sur notre passé. Il s’agit d’un passé réconcilié avec lui-même avec la perspective de l’édification d’un avenir meilleur.
Les anonymes, c’est aussi ces figures féminines évoquées ça et là et qui ont marqué l’histoire de l’Afrique.
OUMAR ARTHUR PHILIPPE
Né en 2000 à Biitam Oumar Arthur Philippe, de son vrai nom Asseko Kanemouono Philippe, est élève en classe de 6e au collège Val de Mouila. Penseur précoce, il vient de participer à la réalisation d’un recueil collectif Au Bord de la Ngounié paru aux Editions Publibook à Paris. Actuellement, il étudie avec le même éditeur la possibilité de publier seul son recueil Petits Poèmes de vie.
Il se désigne lui-même comme poète du vent et du désert. Nous publions en guise d’encouragement et avec son accord l’intégralité des poèmes parus in Au Bord de la Ngounié. Sans doute seriez-vous comme nous saisi par la force d’un cœur naïf qui nous livre une étrange sensibilité. Plusieurs thèmes sont abordés qui puisent dans l’univers magique du « voyant ». Oumar Arthur Philippe est la révélation de notre littérature.
Une femme
Quelle est cette femme
Qui rentre chez nous
C’est moi c’est vous
C’est un nouveau cœur qui s’ajoute
Hommage à Maman Lucie
Femme africaine je te rends hommage
Tu es l’une des merveilles pour moi.
Comme je n’ai d’autres personnes !
J’aime cette femme, il aime cette femme
Il pleure cette femme, je pleure cette femme
Je deviens femme, je suis homme et femme
Je suis dédommagé femme, je suis toi
Tu es moi
Tu es elle, je suis elle
Elle est moi, je suis elle
Il est elle, tu es elle
Il était mauvais
Il était hésitant que je bouge une minute
Et il fallait que je bouge
Il faillait que je mange
Il fallait que je danse et que je prie
Et que je joue
Et que je me lave
Et que je brosse les dents
Et que je dorme
Et que je travaille
Et que je sois devant l’ordinateur
La confiance
Je suis confiant
Je suis intelligent
Je suis gentil
Et content
Pas mauvais
Pas désordonné
Et je sais voir
Je sais écouter
Je sais parler
Je sais Manger
Je sais boire
Je dis mal
Je dis bien
Je dis grand
La guerre
J’évite la guerre
On ne tue pas
On ne vole pas
On a tué
On a assassiné des gens
Sans cause
Le guerrier qui dit
Mon Dieu sauve moi
Je suis dans un moment difficile
Je prie tu me dis explique
Le sang des gens reste sur nos mains
Et nos armes à feux
Quand nous nous sommes vengés
On n’avait rien à craindre
Mais maintenant on est conscient
Après nous serons inconscients
Le rêve
Je me vois
Noir sur du blanc
Dans le miroir
Où je me maquille
Les pleurs
Les siens je les entends
Les miens sont-ils sonores ou muets
Sans micro
Je chante
Sans musique je danse
Tout ceci pendant
La nuit
Quand je dors
La raison
J’ai raison de dire
Vilain
Tu as raison de dire
Merci
Il a raison de dire
Je parle
Ainsi vient la raison
Chacun a raison
Tu as raison
J’ai raison
Personne n’a tort !
DERIVES
Le vieillard n’est pas mort mais la bibliothèque brûle
« Le monde est à l’envers ! ». Ce n’est pas une autre traduction du titre du célébrissime ouvrage de ce grand auteur nigérian Chinua Achebe "Things fall apart"plus connu en français sous le titre " Le monde s’effondre" qui par ailleurs est devenu un classique dans la littérature africaine, mais le cri d’un vieillard sorti de sa retraite et qui se retrouve face à un monde où tout lui semble sens dessus dessous.
Aujourd’hui ce vieillard est en général la conscience d’une société africaine confrontée à des dérives, à de nombreuses dérives.
Ce cri de détresse vient de la part d’une institution à laquelle on ne saurait reprocher d’avoir échoué dans sa mission de préservation et de transmission des valeurs ; rappelons que le vieillard en Afrique est le dépositaire des valeurs qui fondent l’homme noir. L’exemple le plus éloquent nous était offert par le sage et philosophe africain Amadou Hampathé Ba dans sa lucide réflexion : « En Afrique, un vieillard qui meurt est une bibliothèque qui brûle ».
Le vieillard n’est pas mort mais c’est la bibliothèque qui brûle. Oui, nos valeurs se meurent et nous à qui revient la sauvegarde de ce legs, marchons tête baissée si ce n’est enfouie dans le sable pour nous protéger de ces horreurs qui défilent devant nous et défient notre conscience. Quand prendra fin, quand mettrons nous fin à cette politique de l’autruche.
Le vieillard n’est pas mort mais la bibliothèque brûle.
Le très célèbre Roger Garaudy dans une de ses réflexions disait que "rester fidèle au foyer des anciens, ce n’est pas en conserver les cendres mais en transmettre la flamme".
La flamme, nous l’avons reçue, mais il est aujourd’hui plus que temps de nous demander si nous l’avons transmise aux nouvelles générations ou encore si nous l’avons bien transmise.
Devant nos valeurs qui se meurent, devant cette flamme qui pâlit nous restons de marbre car nous ne saurions par pudeur parler de calme olympien tant notre inaction est contraire à tout ce qui est olympien.
Le vieillard n’est pas mort mais la bibliothèque brûle.
Pourquoi ne verse-t-il pas de larmes, serait-ce que parce que ses glandes lacrymales ne sont plus fonctionnelles. Sûrement pas. Mais son stoïcisme, sa grandeur dans la souffrance comme le loup de Vigny montre combien son regard nous réprouve.
Nous n’avons pas compris ce qu’est la CIVILISATION DE L’UNIVERSEL dont Léopold Sédar Senghor est l’un des apôtres et peut-être le plus grand défenseur : l’adoption des valeurs positives dans nos sociétés pour en faire un terreau fécond pour les générations futures.
Aujourd’hui ces pensées mues en actions par le combat de tous ces mécènes se fanent, s’étiolent devant toutes ces dérives qui nous rapetissent comme une peau de chagrin : dérives comportementales, dérives vestimentaires qui de la part de la gardienne du logis (valeurs)-la femme, la mère- est la plus agressive, dérives des croyances car en fait tout combat pour une noble cause se transforme en religion. Ce à quoi nous assistons et qui demande à ce que nous troquions le manteau de spectateur contre celui de conscience agissante c’est une subversion et peut-être pire une inversion des valeurs.
Le vieillard n’est pas mort et la bibliothèque ne brûlera pas.
OUSMANE NIANG,
Professeur d’espagnol
Valois, où avez-vous mis votre foi ?
Ce mardi 8 décembre a été célébrée la fête de l’Immaculée Conception. Au cours de la messe faite par Mgr Dominique Bonnet, nous avons davantage appris sur le dogme de l’Immaculée Conception. Mgr D.Bonnet a interpelé les chrétiens catholiques du Val Marie à vivre véritablement leur foi. « Où avez-vous mis votre foi ? Qu’avez-vous fait de votre baptême ? », a-t-il demandé à maintes reprises avant de conclure sa prédication par cette prière à la Vierge Marie :
« O Marie
Veille sur nous
Guide-nous sur la route aplanie
De ton Fils Jésus
Amen »
INFOS CFAR
Club Francophonie : c’est reparti !
Comme tout le monde a bien pu le constater, le CFAR a procédé à la relance de ses activités pour le compte de l’année scolaire 2009-2010. En attendant la cérémonie officielle de lancement des activités, près de 100 élèves issus de tous les établissements de la commune de Mouila se retrouvent chaque lundi après-midi dans les divers ateliers (poésie, chorale, gymnastique, danses, mannequinat, théâtre…).
Grâce au dynamisme impulsé par Gildas Bivouli, président du CFAR, le Club compte contribuer véritablement à la vie culturelle de la commune. Plusieurs réunions des membres du bureau se sont succédé qui ont permis l’élaboration d’un programme d’activités et la rencontre de l’ensemble des chefs d’établissements de la ville de Mouila.
Le bureau du Club travaille sous la houlette de Kanemouono Ongueya, professeur d’allemand. Il est important de mentionner qu’à travers le pays les activités des Clubs Francophonie sont supervisés par la Direction de la Francophonie du Ministère des Affaires Etrangères.
Le Club Francophonie Arthur Rimbaud vient de faire paraître aux éditions Publibook en France, ouvrage financé par le groupe parlementaire PDG à l’assemblée Nationale.
Régis MBOUMBA
Lettre du CFAR aux Députés Membres du Groupe Parlementaires PDG à l’Assemblée Nationale
Honorables Députés,
Nous sommes heureux de vous écrire cette petite lettre au moment où nous effectuons la rentrée de notre club.
C’est avec joie que nous vous annonçons la parution de notre livre Au Bord de la Ngounié aux Editions Publibook en France. Cette parution n’a été rendue possible que grâce à votre sollicitude qui nous a inscrits au rang des bénéficiaires de votre soutien financier.
Le témoignage est clair que nous gardons de vous, à savoir que la jeunesse est au centre de vos préoccupations.
Les poètes nous ont prêté le mot le plus beau de toutes les langues du monde « merci ». Et nous vous l’offrons en échange de votre geste de bonté.
Veuillez agréer Honorables Députés, l’expression de notre profonde considération.
Pour le Club
L’Enseignant Responsable
Kanemouono Ongueya
Conférence : les dogmes de l’Eglise Catholique sur la Vierge Marie
Le Père Donatien
Dans le cadre des festivités de la célébration de la fête de l’Immaculée au collège Val Marie cette année était inscrite une conférence sur le thème : les dogmes de l’Eglise Catholique sur la Vierge Marie. La conférence s’est tenue en salle polyvalente en présence d’une centaine d’élèves du 1er et 2nd cycle. Le conférencier en la personne du Père Donatien, également aumônier du collège a adopté une démarche pédagogique en définissant à l’auditoire les termes principaux devant constituer l’ossature de sa communication. Après il a délimité son champ d’intervention afin de se faire comprendre davantage par les élèves.
Dans une communication qui a duré une quarantaine de minutes l’on a pu retenir trois points essentiels relatifs aux dogmes de la Vierge Marie :
A- Marie Mère de Dieu Toujours Vierge : Marie en tant que mère de Jésus Christ est mère de Dieu et comme telle toujours vierge. (Concile d’Ephèse 431 après J-C)
B- L’Immaculée Conception : Marie fut préservée dès le premier instant de sa conception de la tâche du péché originel, par un privilège unique de la grâce divine en raison des mérites du Christ, le sauveur de l’Humanité. Pie IX 8 Décembre 1854
C- Assomption : A la fin de sa destinée terrestre, la Mère de Dieu, Vierge sans tâche, Marie, à été prise, corps et âme, dans la gloire céleste. Pie XII 1er Novembre 1950
Voici en substance le message que le conférencier a bien voulu délivrer à l’ensemble de la communauté éducative du Val Marie. Dans un jeu de questions-réponses qui s’en est suivi le père Donatien a du relever quelques points d’ombre qui subsistait encore dans l’esprit de certains. Cette initiative du Directeur du collège Val-Marie, Joseph Massala a été saluée d’entrée de jeu par le conférencier qui a admiré que chez nous l’on ne se contente pas seulement des disciplines ordinaires telles les Mathématiques, le Français …. Mais aussi de l’esprit ou de l’âme. Au Val-Marie a dit le prêtre « le projet est de contribuer à la formation intégrale de l’homme ; ici on apprend à aborder la vie avec toute sa diversité. »
Gildas BIVOULI BIVOULI/ NDOMBI NDONG D’OTHALA
Rédaction
Directeur de la Publication : Kanemouono Ongueya
Rédacteur en Chef : ASSEKO KANEMOUONO
Rédacteur en Chef Adjoint : Régis MBOUMBA
Coordination : Bivouli Bivouli Gildas
Supervision : Joseph Massala
Montage et conception : Asseko Kanemouono
Contact : 07 12 37 18
e-mail :kanemouonopaul@yahoo.fr
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Les Lions Indomptables échouent en Afrique du Sud |
| 26-06-2010 9:57:53 | |
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C'est avec tristesse que le Cameroun a accueilli la nouvelle sur l'élimination de son équipe nationale lors de la 19e édition de la Coupe du monde de football. Pour nous qui vivons à l'étranger et qui avons besoin d'une image beaucoup plus reluisante d'un pays où tous les honneurs semblent nous avoir quitté, une victoire des lions indomptables constituent l'une des rares occasions où enfin le nom Cameroun ne rime pas avec corruption, tribalisme, enrichissement illicite, dictature muette. Mais voilà que nos ambassadeurs en Afrique du Sud n'ont pu faire mieux que d'offrir au monde la sale image d'un pays fissuré et pourri de l'intérieur. Le football qui était notre masque vient de reveler au monde notre véritable identité. Des gens faux incapables de s'unir pour rechercher le bien. Des gens chez qui le bien être rend fou. Car, il semble que la trop grosse fortune de certain joueurs les a rendue intouchables. Car il semble que dans notre équipe la sucession à certains postes se fait désormais de père en fils ou entre les membres d'une même secte. Et dans tout ceci le naif, c'est bel et bien le peuple qui n'y comprend rien et continue de se masturber d'un projet qui a perdu de sa substance. En tout cas, puisque c'est quand même l'argent du peuple et l'image d'un pays arraché il y a 50 ANS au colon qui sont trînés dans la boue, nous espérons que les pouvoirs publics traduiront ces joueurs et leur coach devant un tribunal pour haute trahison, car le mtif de leur élimination est loin d'être sportif. Après avoir reçu des primes jamais égalées, on ne peut pas se permettre de se tromper sur le choix des acteurs, on ne peut pas se permettre d'orchestrer des luttes inutiles, on ne peut pas se permettre de transformer un patrimoine national en propriété personnelle.
Enfin, je voudrais vous faire lire ce petit poème rédigé il y a 2ans sur ce sport qui devrait préoccuper desormais les psychiatre, car l'humanité va à la dérive et personne ne semble le voir. D'accord le football nous divertit et masque nos misères, mais le fait qu'il a enrichi des parvenus faisant d'eux des idoles et des porte paroles inverse dangereusement nos valeurs et nous livre des fous d'un autre genre que cotoient bien malheureusement des ministres, des managers, des intellectuel...
Etincelle
Mon pays n’a pas du pétrole
Le pétrole c’est pour eux
Mon pays n’a pas du bois
Le bois c’est pour eux
Mon pays n’a pas d’argent
L’argent c’est pour eux
Mon pays c’est le ghetto
C’est nous le ghetto quoi ?
Et une chose nous restait
Qui faisait notre joie
La joie des misérables
La joie des morts-vivants et des oubliés
Le football
L’équipe nationale a perdu
On casse
Pourquoi on casse
Parce que nous avons la preuve
Que nous priver des revenus
Du pétrole
Du bois
Fixer
Des taxes sur la débrouillardise
Tout cela n’a pas suffi
Ce qui nous restait encore
C’était ce football
Si les gens sont descendus
Dans la rue
Je ne veux pas les comprendre
Mais je sais que tout misérable
A un instinct suicidaire.
Si on prend tout à un homme
Comme c’est le cas avec mon peuple
Qu’on se garde de toucher à l’inutile
L’inutile est le refuge du misérable
Y toucher, c’est chercher autre chose !
En cassant voitures et magasins
C’est le système que mon peuple
Croyait détruire. Mais hélas !
Le système est là debout
S’il y avait eu victoire
Ce serait sa victoire
La victoire du système
Il y a défaite, c’est la défaite du peuple
Le peuple a perdu ses youyous
Le peuple a perdu le motif de la diversion
La réalité est là ! Le bonheur est confisqué
Et je sais que tout misérable est suicidaire !
La boule ronde a planté les termes de la survie
Dans mon instinct
On joue contre un adversaire
On tire pour marquer des buts
Et on élimine les faibles
Dont les attaquants ne peuvent franchir
La défense adverse
C’est fou tout ça !
Le football est une étincelle qui
Brille pour éblouir nos misères
On a gagné et les ennemis
S’embrassent
C’est pourquoi les hommes de chez moi
En ont fait un programme politique
Les victoires nous endorment
Les défaites nous réveillent
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naissancde la Fondation Saulnerond Mapangou a Mouila au Gabon |
| 24-05-2010 14:39:23 | |
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Fondation Saulnerond Mapangou pour la Science, l’Education, et la Culture
DESCRIPTIF DES PROJETS REALISABLES A COURT ET A MOYEN TERME
La fondation Saulnerond MAPANGOU a été crée en 2010 à Mouila au Gabon. Elle vise la promotion de la science, de l’éducation et de la culture. Elle répond à un besoin de contribuer au développement du Gabon en mettant un accent sur l’humanitaire, le volontariat et le bénévolat. Les membres de la fondation sont des personnes volontaires adhérant au projet du fondateur de créer un cadre favorable à l’épanouissement de l’homme dans toutes ses dimensions. La Fondation Saulnerond Mapangou est une idée du Poète et écrivain Kanemouono Ongueya, professeur au Collège Val Marie de Mouila. Avec son appui, le Collège Privé Marie Louise Ndoki de Mouila ouvrira ses portes dès la rentrée scolaire prochaine. Les idées et les contributions multiformes des uns et des autres seront les bienvenues dans la réalisation de nombreux projets.
La fondation repose sur un ensemble de projets qui sont menés en équipe.
I- Revue littéraire (sur Internet)
Objectif : Faire connaître la pensée gabonaise en dressant l’inventaire des publications tant sur le plan scientifique que sur le plan littéraire. Ensuite, mobiliser les critiques littéraires en vue d’étudier toutes les œuvres publiées par les gabonais. Mener une réflexion approfondie en vue d’améliorer la production littéraire, susciter le débat autour des publications, faciliter la publication et la diffusion du livre gabonais.
Impact : Les chercheurs du monde entier trouveront ici une source de données qui les incitera sans doute à s’intéresser au Gabon.
II- Jumelage des établissements scolaires
Objectif : La mondialisation nous impose aujourd’hui de nous ouvrir au monde afin non seulement de bénéficier des richesses de la diversité inhérente au brassage mais aussi de nous définir en tant que sujet agissant dans une humanité en pleine mutation. Le jumelage nous permet de faciliter les échanges entre différents établissements scolaires du Gabon et du monde. Nous entendons constituer un répertoire des établissements scolaires tout en dressant leur profil et leurs centres d’intérêt.
Impact : Quand chaque établissement scolaire aura noué des partenariats avec d’autres, il améliorera ses résultats.
III- Ouverture d’un collège privé
Objectif : La ville de Mouila connaît un manque important d’infrastructures scolaires. C’est la raison qui explique les effectifs pléthoriques dans les établissements existants. L’ouverture d’un collège privé dans le cadre de la Fondation Saulnerond Mapangou permettra de contribuer efficacement à l’amélioration du niveau scolaire grâce à un personnel qualifié qui impulsera le goût du travail et de l’effort. Le collège mettra également l’accent sur la formation dans les TICs et la promotion du sport.
Impact : Ce projet vise à former une élite responsable capable de faire face aux défis de la mondialisation.
IV- Création d’une bibliothèque numérique
Objectif : L’ordinateur permet de stocker incroyablement les données. En plus Internet constitue une grande source de connaissance. La bibliothèque numérique permet de familiariser les élèves aux techniques performantes d’acquisition des savoirs. Notre bibliothèque va donc associer tout un ensemble des logiciels directement copiés dans les ordinateurs et les liens favorisés par une connexion Internet.
Impact : Les élèves de Mouila profiteront des moyens performants pour mieux apprendre et la maîtrise de l’outil informatique pourra susciter un vif intérêt pour les matières scientifiques.
V- Troupes de théâtre et de danses
Objectif : La culture est le socle de la Fondation Saulnerond Mapangou. Ainsi ; il sera mis sur pied une troupe de danse et de théâtre. Les membres des troupes sont des volontaires recrutés et formés par la Fondation.
Impact : Le théâtre comme la danse peuvent procurer des emplois en créant des troupes professionnels, la fondation donne une chance aux jeunes deb développer leurs talents et de gagner leur vie
VI- Création d’un musée
Objectif : Le musée permettra de domicilier le patrimoine culturel de la Ngounié. Une équipe sillonnera la province à la recherche des objets d’art. Une commission scientifique se chargera de les authentifier et de rédiger un texte descriptif portant sur chaque objet.
Impact : Fierté de tout un peuple, le musée est donc un lieu de retrouvaille de toute une conscience historique culturelle et politique.
VII- Les bourses
Objectif : La Fondation Saulnerond Mapangou octroie des bourses de recherche aux étudiants et chercheurs. Ces bourses ou petites subventions à la recherche sont attribuées par une commission.
Impact : En s’ajoutant au cadre institutionnel d’attribution des bourses, la fondation permet à la société de s’approprier la science, l’éducation et la culture par des cotisations et contributions diverses devant servir à leur financement.
VIII- Les festivals
Objectif : La Fondation Saulnerond Mapangou organise une fois par an le festival des arts qui regroupera des artistes confirmés ou non qui seront récompensés pour leurs œuvres.
Impact : Favoriser la rencontre et les échanges entre artistes et permettre une expression beaucoup plus large des talents.
IX- Agriculture-pêche et élevage
La Fondation mettra un point d’honneur sur les secteurs clés qui sont l’agriculture, la pêche et l’élevage. Nous organiserons des séminaires de sensibilisation et de formations aux techniques les plus rentables. Il est prévu la création d’un champ et d’un étang communautaires.
Impact : création d’emploi et lutte pour l’auto suffisance alimentaire.
X- Initiation aux petits métiers
Ici sont ciblées la menuiserie et la maçonnerie. A travers une structure moderne de formation technique, la Fondation ambitionne d’accroitre les chances des jeunes à l’auto-emploi.
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Trois professeurs expatries s'engagent a promouvoir la Francophonie auprès des jeunes gabonais |
| 24-05-2010 14:18:29 | |
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CELEBRER LA FRANCOPHONIE EN MILIEU SCOLAIRE
Ce projet vise à célébrer chaque année avec plus de ferveur et de symbiose la Journée Internationale de la Francophonie. En rassemblant les jeunes des deux provinces, c’est surtout une occasion de traduire dans les actes l’idée d’une solidarité entre les jeunes et atteindre un de nos objectifs contenus dans la Déclaration Tchibanga 2007, à savoir promouvoir et pérenniser le forum interprovincial.
Par ailleurs, très peu d’occasions s’offrent aux jeunes pour se connaître, pour parler de leurs problèmes spécifiques et pour envisager leur contribution au développement de leur localité voire de leur pays. Le présent forum est une opportunité qui leur permettra de réfléchir sur eux-mêmes et sur leur environnement
Enfin, de nos jours, il existe très peu d’occasions saines pouvant permettre aux jeunes de découvrir leurs différences par rapport à d’autres, et de s’en enrichir. Les internats et les foyers ne fonctionnent plus activement comme par le passé. On y rassemblait des jeunes issus d’ethnies et de provinces différentes. Et ils y passaient au moins toute une année scolaire ensemble. Ce qui favorisait l’esprit de tolérance et d’acceptation de l’autre en dépit des différences ethniques, culturelles, religieuses, sociales et politiques. Cette rencontre constitue une voie de renforcement de l’unité, de la solidarité et de la paix dans notre communauté.
III-OBJECTIF DU PROJET
-Faire connaître davantage l’Organisation Internationale de la Francophonie auprès des jeunes
-Enrichissement à partir des diversités entre les jeunes des deux provinces voisines
-Permettre aux jeunes de s’engager activement dans le développement de leurs communautés respectives par le biais du volontariat.
-Encourager l’esprit de tolérance et de compréhension mutuelle entre les jeunes.
- Favoriser des échanges entre élèves et enseignants dans le cadre des conférences, ateliers et travaux divers pendant le forum.
IV-ACTIVITES ANTERIEURES ET REALISATIONS
Club Francophonie Arthur Rimbaud Mouila
Les réalisations du Club sont :
- publication du recueil « Poèmes du Val », éd. Publibook, Paris, 2005
- participation au centenaire de L. .S. Senghor à Libreville
- participation au forum interprovincial Ngounié/ Nyanga à Tchibanga
- publication du Bulletin d’information du Club
- participation à de nombreux concours littéraires
- organisations des conférences, récitals poétiques, soirées culturelles à Mouila
- Publication de « Echos du Val Marie », journal bi hebdomadaire
V-ACTIVITES DU FORUM
1) Opération « retroussons les manches » :
Il s’agit pour les jeunes volontaires francophones de Tchibanga de Ndendé et ceux de Mouila de déboucher les caniveaux de la ville de Mouila, obstrués par les ordures ménagères et les détritus de toutes sortes. Cette opération a pour objectif d’intéresser les jeunes au développement communautaire de leurs localités respectives sans toutefois attendre tout de la hiérarchie administrative communale ou gouvernementale. Ainsi comprendront-ils qu’ils ont eux aussi une contribution personnelle à apporter dans le cadre du développement de leur localité et de leur pays.
2) Les conférences
Quelques communications sont retenues pour permettre aux jeunes d’engager les discussions sur les thèmes retenus cette année à l’occasion de la célébration de la Journée Internationale de la Francophonie d’une part et sur leur rôle dans le développement de leur pays d’autre part. Ces thèmes pourront varier en vue de s’adapter au thème général retenu par l’OIF.
3) Les ateliers d’écriture :
Vu que le club Francophonie Arthur Rimbaud de Mouila a publié un recueil de poèmes : neuf jeunes poètes gabonais, Poèmes du Val, éditions Publibook, Paris, 2005.
Vu également que les jeunes de Tchibanga ont des projets littéraires de publication d’un recueil de poèmes, d’un recueil de nouvelles et d’un recueil de conte,
Sous l’encadrement de Monsieur Ongueya KANEMOUONO, poète traditionaliste, et de Monsieur Moua KALGORA, Professeurs de français au Lycée Général Nazaire Boulingui, l’atelier d’écriture vise à stimuler et encourager les talents d’écrivains chez les jeunes en vue de la promotion de la création littéraire francophone et gabonaise.
4) Visite des sites de la Francophonie et de portail jeunesse. Cette activité se déroulera dans un cybercafé de la place. Il s’agira de familiariser les jeunes avec le site de la francophonie en général, et ceux abordant les sujets de jeunes en particulier.
5) Les jeux concours : Il est prévu un concours d’orthographe et des jeux concours sur les grands auteurs francophones, sur l’Organisation Internationale de la Francophonie, sur la vie culturelle des provinces de la Nyanga et de la Ngounié etc.
6) Soirée culturelle : c’est une soirée récréative et festive alimentée de théâtre, de danses traditionnelles et modernes, de sketch, des déclamations de poèmes, des chants (composition personnelles, interprétation), mannequinât. Car il faut associer l’agréable à l’utile.
VI- RESULTATS ATTENDUS DU FORUM INTERPROVINCIAL NGOUNIE- NYANGA
1-Renforcer le sentiment d’appartenance à l’espace francophone.
2-la création d’un journal francophone Ngounié- Nyanga à travers lequel les jeunes feront connaître l’Organisation Internationale de la Francophonie à leurs camarades. Ils y évoqueront leurs activités et leurs projets. Ce journal sera un outil d’information et de formation des jeunes.
3-L’institution d’un programme interne de mobilité des jeunes entre les deux provinces en espérant d’étendre cette expérience aux autres provinces du Gabon. La célébration de la Journée Internationale de la Francophonie sera à cet effet rotative entre les deux provinces.
VII- LES ETABLISSEMENTS SCOLAIRES ET INSTITUTIONS
ASSOCIES AU PROJET
a) Tchibanga
1-Lycée Général Nazaire Boulingui
2-Collège Horizons de Tchibanga
3-Collège Val Marie
4-CES Etienne Koumba Nziengui de Tchibanga
5-Lycée Professionnel Alexandre Biangué de Tchibanga
6-Collège la réussite de Tchibanga
8-Mairie de Tchibanga
9-Le PNLS de Tchibanga, Comité d’Action Contre la Propagation du SIDA (CAPVES)
b) Mouila
- Collège Val Marie
- Collège St Gabriel
- CES Albert Martin Samba
- Lycée Public Jean Jacques Boucavel
- Lycée professionnel
- Lycée de l’excellence
- Collège Paul du Chaillu
- Collège secondaire Ngounié
- Mairie de MOUILA
- PNLS Mouila
- IDA /NGOUNIE
C) Ndendé
- Lycée d’Etat Paul Marie YEMBIT de Ndendé
Nous publions ici Les Annales de La quatrième édition du Forum Interprovincial Ngounié-Nyanga qui s’est tenu à Mouila au mois de mars. C’est là notre petite contribution au rayonnement de la Francophonie et partant de la jeunesse africaine. Quand je dis nous, je pense à mes amis Moua Kalgora, Sapao Moulesso et à moi-même. Certes, nous travaillons dans des contextes difficiles mais le dynamisme et la passion de nos élèves pour la culture restent et resteront nos sources de motivation. Nous encourageons les collègues à réaliser de projets similaires avec leurs élèves.
Club francophonie CLUB FRANCOPHONIE PIERRE
Arthur rimbaud de mouila MONSARD DU LYCEE D’ETATDE NDENDE
FRANCOPHONIE
40eme ANNIVERSAIRE DE LA FRANCOPHONIE
4ème EDITION DU FORUM INTERPROVINCIAL NGOUNIE NYANGA
Mouila, les 10,11, 12,13&14 mars 2010
ANNALES DU FORUM
Remerciements
Les Clubs Francophonies Arthur Rimbaud de Mouila et Pierre Monsard du lycée d’état de Ndendé remercient les personnalités suivantes qui ont œuvré pour la réussite de leur forum.
- Monsieur Joseph Benoit Mouity Nzamba, Directeur Ambassadeur de la Francophonie
- Monsieur Le Gouverneur de la Ngounié
- Monsieur Saulnerond Mapangou
- Mme Albertine Maganga Moussavou
- Messieurs les proviseurs du lycée d’état de Ndendé, du Val Marie, de St Gabriel.
Procès verbal du Forum Interprovincial Ngounié-Nyanga tenu à Mouila du 10 au 14 mars 2010
Du 10 au 14 mars 2010 s’est tenu à Mouila, chef-lieu de la Ngounié, la 4e Edition du Forum Interprovincial Ngounié-Nyanga. Ce forum s’inscrit dans le cadre des cérémonies commémoratives du 40e anniversaire de l’Organisation Internationale de la Francophonie. Deux délégations sont finalement arrivées au lieu des trois initialement attendues : Le Club Francophonie Pierre Monsard de Ndendé et JVF Gabon. Le Club Francophonie Nyanga n’a pu effectuer le déplacement.
Mercredi, 10 mars 2010
Cette journée a été marquée par l’arrivée des délégations et les derniers préparatifs sur le terrain. Le comité d’organisation a dû changer de site d’hébergement suite au manque d’eau que connaît le CPP de Mouila ; un manque justifié par la baisse de pression au niveau des robinets. Aussi le Directeur de l’ENASS qui a été immédiatement contacté nous a offert ses installations pour l’hébergement ainsi que les conférences prévues. A 18 heures 30, les jeunes volontaires Francophones ont entamé une retraite au flambeau sous escorte policière. Cette phase avait pour but de signaler la tenue à Mouila d’un événement important et nous a conduits dans tous les quartiers de la ville. La retraite au flambeau a permis également de glaner une somme de 30 000FCFA.
Après la retraite au flambeau, les jeunes volontaires francophones ont eu droit à un repas avant de se rassembler autour d’un grand feu allumé sur la cour de l’ENASS. Ici, chacun s’est présenté aux autres. Danses, chants, contes en langues gabonaises ont ponctué cette longue soirée qui a pris fin à deux heures du matin.
Jeudi, 11 mars 2010
Dans la matinée du jeudi, nous avons constitué les différentes commissions pour permettre à chacun des jeunes volontaires de contribuer efficacement à la réussite du forum. Une lecture du règlement du forum leur a été faite pour éviter des déviations.
La cérémonie officielle d’ouverture du forum s’est faite au cinéma le Bantu en présence du Secrétaire Général de province représentant le gouverneur de la Ngounié. Dans son propos, le Secrétaire Général de province a salué le projet des jeunes volontaires Francophones de mettre sur pied un cadre d’échange. Il a exhorté les jeunes à s’approprier les valeurs ou les idéaux de l’OIF avant de déclarer ouverts les travaux du 4e Forum Interprovincial Ngounié Nyanga. Cette cérémonie s’est aussi déroulée en présence de la représentante de Mme l’IDA de la Ngounié et de nombreux chefs d’établissements.
Après la cérémonie d’ouverture, les jeunes se sont penchés sur la rédaction de la déclaration qui allait sanctionner leur rencontre. Dans les groupes qui ont été constitués, le débat a porté sur les problèmes qui minent notre société.
Vendredi, 12 mars 2010
Cette journée a été marquée par deux conférences et l’entretien avec un représentant de JVF Gabon.
Au cours de sa conférence, Kanemouono Paul a entretenu les jeunes sous le thème : Qu’est-ce que la poésie ? Tentative d’explication à la lumière de Complainte de la Forêt de Moua Kalgora. Dans son expose, il nous a présenté sa conception de la poésie tout en exhortant chacun à s’y intéresser pour le bonheur de son âme.
Le second thème qui a été présenté par Joseph Massala, Directeur du Val Marie et Lyé Luc Mounguengui Nyonda, censeur au Lycée d’état de Ndendé a porté sur l’échec scolaire. Au regard des nombreuses questions posées, on peut aisément comprendre l’importance de la question. Les intervenants ont non seulement fait l’autopsie de la question mais aussi ont exploré les pistes d’une solution.
En Soirée, le Représentant de JVF Gabon, a entretenu les jeunes sur les opportunités de la Francophonie et a tenu à les laisser s’exprimer pour mieux comprendre leurs problèmes.
Samedi, 13 mars 2010
Cette journée a commencé de avec le concours de dictée organisé a l’intention des meilleurs élèves de la classe de 6ème en français de la commune de Mouila. Un texte de 200 mots environ tiré de Sur les chemins de ma vie de Saulnerond Mapangou leur a été proposer. Au final 3 gagnants :
- ASSEKO KANEMOUONO Philippe Sangenis, Collège Val-Marie
- Tchiloumbou Maloumba Jean-Henri, Collège St Gabriel
- IBOUILY BOUSSOUGOU Jérôme Steed, Collège St Gabriel
Ensuite, les jeunes ont pris part à la communication sur le thème :
Présenté par Rostano MOMBO de JVF Gabon. Dans son exposé il a tenu à enseigner aux jeunes quelques techniques pour parvenir à une gestion automne de leur association. Il leur a montré l’importance à appartenir à un réseau. Puis est venu l’entretien avec Mr Saulnerond MAPANGOU. Celui-ci a prodigué d’énormes conseils aux jeunes. Il leur a précisé qu’ils étaient l’avenir du Gabon et qu’ils constituaient une force de développement. Il a insisté sur la valeur de notre culture et a exhorté les jeunes d’aller vers leurs aînés pour mieux apprendre sur leur origine, point de départ de toute ascension. A 15heures un jeu concours dénommé Grand jeu concours interscolaire a mis aux prises 6 établissements : Val-Marie, St Gabriel, Lycée d’Etat de Ndende, Lycée JJ Boucavel, Collège Paul du Chaillu et CES Albert Martin Sambat. Le jury, après avoir examiné les scores obtenus dans les 4 rubriques qui constituaient le jeu à savoir : culture générale, course à sac, clash, parler une langue Gabonaise a proclamé les résultats suivants :
- 1er Collège Val- Marie Avec une récompense de 50.000 F
- 2ème Collège St Gabriel Avec une récompense de 30.000 F
- 3ème Lycée Public Jean Jacques Boucavel avec une récompense de 20.000 F
La cérémonie de clôture s’est faite avec la soirée culturelle qui a rassemblé plus de 1000 personnes à l’intérieur du Théâtre le Bantu.
Dimanche, 14 mars 2010
Ce jour à été consacré au retour des délégations au nettoyage des sites, à la remise du matériel emprunté et au repos.
Conclusion
La 4ème édition du forum interprovincial Ngounié-Nyanga s’est bien déroulée dans l’ensemble. On a néanmoins remarqué l’absence de Tchibanga et de nombreux intervenants. Les jeunes volontaires francophones se sont montrés très disponible et humble. Tous ont pris part aux travaux de bout en bout. 3 chefs d’établissements se sont véritablement mobilisés ainsi que leurs élèves : le Directeur du collège Val-Marie, le Directeur du collège st Gabriel et Le proviseur du Lycée d’état de Ndendé, Mr Ernest PAMBOU. Les délégations ont pu regagner leurs villes respectives et aucun incident n’a été signalé.
Fait à Mouila, le 15 mars 2010
Pour le Forum,
KANEMOUONO Paul
DECLARATION DE MOUILA 4
Nous, Jeunes Volontaires Francophones de la NGOUNIE
• Considérant les résolutions des différents forums tenus en 2006 à Libreville, 2007 à Tchibanga et 2008 à Mouila, 2009 à Tchibanga
• Considérant la nécessité de l’expansion des clubs francophonie sur l’espace national,
• Considérant les résolutions prises lors du Forum sur la participation citoyenne des jeunes en Francophonie tenu à Moncton, Québec et à Ottawa
• Considérant le partenariat scellé entre les Clubs de Francophonie Nyanga, Arthur Rimbaud et Pierre Monsard de la Ngounié,
• Considérant la diversité culturelle et linguistique du Gabon,
• Considérant la posture marginale souvent subie par les populations de l’intérieur du pays,
• Considérant l’appropriation et la promotion des programmes de la Francophonie via le Réseau des Jeunes Volontaires,
• Considérant la déclaration de l’année 2010 comme année de la jeunesse,
• Considérant l’engagement de la jeunesse gabonaise à rendre la Francophonie populaire,
• Considérant la nouvelle dynamique gouvernementale,
Affirmons que :
• Le manque d’appui financier et structurel du Ministère des Affaires Etrangères, du BRAC favorisera l’émiettement de synergies développées sinon la mort du Forum interprovincial Ngounié-Nyanga,
• Le manque d’infrastructures routières paralyse l’union et le contact des peuples,
• La crise financière mondiale et les changements climatiques ont aggravé des disparités socio-économiques au sein de la Ngounié partant dans l’espace francophone,
• La culture associative et l’esprit de volontariat animent les jeunes de ces provinces,
• Les jeunes de la Ngounié et de la Nyanga témoignent des atouts tant culturel, artistique que sportive,
• Des efforts sont encore à consentir pour l’épanouissement et l’éducation des jeunes,
Constatons que :
• L’absence des délégués des Jeunes Volontaires Francophones du Club Francophonie Nyanga,
• Le déficit d’enseignants et le manque de recyclage,
• L’absence de personnel soignant qualifié et le manque de médicaments,
• L’engagement des enseignants à encadrer les jeunes et à leur garantir des chances de réussite dans la vie est visible,
• La fracture numérique par l’absence des cybercafés,
• Le taux encore élevé du chômage chez les jeunes,
• La réalité des changements climatiques et ses conséquences,
• La pauvreté va grandissant dans les milieux ruraux.
Recommandons :
• Le renforcement des capacités des clubs existant et la création d’autres clubs à travers le pays,
• La mise en place d’une disposition administrative permettant l’
• A aimer les autres avec les différences linguistiques et culturelles qu’ils présentent,
• A participer à la vie associative de nos établissements scolaires par l’intégration de la culture associative,
• A mettre en place une chaîne de solidarité pour tous les pays frappés par des catastrophes naturelles comme Haïti,
DEMANDONS
A l’Ambassadeur Directeur de la Francophonie d’être le porte parole des jeunes auprès de
• Monsieur le Ministre du MAECFIR et du
• Secrétaire Général de l’OIF
• Directeur du BRAC
Fait à Libreville, le 13 mars 2010
Pour le Forum
Rapporteurs :
Club Francophonie Arthur Rimbaud : BIVOULI Gildas
Club Francophonie Pierre Monsard : BOUTAMBA Aurélie
REGLEMENT DU FORUM
1) Tout participant au Forum Interprovincal s’engage à prendre part aux activités du début à la fin.
2) Les différents repas donnés au cours du forum se prennent ensemble.
3) Les participants ne choisissent pas leur menu
4) Les jeunes francophones prenant part au forum doivent être volontaires et prêts à s’entraider mutuellement
5) Pendant les conférences, les participants doivent être attentifs, poser des questions et prendre des notes. Les modérateurs sont choisis parmi les jeunes et au hasard.
6) Il faut toujours s’assurer que son nom est inscrit sur la liste de présence du jour.
7) Les sorties en dehors des sites indiqués pour les activités se fait sur autorisation de l’un des encadreurs.
8) Eviter de nuire par des attitudes indécentes
9) Eviter de déplacer les objets qui ne vous appartiennent pas.
10) Il est strictement interdit de fumer ou de boire l’alcool.
11) Les jeunes francophones sont informés qu’en cas de mauvais comportement le diplôme de participation leur sera refusé.
12) Chacun des encadreurs fera un rapport écrit à sa hiérarchie.
13) Les groupes de travail doivent tenir compte de la parité homme-femme.
14) Pour diversifier ses expériences, chacun fera l’effort d’aller vers l’autre et les équipes de travail seront mixtes.
Forum Inter-provincial : La définition de la Francophonie selon les délégués des Jeunes Volontaires Francophones
Paterne MOUELE / SG du Club de Francophonie Pierre Monsard du Lycée Paul Marie Yembit de Ndéndé : La Francophonie, c’est la promotion de la langue française. C’est la valorisation de nos différentes cultures par le biais de la langue française.
Yannick BOUASSA du Club Francophonie Arthur Rimbaud (CFAR) du collège Val Marie : La Francophonie, c’est un lieu de rencontres. C’est vivre en harmonie en ayant la langue française en partage.
Amélie BOUTAMBA/ Coordonnatrice adjointe du Club de Francophonie Pierre Monsard du Lycée Paul Marie Yembit de Ndéndé : La Francophonie, c’est l’union dans la différence pour se partager les cultures. C’est l’acquisition des différentes cultures afin de les partager avec les autres.
Chantia Joyce NDOMBI/ Vice-Présidente du Club de Francophonie Pierre Monsard du Lycée Paul Marie Yembit de Ndéndé : La Francophonie, c’est le volontariat pour la valorisation des cultures, pour mieux s’exprimer, c’est prôner le vivre en communauté.
Maelle BIGNOUMBA du Club de Francophonie Pierre Monsard du Lycée Paul Marie Yembit de Ndéndé : La Francophonie, c’est la solidarité entre différents partenaires, c’est le brassage des cultures, c’est la lutte contre le repli identitaire. C’est une identité unique dans la différence. C’est également la promotion de l’échange.
Carl Salame MASSAL/ Chargé des Relations extérieures Club de Francophonie Pierre Monsard du Lycée Paul Marie Yembit de Ndéndé : La Francophonie, c’est le rassemblement des cultures, le bénévolat et la solidarité. C’est une structure qui permet l’unicité dans la différence.
Alexandre NDOMBI D’OTHALA NDONG Vice-Président du Club Francophonie Arthur Rimbaud (CFAR) du collège Val Marie de Mouila : Je comprends souvent la diversité à travers mon identité qui regroupe trois provinces du Gabon que sont la Ngounié, le Haut-Ogooué, le Woleu-Ntem. Pour définir la Francophonie, à mon avis, c’est l’envie de connaître l’autre qui est en moi, ce désir ardent de collaborer avec les autres.
Gildas BIVOULI/Président du Club Francophonie Arthur Rimbaud (CFAR) du collège Val Marie : La Francophonie, c’est l’opportunité de donner l’occasion à tout un chacun de s’exprimer dans la différence. J’entends, danseurs, comédiens, Top model. C’est fédérer les intérêts communs. C’est également le partage de l’amour du prochain.
Landry MABILA MOUKAGNI Landry Présidente du Club de Francophonie Pierre Monsard du Lycée Paul Marie Yembit de Ndéndé : Pour définir la Francophonie, je propose d’entrevoir ces attributs :le bénévolat, l’amour, l’amitié. C’est une structure internationale qui forme dans les différents domaines. Elle m’a permis d’apprendre à diriger. C’est la préservation de l’environnement. C’est une aptitude, une capacité à raisonner. C’est un comportement.
Arsène Roland MIKOLO Rédacteur en Chef de l’atelier Journal du Club de Francophonie Pierre Monsard du Lycée Paul Marie Yembit de Ndéndé : La Francophonie, c’est le rassemblement des jeunes scolarisés pour revaloriser leurs cultures dans un esprit bénévole et de partage. Il y a trois raisons qui m’ont permis d’adhérer à la Francophonie qui sont d’ordre culturel, la connaissance d’autres cultures et l’acquisition des connaissances. Tout ceci en vue de s’évader et changer de destin. C’est une organisation internationale qui travaille de mèche avec le Ministère des Affaires Etrangères. Elle nous permet d’avoir des bourses d’études.
Vanessa NDOMBI de l’atelier mannequin du Club de Francophonie Pierre Monsard du Lycée Paul Marie Yembit de Ndéndé : La Francophonie peut se lire à travers le bon accueil que nos frères de Mouila nous ont réservé. C’est l’’amour du prochain. C’est le vivre ensemble dans une différence relative.
Line MAKOSSO du Club de Francophonie Pierre Monsard du Lycée Paul Marie Yembit de Ndéndé : La Francophonie, c’est une famille. C’est apprendre à se connaître, à se découvrir.
Horpat MAROUNDOU KOUMBA du Club de Francophonie Pierre Monsard du Lycée Paul Marie Yembit de Ndéndé : La Francophonie est comparable à une fleur qui s’épanouit.
Thèmes de conférence
Thème 1: Problématique de l’école dans la littérature africaine dans : L’aventure ambiguë de Cheikh Hamidou Kane, Au bout du silence de Laurent Owondo, Parole de vivant de Moussirou Mouyama, Complainte de la Forêt de Moua Kalgora
Par Sapao Moulesso, Professeur de Français
Introduction
L’école formatrice de l’homme, moyen d’épanouissement individuel par excellence, suscite des débats car d’aucuns pensent que, l’école qu’elle soit traditionnelle (africaine) ou moderne (européenne) fabrique des cancres ; elle crée des problèmes et déverse sur le marché des citoyens mal formés. L’échec scolaire devient un sujet préoccupant pour tous les acteurs de l’éducation : à commencer par les élèves, en passant par les enseignants, les parents et les autorités. Alors à qui imputer le tort ? Aux élèves ? Aux enseignants ? Ou aux parents ? Quel est le point de vue des écrivains sur ce sujet ? Aussi allons-nous donner la parole à quatre écrivains pour édifier.
Ainsi, L’aventure ambiguë de Cheikh Hamidou Kane nous permet de voir l’arrivée de l’école occidentale et les problèmes quels a suscité déjà dès l’origine. En effet, l’école européenne dans le roman de Cheikh Hamidou Kane, se révèle comme un outil d’acculturation, de déracinement en ce qu’elle arrache Samba Diallo à sa culture et le prolonge dans l’hybridisme culturel. Le héros Samba Diallo que les anciens ont transféré de l’école coranique à l’école nouvelle pour apprendre à lier « le bois du bois » et « vaincre sans avoir raison », « construire des demeures solides et durables ». Mais, Samba Diallo reviendra de ses études en France, désorienté, déboussolé car il n’est plus nègre ni entièrement occidentalisé. Samba Diallo, mourra de la faim du fou. Sa mort symbolise l’échec de l’école moderne, sinon l’échec de l’éducation.
Dans Au bout du silence de Laurent Owondo, également, l’école est perçue comme un moyen pernicieux d’acculturation par Anka. Pour lui, l’école moderne est ennemie de l’école traditionnelle, or la destinée d’Anka était de devenir « l’immortel » Rediwa, la réincarnation de son grand père Rediwa. Alors Anka abandonnera l’école malgré les menaces et les punitions de son père kota, pour qui l’école moderne est une voie d’intégration sociale ; l’école moderne lui permet de venir « infirmier », « maître » ou « policier ». Dans cette œuvre gabonaise, l’école moderne ne constitue pas un obstacle pour la démarche initiatique d’Anka.
Parole de vivant, un roman gabonais, soulève également le problème de l’école en mettant en exergue la considération entre l’éducation moderne puisque le héros Itsiamunuu prendra la décision de mettre par écrit les enseignements de sa grand-mère pour qu’il ne tombe dans l’oublie.
Donc, l’école moderne, loin d’être un obstacle pour notre épanouissement culturel traditionnel. Mais, La complainte de la forêt, dans trois poèmes résume bien tous les problèmes de l’école moderne. Ainsi, « l’échec de l’’hyène » pose le problème de l’échec scolaire et situe les responsabilités. « La complainte du rat » marque le caractère incontournable de l’école dans la société moderne. « Le cheval et le requin » souligne la question des débouchées, de l’emploi après les études.
Complainte de la Forêt de Moua Kalgora
L’œuvre poétique Complainte de la forêt, une œuvre allégorique de la vie sociale nous fait projection de l’école moderne en crise dans le poème « l’échec de l’hyène ». En effet, le titre du poème est très éloquent par sa forme syntagmatique. Il se compose du groupe nominal « l’échec » suivi de son complément du nom « l’hyène ». « L’hyène » ici, c’est l’élève confronté aux problèmes de l’échec scolaire : pourquoi ? A qui la faute ? Aux élèves ? Aux enseignants ? (P.30).
Sur le plan structurel, ce poème se réparti en trois mouvements :
1)- Mouvement 1
V1 « Moi j’aime l’école […] V13 « un maître traqué »
-martyrise, blâme, mauvais travail, travail médiocre parce que l’enseignant « nargué » « dragué » « traqué ».
Ainsi, l’élève impute son échec à l’enseignant qui n’assume plus son rôle de formateur et de guide.
2) Mouvement 2
Autre raison avancé par l’élève pour justifier son échec, c’est la pluralité des disciplines enseignés à l’école. Cette multitude de matières enseignées est soutenue par la multitude d’enseignant mis à la disposition de l’apprenant. Mais malheureusement l’enseignant se mue en bourreau, en « persécuteur » et « chasse », « casse » et « tasse » l’élève.
La complainte de l’élève se traduit stylistiquement par l’allitération de [m] pour signifier la plainte, l’allitération de [z] et [r] pour dire la force et la violence de l’enseignant. Il en va aussi des assonances en [a] et [i] exprimant la douleur.
Problème de chômage et des diplômes
« Le cheval et le requin » p. 17
Ce poème nous fait voir la situation critique que vivent les diplômés sans emploi livrés aux « actions bandits » sous incompétents et peu consciencieux « un cheval sans poil/ Diplômé sans emploi/ embauché par un privé/ Qui n’avait point de vie privée/ Ce patron requin/ Ne passionne pas/ Homme d’affaires/ Il demanda au cheval/ Qui était son smicard/ Mon cher/ Diplôme en droit » p. 17.
Problème de grossesse à l’école p.20
- « Histoire de la saine » p.20
Ce poème soulève le problème de la grossesse à l’école et particulièrement celui de l’avortement et opte pour que les filles assument leurs grossesses plutôt que de prendre le risque d’un avortement qui mettra sa vie et son avenir en danger.
- Importance et caractère incontournable de l’école dans la société contemporaine p.28
- « La complainte du rat » p.28
L’école est un outil d’intégration et du bien vivre car l’écriture matérialisée dans le poème s’impose à l’homme à toutes les échelles de la vie.
L’antiphrase « Un papier/ n’est pas papier/ Le papier/ Est un papier/ Le papier/ un papier » illustre la complexité du sujet.
- Complainte = chanson populaire plaintive sur un sujet tragique.
Thème 2 : Les jeunes et l’échec scolaire : que faire ? Par Joseph MASSALA, Directeur du Collège Val Marie et Luc Lié MOUNGUENGUI Censeur de la Vie scolaire au LP P-M YEMBIT/ Ndendé
Préambule: Il faut avouer qu’il m’est venu de penser que cette présentation aurait pu être faite par les jeunes eux-mêmes. Peut-être qu’ils auraient pu mieux nous expliquer les raisons de leur échec ? Après tout, ce sont eux les premiers concernés par ce problème avant que cela ne soit l’affaire de toute la communauté !
Ainsi, pourraient-ils nous aider à mieux les aider ! Sans doute que nous y reviendrons tout à l’heure ! Qu’à cela ne tienne, je me suis résolu à amorcer cette analyse sur la base de ma modeste expérience d’encadreur des jeunes en tant qu’enseignant.
Introduction :
Le sujet est sensible, d’autant qu’il s’agit de la jeunesse scolarisée. Surtout en ce début du 21è siècle où les concepts nouveaux (révolutionnaires) sont nombreux : mondialisation, excellence, réchauffement climatique, développement durable (en matière d’éducation)…etc.
Au Gabon, un nouveau concept de l’émergence a jeté son dévolu sur l’éducation sur l’éducation et la formation de la jeunesse comme support de son dynamisme. Ce qui place nécessairement les réussites ou les échecs scolaires - c’est selon – au cœur de la réflexion sur les stratégies menant à l’aboutissement du processus de l’émergence. Les états généraux de l’éducation, de la formation et de l’adéquation formation-emploi, qui se tiendront très prochainement sont la preuve que l’éducation est au cœur des préoccupations des plus hautes autorités de l’Etat.
Aujourd’hui, à mi-parcours de l’année scolaire 2009-2010, et à l’approche des examens, parler de l’échec scolaire devant une « jeunesse francophone » intéressée revêt un caractère particulier. Et encore plus quand il faut répondre à la question : que faire ? Et être à deux ou trois pour évoquer cette question ne me semblait pas de trop. Il est certain que ce qui sera dit ici ne sera pas exhaustif, et que des possibles contributions seront les bienvenues pour alimenter cette analyse. Celle-ci s’articulera autour des deux principaux axes suivants :
* l’aperçu historique de l’école gabonaise et ses objectifs ;
* l’échec scolaire proprement dit et quelques pistes ou solutions au problème.
- Définition de l’expression échec scolaire,
- Facteurs liés à l’échec scolaire ;
- Quelques pistes pour limiter l’échec scolaire…Définition de l’expression échec scolaire : Le terme échec tel que l’énonce le dictionnaire signifie manque de réussite dans une entreprise, dans un projet… Ce qui est valable dans toutes les situations imaginables. Au niveau de l’école, le manque de réussite sera d’abord quotidien : une notion ou un cours peu ou mal compris, une évaluation mal abordée, en fin de compte un résultat annuel se soldant par un redoublement ou une exclusion, le fait de rater un examen…
Une interrogation survient : pourquoi cette situation récurrente d’échec scolaire , surtout dans notre pays depuis plusieurs années ? Cela intéresse toute la communauté, et les réponses seraient sans aussi diverses. Mais je me risquerai à proposer quelques causes qui me semblent les plus en vue.
Les facteurs de l’échec scolaire ? :
• l’environnement social et familial :
*Insuffisance de moyens financiers : ce qui renvoie à la pauvreté des familles, surtout nombreuses ;
* Au plan social :
-L’analphabétisme des parents, défavorisant un encadrement efficace à la maison ;
-Voisinage difficile ( bruit, promiscuité avec des débits de boissons ou des voies de communications à grande circulation…) ;
- Prédominance des préoccupations / activités ludiques ou extra-scolaires
* Au plan matériel :
-Cadre social ou familial inadapté/ peu favorable aux conditions exigeantes de l’apprentissage (chambres peu spacieuses, peuplées, mauvais éclairages, sans confort…) ;
• Le comportement, cause de l’échec scolaire :
* Défaut d’objectif positif de la part de l’élève ( qui vient de façon désintéressée à l’école…) ;
* Le refus ou le mépris de l’autorité (parentale, scolaire ou administrative…) ;
* Les comportements à risque (alcoolisme, drogue, sexualité incontrôlée…) ;
* La malhonnêteté de bon nombre d’élèves qui excellent dans la tricherie (avec la complicité des parents et même des enseignants) ;
* Complexe de beaucoup de jeunes vis-à-vis de certaines filières techniques (par
Suivisme);
• Les NTIC, sources de l’échec scolaire :
Cela paraît paradoxal à première vue, mais l’exploitation déviante des NTIC pose problème :
*Programmes TV inappropriés;
*Mauvaise utilisation de l’internet à des fins plus ludiques ;
*Perversion liée à l’imitation à tout va de tout ce qui est extérieur sans que l’utilité ne soit évidente ;
*Utilisation abusive et peu approprié du téléphone portable avec toutes les conséquences qui en découlent…
• Les problèmes politiques, à l’origine de l’échec scolaire :
-Insuffisance d’une vision étatique ou projet politique très élaborée en matière de formation (moyens, stratégies, perspectives…) , ce qui renvoie à l’insuffisance de reconversion ou de passerelles entre types de formation ;
-Troubles politiques (guerres avec son cortège de déplacements de populations et de désagréments…) ;
• Le déficit de capacités intellectuelles :
Si beaucoup de jeunes sont intelligents, certains surestiment leurs capacités à faire des études générales et longues alors qu’ils auraient pu faire autre chose ; c’est là qu’intervient la question : que faire ?
Que faire ?
Gros défi que celui de trouver une réponse satisfaisante. La question est ouverte et s’adressent à tous. Mais pour moi, il s’agit de :
• prendre le contre-pied de tous les maux ou défauts que nous avons énuméré auparavant. C’est –à –dire que chaque maillon de la société doit jouer son rôle, de l’état aux parents en passant par les enseignants et encadreurs.
Ainsi on peut entrevoir quelques actions de l’Etat :
*réduire la pénurie en enseignants ;
*Former des enseignants qualifiés et motivés ;
*Améliorer les conditions de vie des enseignants ;
*Améliorer les conditions d’apprentissage…etc.
• Mais cela n’est pas suffisant. En effet, au vu de la tournure des événements aujourd’hui, je peux dire que les jeunes eux-mêmes ont, à mon avis, le plus grand rôle à jouer en :
*prenant conscience des enjeux du moment et de demain ;
*en cultivant le goût de l’effort...
Car si vos ainés ont réussi, vos collègues et condisciples réussissent encore actuellement dans les mêmes conditions d’apprentissage difficiles, pourquoi n’obtiendrez-vous pas comme eux des résultats positifs en manifestant plus d’engagement?
Je conclus en vous conseillant de faire votre examen de conscience.
Je vous remercie.
THEME 3 : Culture de la paix et leadership : le rôle et les missions de JVF-Gabon
De Lyon à Libreville ou de l’historique de JVF
Le Réseau des Jeunes Volontaires Francophones trouve son origine historique à Lyon au mois de mars 2002. Il est le projet des étudiants africains et européens qui, autour de trois axes prioritaires que sont :
• La démocratie et droits des êtres humains ;
• La culture de paix ;
• Le développement durable
décident de se mettre au service de leurs localités pour cultiver la conscience citoyenne et
l’esprit volontaire dans le jeune. JVF est donc nécessairement une structure à vocation socioculturelle et humanitaire, qui travaille à la mutualisation des initiatives des jeunes de l’espace francophone à travers la mise en œuvre de projets communs de solidarité internationale.
Ce Réseau compte aujourd’hui quarante six (46) antennes réparties sur la presque totalité de l’espace francophone.
C’est le 28 juillet de l’année 2003 que le Réseau JVF nait officiellement au Gabon dans sa capitale politique, Libreville, en référence à la loi 35/62 de 1958. Elle est une association apolitique, non confessionnelle et à but non lucratif. Dès cette date, le Réseau s’étendra à l’intérieur du pays d’abord dans la Ngounié et la Nyanga où il compte ses clubs pilotes. Le Volontariat est la clef de voûte du Réseau JVF et son triptyque le rappelle aux différents membres.
Un concept clef et un triptyque volontariste
Le volontariat est un concept essentiel qui porte et définit toute l’action JVF. C’est pourquoi, le membre JVF doit sans cesse avoir en l’esprit ce concept qui constitue une possibilité pour les jeunes de développer des valeurs, de se forger une identité plus forte et d'acquérir de l'expérience et des compétences ordinairement non fournies dans le secteur de l'éducation formelle ou de la formation professionnelle. Par le volontariat, le membre JVF s’élance librement et se fait solidaire de l’autre pour ainsi aider au renforcement et au développement de la société civile.
Le triptyque de JVF est : Volontariat – Equité – Humanisme.
Pour acquérir le statut de Volontaire Francophone, le jeune âgé de trente cinq (35) au plus doit se plier aux différents engagements contenus dans le guide du JVF.
Le guide du Jeune Volontaire Francophone, pour une marche responsable vers l’autre
Le guide du Jeune Volontaire Francophone est un code de bonne conduite et d’engagement qui ne laisse aucune ambiguïté quant à la volonté de tout jeune à devenir JVF. Ce guide montre au membre adhérent les différentes étapes de sa reconnaissance au sein du Réseau, d’autre part, il indique clairement au membre adhérent que le JVF n’est pas un agent commercial ou un travailleur qui réclamerait une rémunération après une action menée. Lorsque le membre se reconnaît dans l’esprit JVF, il peut alors parapher la fiche d’engagement personnalisée.
Une fois engagé, le JVF doit participer aux missions du Réseau.
Les missions du Réseau JVF
Les missions de JVF sont portées par neuf (9) chantiers qui font corps avec les quatre (4) missions fondamentales de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) ainsi que le montre le tableau ci-après :
N° Chantiers JVF Activités Secteurs d’action de l’OIF
01 Environnement tourisme et patrimoine Activités de préservation de
patrimoines naturels ou historiques.
Développement durable et solidarité
02 Entreprenariat et développement durable Programmes de formation,
de renforcement et d’évaluation
des compétences et la prise d’initiative économique pour le développement local et national.
03 Enfance et populations vulnérables Assainissement de Point
Des espaces de vie des populations vulnérables et particulièrement des enfants.
04 Humanitaire et solidarité internationale Rencontres internationales
de jeunes sur des thèmes
relatifs à la culture de la
paix et de la citoyenneté.
05 Femmes éducation et santé Réhabilitation ou mise en
place de structures de
santé par la recherche de partenaires.
Education, formation, enseignement supérieur et la recherche
06 Éducation, art et culture Réhabilitation ou construction
de salles de classes par la recherche de partenaires mais aussi aider à la fourniture d’ouvrages dans les bibliothèques scolaires.
07 TIC, formation et échanges pédagogiques Renforcement des compétences
informatiques et échanges
pédagogique. Travailler à réduire la fracture numérique entre le Nord et le Sud.
08 Démocratie locale, culture de la paix et droit de l'homme Simulation de parlements
de jeunes sur des thèmes
divers et variés.
Paix, démocratie et droits humains
09 Plurilinguisme et diversité culturelle Activités de diffusion de la
langue Française et de promotion
de la diversité culturelle et des langues partenaires.
Langue française et diversité culturelle et linguistique
Les missions ci-haut répondent d’autre part aux objectifs de JVF pour une jeunesse encore plus entreprenante.
Objectifs du Réseau ou le signet d’une vision claire
• Mettre en avant la vision et les aspirations de la jeunesse francophone gabonaise sur la scène nationale et internationale.
• Jouer un rôle d’interface sur toutes les questions et problématiques entres les instances de la Francophonie et la jeunesse.
• Participer aux projets, programmes et rencontres qui relèvent du domaine et de la compétence de la francophonie.
• Revaloriser les langues et les cultures gabonaises par différents activités menées.
• Favoriser l'épanouissement social, économique et culturel des jeunes par la promotion du développement durable, par l’accès aux inforoutes, par le développement civique, la culture de la paix et le respect des droits humains.
• Mettre sur pied des clubs JVF en vue de valoriser et pérenniser l’engagement volontaire des jeunes.
Sur la base de ces objectifs, le Réseau JVF a déjà posé un certain nombre d’actions sur le plan local et international.
Des actions menées ici et là-bas
Les activités que nous présentons ci-après ne sont pas exhaustives, mais représentatives de notre action.
Le terrain local…
• Formation des élèves, des étudiant(e)s, des jeunes femmes et des responsables de structures de jeunesse sur les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC), (régulière) ;
• Campagne sur les Objectifs du Millénaire pour le développement en partenariat avec le PNUD (en cours) ;
• Encadrement et Animation des Cyberespaces de l'Université Omar Bongo (UOB) et du Campus Numérique Francophone de Libreville (CNFL) (en cours) ;
• Organisation des Journées d’Etudes Francophones à Libreville à l’occasion de la Journée Internationale de la Francophonie sur le thème : «Jeunesse et Francophonie » avec la participation de professeurs de l’université Omar Bongo et ceux du CENAREST (2005) ;
• Organisation de la caravane de sensibilisation de la jeunesse sur les grossesses précoces et VIH/SIDA (2005);
• Organisation du Premier Forum National des jeunes de la francophonie avec pour visée d’expliquer aux jeunes le rôle des campus numériques et discuter sur la diversité culturelle et linguistique (2005) ;
• Mise en Place d’une émission Radio « Echos francophones» en partenariat avec l’Agence Universitaire de la Francophonie et l’Université Omar Bongo (2006);
• Organisation de la « nuit du web » pour permettre aux jeunes d’accéder aux informations à travers les sites réservés à la lutte contre le SIDA (2006, 2007) ;
• Forum national sur l’impact de la pensée et du message de Senghor face aux défis des jeunes (MAECFIR, janvier 2007) ;
• Agora jeunesse : - Avènement de Jean PING à l’Union Africaine
- Les Accords de Partenariats Economiques (2008) ;
Le terrain international…
• Participation au Sommet de Ouagadougou : Rencontre des jeunes sur le développement durable et l’environnement (2004) ;
• Participation à l’Université d’Eté Francophone organisé par la région Rhône Alpes et l’Université Jean Moulin de Lyon (2004);
• Participation à la Rencontre AJC regroupant 150 jeunes de l’espace francophone sur le thème de l’engagement citoyen des jeunes (Montréal, octobre 2004) ;
• ; Participation à la Rencontre Internationale des jeunes volontaires francophones sur le Volontariat et la culture de la paix (Dakar du 18 au 25 septembre 2005) ;
• Mise en place du Passeport du Jeune Volontaire Francophone pour valoriser et faciliter la mobilité des Jeunes Volontaires dans l’espace francophone (Dakar, 2005) ;
• Participation à la rédaction et au Lancement du Journal « ECHOS FRANCOPHONES » du Réseau des Jeunes Volontaires Francophones diffusé à partir de Lyon et donnant la parole aux jeunes francophones du monde entier sur des thèmes relatifs à la paix et aux droits de l’homme dans le monde (Lyon, 2005);
• Participation au Parlement International de la jeunesse d’Oxfam : Présentation du projet Jeunes Volontaires en action contre les grossesses précoces et VIH/SIDA/ Parlement des jeunes du GABON à Sydney en AUSTRALIE (2005) ;
• Participation au sommet des jeunes leaders sur les objectifs du Millénaire pour le développement organisé par le système des Nations Unies (New-York, août 2005) ;
• Participation à la Rencontre Internationale des jeunes sur le Programme d’Action Mondiale de la jeunesse afin de rassembler les travaux d’évaluation menés par les pays francophones sur les PAMJ (Caire, 27 et 29 mai 2005) ;
• Participation au sommet sur la Société de l'Information regroupant 150 jeunes de l’espace francophone sur le thème : Jeunes et économie du savoir (Tunis, novembre 2005) ;
• Participation au Congrès de la Jeunesse Africaine et de la Diaspora regroupant 1500 jeunes (Tripoli en LYBIE, février 2006) ;
• Participation au Ier Sommet Mondial des Nations Unies des Jeunes Leaders (New-York, octobre-novembre 2006)
• Participation à la Vème Assemblée Générale des Jeunes Leaders des Nations Unies (New-York, 2008) ;
• Participation au Sommet de la Jeunesse Africaine sur la Charte Africaine de la Jeunesse (Adis Abéba, 2008)
• Participation au XIIème Sommet de l’OIF (Québec, octobre 2008).
Distinctions…
• Lauréat du concours virtuel de la Fondation Paul Gérin-Lajoie : Récompense d’une bourse de 3 000 dollars canadiens (2003);
• Prix du Parlement International des Jeunes d’Oxfam (Sydney, 2004) ;
• Prix Panafricain des Jeunes des Nations Unies (Maroc, 2005) ;
• Prix du Concours de la Banque Mondiale sur les OMD (USA, 2005) ;
• Lauréat du concours sur l'Œuvre de Senghor: Organisé par l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) sur le centenaire de Senghor (2006)
• Prix Mondial des Nations Unies des Jeunes Leaders (New-York, 2006);
• Prix de l’Excellence Africaine, (Libreville 2007) ;
• Grand Prix de TakingitGloba (Toronto, 2008)
Pour mener toutes ces actions le Réseau JVF a quelques partenaires.
Une main tendue ou les partenaires de JVF
Nos partenaires sont :
• Ministère des Affaires Etrangères de la Coopération, de la Francophonie et de l’Intégration Régionale (MAECFIR)
• Club Francophonie Nyanga du Lycée Nazaire Boulingui de Tchibanga
• Club de Francophonie Arthur Rimbaud Mouila
• Club Francophonie Pierre Monsard de Ndéndé
• Ministère de la Jeunesse et des Sports chargé de la Vie associative
• Ministère de la Communication
• Campus Numérique Francophone de Libreville
• TakngitGlobal
• Conseil National de la Jeunesse du Gabon (CNJG)
Pour contacter les JVF-Gabon ?
Réseau des Jeunes Volontaires Francophones du Gabon
Boîte postal : 2105 Campus Numérique Francophone de Libreville
Site internet : www.jvfgabon.org
Courriel : infos@jvfgabon.org
Téléphones : (241) 07 14 42 94 / 07 44 04 92 / 06 97 82 88
ANNEXE
DISCOURS
Allocution de Monsieur le Gouverneur de la Ngounié.
Monsieur le Directeur Ambassadeur de la Francophonie,
Madame la Représentante de l’IDA de la Ngounié
Messieurs les chefs d’établissement,
Messieurs les Représentants de JVF Gabon
Chers jeunes Francophones,
Honorables invités,
Mesdames et Messieurs
L’honneur m’échoit en ce jour tout particulier où les jeunes francophones de la Ngounié, de la Nyanga et de Libreville ont décidé de commémorer à leur manière le 40e anniversaire de l’Organisation Internationale de la Francophonie, de prononcer cette allocution.
A travers le Forum Interprovincial Ngounié Nyanga, les jeunes francophones montrent l’exemple d’une jeunesse entreprenante, ambitieuse et pleine d’espoir. Pendant quatre jours, la ville de Mouila vibrera au rythme de la cadence francophone. Je salue donc cette idée assez originale qui confère une fois de plus à notre jeunesse cette volonté manifeste qu’elle a, à disposer d’elle- même.
Chers jeunes francophones,
Le thème choisi par l’Organisation Internationale de la Francophonie cette année s’intitule : Préparer la Francophonie de demain. Dans son discours de circonstance, le Secrétaire Général de la Francophonie, son Excellence Abdou Diouf fait le bilan du chemin parcouru et montre l’intérêt que porte cette organisation dans le développement des valeurs essentielles que sont la paix, la démocratie, la solidarité, l’intercompréhension dans le dialogue, l’équité et le développement durable.
Exhortant tous les francophones à s’approprier ces valeurs nobles, Monsieur Abdou DIOUF dit ceci « Nous avons, également, le devoir d’être aussi inspirés, ambitieux et exigeants qu’au premier jour afin de préparer la Francophonie de demain, celle-là même dont doivent s’emparer, dès maintenant, les jeunes générations avec notre concours volontariste »
Je voudrais avant de clore mon propos féliciter les jeunes francophones pour leur initiative qui somme toute s’inscrit en droite ligne des préoccupations majeures de notre Chef de L’Etat S .E Ali Bongo Ondimba. Cette initiative est une ouverture vers l’émergence prônée qui conduira inéluctablement vers le développement du Gabon. Je souhaite à tous et à toutes bon séjour à Mouila en priant l’Eternel Dieu de bénir votre rencontre et que vos travaux aboutissent à des conclusions enrichissantes.
Sur ce, je déclare ouverts les travaux du 4e Forum Interprovincial Ngounié Nyanga.
Je vous remercie.
Vive la jeunesse francophone.
Vive le Gabon,
JEU CONCOURS INTERSCOLAIRE
SERIE DES QUESTIONS DE CULTURE GENERALE
Après le tirage au sort, le groupe de dix candidats représentant chaque collège répond par écrit aux questions.
Série 1 :
1- Définir le cigle : OIF
2- Donner le nom de 2 fondateurs de la Francophonie
3- Quand célèbre-t- on la journée internationale de la Francophonie
4- Donner un synonyme du mot séisme
5- Donner le nom du dernier chef d’état étranger à avoir visité le Gabon ?
6- Quel est l’auteur de Poèmes du Val ?
7- En quelle année a eu lieu le génocide rwandais ?
8- Donner deux conseils pour se protéger du SIDA
9- Donner le chef – lieu de la Douya onoye
10- Donner le participe passé des verbes suivants : pouvoir, falloir
Série 2 :
1-Donner deux noms des pères fondateurs de la Négritude
2-Quand le Gabon célébrera-t-il le centenaire de son indépendance ?
3- Comment appelle-t-on celui qui garde un immeuble ?
4- qu’est- ce que la Francophonie ?
5- comment appelle-t-on celui qui dirige un CES au Gabon ?
6- Que veut dire ANC ?
7- Medouneu est une ville de l’Estuaire. Vrai ou faux ?
8- Combien d’os compte le corps humain ?
9- Comment se transmet le le SIDA ? 2 réponses
10 - Quels sont les pays limitrophes du Gabon ?
Série 3 :
1- Que signifie OIF ?
2- Comment s’appelle l’actuel Secrétaire Général de l’OIF ?
3- Quelle est nationalité du Secrétaire Général de l’OIF ?
4- Comment s’appelle le bureau régional de la Francophonie ?
5- Comment s’appelle le maire de la ville de Mouila ?
6- Combien de membres compte l’Assemblée nationale du Gabon ?
7- Quel est le dernier mot de la devise du Gabon ?
8- Comment s’appelle le Président du Gabon ?
9- Qui fut le premier président du Cameroun ?
10- A quel ministère appartient la direction de la Francophonie au Gabon ?
Série 4 :
1- Comment appelle-t-on un journal qui paraît tous les jours ?
2- Le Gabon est-il membre de l’OIF ?
3- Que signifie le BRAC ?
4- Comment s’appelle le Secrétaire Général de l’OIF ?
5- Comment s’appelle notre hymne national ?
6- Quelle est la superficie du Gabon ?
7- Par quelle lettre de l’alphabet français représente-t- on communément les provinces du Gabon ?
8- Donner le vrai nom de l’écrivain camerounais Mongo Beti
9- Quand le Gabon commémore-t-il son accession à la souveraineté internationale ?
10- Que signifie le CFAR ?
Série 5 :
1- Que signifie la CEMAC ?
2- En quelle année Nelson Mandela est-il sorti de prison ?
3- Où se déroulera la prochaine coupe du monde de football ?
4- Comment appelle-t-on la capitale économique du Cameroun ?
5- Dans quel pays S.E Ali Bongo Ondimba a-t-il effectué sa dernière visite officielle ?
6- Définir la Francophonie
7- Quelle le thème choisi par L’ OIF cette année ?
8- Où est situé le siège du BRAC ?
9- Comment appelle-t-on l’équipe nationale football de Côte d’Ivoire ?
10- Quel est le premier livre à être imprimé ?
Série 6 :
1- Où est situé le siège du BRAC ?
2- Quelle est la distance entre Mouila et Libreville ?
3- Comment s’appelle le Gouverneur de la Ngounié ?
4- Comment s’appelle le ministre de la jeunesse et des sports ?
5- Que signifie le BRAC ?
6- Sous quel nom a été baptisé le lycée professionnel de Mouila ?
7- Donnez le nom de l’Evêque de Mouila.
8- En combien d’année peut –on dépenser un milliard si l’on consomme un million par mois ?
9- Donner le nom de la radio française qui émet dans la quasi-totalité des pays d’Afrique.
10- En quelle année fut fondée l’OIF ?
(FORUM INTERPROVINCIAL 2010)
Liste des participants
- MBOUMBA Régis ( Tle A1 Collège Val-Marie)
- Yvon Stael NZAOU ( 2nd bégonias Val-Marie)
- MAPESSI ABESSOLO Raymond Junior ( 2nd begonias Val-Marie)
- MOUKAPA NZENGUE Wilfried ( 2nd begonias Val-Marie)
- BISSAGOU Fanny Pamela ( 2nd begonias Val-Marie)
- TCHIMAMBOU NGOMA Anhuska ( 2nd Bégonias Val-Marie)
- NTSAME OKE Leslie ( 2nd bégonias Val-Marie)
- MENGUE M’AYO Andréa ( 2nd bégonias Val-Marie)
- BATSIELILI NGWBANA Yasmine Ornélla ( 2nd bégonias Val-Marie)
- MATSOUGOU RAHONG Vanessa Paradis ( 2nd bégonias val-marie)
- MOUHISSI MANGAL A Nadriska Parelle ( 2nd Bégonias Val-Marie)
- NDONDA NDONDA Claude Darlène ( 2nd Bégonias Val-marie)
- EYINI MOUVENGUI Rolande ( 6ème Amarylis Val-Marie)
- MFOULE Chancia Daisy Ashley ( 4ème Jasmins Val-marie)
- DISSANE Davy ( 2nd Bégonias Val-Marie)
- NZAMBA Maïk ( 2nd bégonias Val-Marie)
- MBOUMBA KOUMBA Novelly ( 2nd Bégonias Val-Marie)
- MAVOUNGOU MBOUMBA Daouda ( 2nd bégonias Val-Marie
- MIHINDOU Vianney ( 2nd bégonias Val-Marie)
- IBOUILY BOUSSOUGOU Jérôme Steed( 6ème B Saint Gabriel)
- MATSOUGOU BAGNENDA Verlin ( 6ème B Saint Gabriel)
- NZAMBA NZAMBA Claude Nelva ( 6ème A Saint Gabriel)
- MOUSSAVOU AWA Diarra ( 6ème A Saint Gabriel)
- BIOKA KOKOLO Marcellina Gleeny
- PENDY Joa Carnelle ( 6ème B St Gabriel)
- TCHILOUMBOU MATOUMBA Jean Henri ( 6ème B St Gabriel)
- KEBA Anasthasia- PEARL ( 6ème B St Gabriel)
- IGNANGA Yollene Cynthia ( LPMY NDENDE)
- NDOMBI CHANCIA Joyee ( LPMY)
- BOUEYA BOUEYA Gaëtan ( LPMY)
- NDOMBI KOUMBA VANESSA ( LPMY)
- MABILA MOUKAGNI Landry ( LPMY)
- NGOMA Ornella Tryphène ( 2nd begonias Collège Val-Marie)
- NDOMBI D’OTHALA NDONG Alexandre( Tle A2 Val-Marie)
- MAGANGA MBOUMBA Gina Neige ( 1ère A2 Val-Marie)
- MOUNGADJI KONE Aminata ( 3ème m5 CES AMS)
- DITSOUGOU MOUBIKOU Una ( 6ème A St Gabriel)
- ABOGHE BEKALE Yann ( 4ème Lilas Val-Marie)
- MOUNDEMBA THYERNAUD ( Ces)
- MIKEMOU – Marcelia ( 2nd bégonias Val
- KOUANGA- Cedrick ( 2nd Bégonias Val- Marie)
- BOUEPA- BOUEPA Alice ( 2nde Bégonias Val-Marie)
- KASSA MOUSSADJI (2nd Bégonias Val-Marie)
- NZAMBA NZAMBA MBONGUIH ( 3ème A St Gabriel)
- MONDOUBE-A-MONDJO Nadia ( 2nd Bégonias Val-Marie)
- BOULINGUI Roléna ( 2nd Le Bégonias Val-Marie)
- MOUSSOUNDA MAPANGOU Loriale Gencia ( 2nd Bégonias Val- Marie)
- MBOUTSOU Edna Naômie ( 2nde Ixoras Val-Marie)
- MFONO AKOUE Léonie ( 3ème Frangipanier Val-Marie)
- AKUE-Sereige ( 2nde Bégonias Val-Marie)
- BIVOULI BIVOULI Gildas ( Tle A2 Val-Marie)
- Nguepet Djibril ( 4ème C LPJJB)
- BIBALOU MBADINGA Elsy Sylvana De pella ( 1er S St Gabriel)
- MOULAMBA MOUSSOUNDA Therance ( St Gabriel)
- IMALET Vanie Nancy ( St Gabriel)
- MBADINGA-ZIHOU GIOUANNI ( St Gabriel)
- AGBOTON Simplice ( St Gabriel)
- MOUELE MOUELE Franck ( 1er B St Gabriel)
- EDZAND Eddy Ismaël ( 1ère B St Gabriel)
- TSAMBA LOIC ( LPJJB)
- MAGANGA Franck Lingce ( Ces)
- Gnomba-Minouche-Wilma ( St Gabriel)
- ASSEKO KANEMOUONO Philippe(Val Marie)
- MANDJOU MBONGO Billy Rosny(LPJJ BOUCAVEL)
- NZIGOU IBINGA Alain(CESAMS)
- MOUKOUANGUI MANGUI Bernadin(St Gabriel)
- GUEMANDJI MONDOUMA Scarlin(ValMarie)
- BOUSSOUGOU MOUSSAVOU Stevy(St Gabriel)
- MOUSSAMBY Hans(Collège St Gabriel)
- MATAMBA Graziela( Lycée Paul Marie Yembit)
- MWEGNI KOUMBA IBOUILI( Lycée Paul Marie Yembit)
- MAROUNDOU KOUMBA Horpat( Lycée Paul Marie Yembit)
- MOUNDZIEGOU Arnold( Lycée Paul Marie Yembit)
- NDOUNGOU Claude Alexis( Lycée Paul Marie Yembit)
- BOUTAMBA Aurelie( Lycée Paul Marie Yembit)
- MOUKOUANGUI KOSSI Michel Jeanson(Val Marie)
-
AKUE Séreige Val Marie, Mouila
BAMBI-KOUMBA Lionnel C.P. CHAILLU, Mla.
BATSIELILI NGBWANA Yasmine Ornella L.P.J.J.Boucavel, Mouila
BISSAGOU MOUNDOUNGA Fanny Val Marie, Mouila
BOUANGA Grâce Val Marie, Mouila
BOUEPA BOUEPA Alice Val Marie, Mouila
BOULINGUI Roléna Saint Gabriel, Mouila
BOUNDZANGA Melya Christabelle CES A. M. Sambat, Mla
DIGUEKI TCHIBINDA Olivia Sergile Val Marie, Mouila
DISSANE OUMOSSI Davy CES A.M. Sambat, Mouila.
GUEMANDJI MONDOUMA Scarlin CES A.M. Sambat, Mouila.
IBINGA NZIGOU Zobel Ulrich CES A. M. Sambat, Mla
IGNANGA Dérence Pricilia- Val Marie, Mouila
INDONGHO Marie Flore Cs Ngounié, M/la
KASSA MOUSSADJI Alias Herge CES A. M. Sambat, Mla
KOUANGA Cédrick CES A.M. Sambat, Mouila.
KOUMBA Estimée Liée CES A. M. Sambat, Mla
LEYOUBOU MANDOKA Maguy Val Marie, Mouila
MANFOUMBI Jeannie Damaris CES. A.M. Sambat, Mla.
MAPESSI ABESSOLO Raymond Junior L. Mbele, Libreville
MAROGA Maryse Elionore Coll. De la Paix, Lbv
MATSANGA AKABASSI Marthe Val Marie, Mouila
MATSANGA Chancelle Dorah V L.P.J.J.Boucavel, Mouila
MATSOUGOU RAHONG Vanessa Col. Saint Gabriel, Mla.
MAVOUNGOU MBOUMBA Daouda CES A.M. Sambat, Mouila.
MBADINGA MBADINGA Simpson Dorothy Val Marie, Mouila
MBOUMBA Idriss Tandjigora Val Marie, Mouila
MBOUMBA KOUMBA Novelly Georycia Col. Saint Gabriel, Mla.
MBOUROU TUEDJO DJEPOUM Carole Val Marie, Mouila
MENGUE M’AYO Andréa Col. Ev. M. Nkone, Oyem
MICKALA BIVOULI Alban Val Marie, Mouila
MICKALA MICKALA Djeny Dhen CES A.M. Sambat, Mouila
MIHINDOU Vianney Wily L.P.J.J.Boucavel,Mouila
MIKEMOU Horcelia Alcia L.P.J.J.Boucavel,Mouila
MONDOUBE-A-MONDJO Marianne Nadia L.P.J.J.Boucavel,Mouila
MOSSOUNDA IBIATSI Lita Blandine C.S. Ngounié, Mouila.
MOTOKA-A-MONDJO Michelle Falone Val Marie, Mouila
MOUGOULA MBAGOU Olye Prisca CES A. M. Sambat, Mla
MOUHISSI MANGALA Nadriska CES. A.M.Sambat, Mla.
MOUKAPA NZENGUE Wilfried Esterry L.P.J.J.Boucavel,Mouila
MOUSSAVOU Anne Naïva L.P.J.J.Boucavel,Mouila
MOUSSOUNDA Erika Danelle Val Marie, Mouila
MOUSSOUNDA MAPANGOU Loriale Gencia L.P.J.J.Boucavel,Mouila
NDONDA NDONDA Claude Darlène C.Paul Chaillu, Mouila.
MOUTSINGA NZOULOU Lynda Flore L.P.J.J.Boucavel, Mouila
NGOMA MAKANGA Champlay CES A.M. Sambat, Mouila.
NGOMA Ornella Tryphène Val Marie, Mouila
NKARE OBIANG Me. Ursula Val Marie, Mouila
NTSAME OKE Lesly-Misia CES A.M. Sambat, Mouila
NZAMBA Maïck Laurel L.Mbele, LBV
NZAMBA NZAMBA Gaël Val Marie, Mouila
NZAOU Yvon Staël Val Marie, Mouila
SIOUKOU Aurancy Huguette CES A. M. Sambat, Mla
TCHIMAMBOU NGOMA Anhuska Lisyane L.P.J.J.Boucavel,Mouila
YOSSANGOYE Pulchérie Nanette Val Marie, Mouila
MANFOUMBI Marielle Saint Gabriel
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Cauris: objet d'un rapport de licence à l'universite omar Bongo |
| 24-05-2010 14:13:13 | |
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Le texte ci-dessous a valeur de critique scientifique, car rédigé par Celia LEMBE en vue de l’obtention de son diplôme de licence à l’université Omar Bongo de Libreville. C’est une esquisse d’interprétation de cette œuvre qui recèle les éléments d’une vision singulière du monde noir. Ecrit par le poète traditionaliste Kanemouono Ongueya, Cauris offre de regarder autrement l’Afrique dont les êtres et les choses méritent désormais une compréhension globale qui tient compte de leur « face cachée ». L’approche de l’étudiante Célia LEMBE est significative en ce sens qu’elle s’appuie sur quelques éléments thématiques pour montrer que malgré tout le poète reste collé à la réalité de sa société. Rappelons le thème de recherches : « Le poète dans la société africaine contemporaine in Cauris de Kanemouono Ongueya.
PLAN
INTRODUCTION GENERALE
Première partie : INSCRIPTION SOCIETALE DANS L’ECRTURE DE CAURIS
CHAPITRE I : Le lyrisme dans CAURIS
I-1 : Ecriture comme dévoilement de soi
I-2 : Du moi lyrique au nous collectif
I-3 : Une poésie universelle
CHAPITRE II : Une société en proie au malaise existentiel
II-1 : Hymnologie obscure de la cité
II-2 : Le spleen chez Kanemouono
II-3 : Omniprésence de la mort
DEUXIEME PARTIE CAURIS ENTRE FICTION ET REALITE
CHAPITRE III : L’expression de la révolte
III-1 : La révolte sociopolitique
III-2 : La révolte contre le peuple
CHAPITRE IV : Un appel à la conscientisation
IV-1 : Césure d’avec le passé
IV-2 : Exhortation à l’action
IV-3 : La réappropriation identitaire
CONCLUSION GENERALE
INTRODUCTION GENERALE
La littérature africaine de langue française est née au début du XXe siècle, avec la découverte de l’art nègre par les peintres cubistes et le rythme afro-américain, les témoignages des ethnologues européens sur les modes de vie des peuples africains. Mais la négation de l’homme noir et de ses cultures sera nécessaire pour que les africains eux-mêmes prennent la plume afin de dénier l’image qu’on leur affecte et effacer toute humiliation. Cette première littérature d’expression française exprime les visions des peuples noirs et leurs aspirations. Réunie autour du mouvement de la Négritude, cette première génération d’écrivains (1935-1960) à l’exemple de SENGOR, Birague DIOP, David DIOP et biens d’autres trouve la voie dans la poésie. Poésie d’exaltation, poésie de révolte ; c’est à travers elle que les poètes revendiquent leur part d’humanité et leur liberté, expriment leurs angoisses, exaltent leurs cultures et dénoncent les abus du pouvoir colonial. Avec la Négritude, on a l’image du poète prophète où guide du peuple. Son rôle est d’éveiller le peuple, lui donner espoir et lutter pour sa libération. Aussi, le poète se veut le porte parole des ses frères opprimés, il prête sa voix au peule sans voix. Pour paraphraser CESAIRE, la bouche du poète est « la bouche des malheurs qui n’ont point de bouche, sa voix la liberté de celles qui s’affaissent au cachot du désespoir1 ». Et pour SENGHOR, sa «tâche est d’éveiller son peuple aux futurs flamboyants2 », étant donné que le poète conscientise et prépare ses semblables à des lendemains plus rayonnants.
Les thématiques textuelles coloniales étaient plutôt tournées vers la colonisation, l’esclavage et l’exploitation du Noir, mais il y a eu l’indépendance, d’où la pluralité thématique. La colonisation est vaincue mais elle a laissé des séquelles. Il fallait donc parler de ces problèmes nouveaux3. Durant la période coloniale, à l’inverse, la poésie est désormais l’expression des tensions et des situations conflictuelles. Mais, cette parole poétique ne réussit pas à imposer une personnalité littéraire marquante, car des nombreux auteurs hésitent encore de couper le cordon ombilical avec la Négritude. Pour reprendre les termes de Mohamadou KANE cité par Jacques CHEVRIER,« Il ne s’agit plus seulement d’assurer la défense et l’illustration des traditions et des cultures africaines mais en leur nom, de résister à la (néo-colonisation), et d’œuvrer à son anéantissement 4».En effet,sous l’influence politique (parti unique) et idéologique (négritude) la parole poétique de cette période est limitée à la célébration de la terre,de la culture et du « sentiment patriotique au panégyrique du père de la nation, triomphateur du néocolonialisme. »5
L’avènement d’une troisième génération postérieur à 1970 sera nécessaire pour amorcer ce changement souhaité. Ici, la création devient un procès solitaire où l’unique contrainte pourrait être la fidélité du poète à son inspiration personnelle. Tati LOUTARD, Maxime N’DEBEKA, etc.
Enfin, nous avons cette génération de poètes émergeant avec le vent de la démocratie. Cet événement vient changer le statut de l’écrivain, ce dernier étant désormais plus libre dans son expression. Car, ne manquons pas de le rappeler, la démocratie repose sur le respect de la liberté et de l’égalité des citoyens. Ici, la poésie retrouve son caractère vigoureux des premiers temps (la négritude). Poésie de révolte, poésie engagée, poésie de résistance ; le poète ne résiste plus contre le pouvoir colonial mais tropical. Celui-ci étant désormais responsable des misères, des inégalités, et de l’absence de liberté que connaît l’ensemble des États africains. La démocratie comme les indépendances n’est qu’une utopie de la liberté et de l’amélioration existentielle qui plonge le peuple à nouveau dans un pessimisme absolu. Mais, Kanemouono ONGUEYA avec ses CAURIS1 vient redonner espoir au peuple en résistant contre ce despotisme responsable de l’agonie de l’Afrique. Le poète camerounais rentre dans la danse des écrivains actuels dits de la nouvelle génération et unissent leurs armes pour le même combat : anéantir les zombis afin de rendre la vie vivable en Afrique. Toutefois, le poète même s’il se plaît dans la nature et la solitude propice au rêve, il lui appartient aussi de parler en témoin de son temps, de partager les souffrances de ceux qui l’entourent2 et de les sortir de la détresse
DELIMITATION ET FORMULATION DU SUJET
L’avènement de la démocratie a marqué un tournant décisif dans la vie littéraire des Etats Africains. Elle constitue avec ses promesses non tenues une seconde désillusion. Ainsi nous limitons notre thème dans cette période partant de 1990 à nos jours. La cité que nous nommons ici Société africaine contemporaine, s’inscrit dans cette tranche temporelle. Cette société qui attend désespérément les jours meilleurs, cherche à se’ reconstruire ; et le poète camerounais Kanemouono ONGUEYA s’inscrit pleinement dans cette philosophie car son ouvrage répond aux attentes et préoccupations du moment. Cauris, est une peinture à la fois des mondes moderne et traditionnel. Le rôle du poète dans la société vient relever l’image de la poésie considérée depuis ces dernières décennies comme un avorton de la littérature africaine. Certes, la parole poétique s’est fait silence mais elle refait surface avec les auteurs comme Tati LOUTARD… et aujourd’hui Kanemouono qui, peut-être pas comme les romanciers, dénoncent les réalités actuelles de la cité. Il sera donc question de monter l’apport du poète dans cette Afrique contemporaine en agonie et en perpétuelle perte de repères, en nous servant du recueil de notre poète camerounais comme lorgnon, pour mieux revisiter son environnement sociétal. Il y aura lieu de se demander si le discours poétique répond aux attentes et exigences du moment ?
Par ailleurs, la société dont fait état le poète est t’elle réelle ou pure imagination ?
Enfin, en quoi la poésie de Kanemouono serait-elle nécessaire au développement de l’Afrique ?
Telles sont les interrogations aux quelles nous répondrons grâce au Cauris de
Kanemouono.
HYPOTHESE DE RECHERCHE
Le thème à étudier à savoir Le Poète dans la société africaine contemporaine nous permet de mieux cerner l’apport du poète dans cette société en proie au malaise existentiel. la société que nous présente le poète dans ses deux facettes, traditionnelle et moderne est bien réelle. Les guerres, la famine, l’exile les pandémies, la mort, etc. autant de thèmes qui nous revoient aux réalités actuelles. La sorcellerie, « Le Kong », les « cauris », « Yambassa », le village… Autant d'expressions qui nous plongent directement dans la société traditionnelle. L’évocation de « Bagdad » dans le recueil n’est pas fortuite puisque la poésie de Kanemouono se veut universelle. Le poète est sur tous les fronts : au village, à la ville, sur le continent et même au-delà (avec l’Irak). D’où cet engagement volontaire, ce voyage stylistique du poète, vers la « civilisation de l’universel ».
Aussi la présentation de la société traditionnelle n’est pas pur hasard. Contrairement à ceux qui pensent que les traditions ancestrales sont un frein pour le développement du continent, Kanemouono estime que celles-ci peuvent contribuer à l’épanouissement de l’ensemble des états Africains. En effet, il existe dans les traditions africaines des secrets que nous ignorons encore et Kanemouono dans son ouvrage nous invite à revisiter ces traditions certes dépassées mais utiles pour notre propre être. Celles-ci étant nécessaires pour la reconstruction et l’équilibre de la société afin de mieux répondre au « rendez-vous de l’universel ».
La présente approche nous permet d’affirmer que le discours du poète peut contribuer à l’émergence du continent, son continent, du fait qu’il conduit le peuple à l'espérance et à prendre conscience de la situation actuelle.
CADRE METHODOLOGIQUE
Tel qu’est formulé notre sujet : Le poète dans la société africaine contemporaine, il apparaît d’emblée que la sociocritique est la méthode de base que nous utiliserons. Toutefois le recours à d’autres démarches n’est pas exclu. Aussi, vu la diversité des travaux effectués sur cette grille de lecture, il serait judicieux de préciser lequel des travaux nous prendrons. Ainsi, c’est la sociocritique de DUCHET que nous convoquerons car elle correspond à notre ouvrage. Rappelons d’abord que la socio crique permet d’établir le lien entre le texte littéraire et la société (le réelle).Elle n’a nul autre but que le texte, elle interroge le texte sur « le non dit », « le pas encore dit », « les silences ». C’est dans cette optique que Claude DUCHET dit : « La nature profonde du roman ou sa vocation serait ainsi de produire le réel ou de procurer son illusion. Et son histoire se raconte dès lors sur le mode du « pas encore », « du déjà » ou de « ne plus » au point de qu’il ne survivrait guère à l’épanouissement de ses ressources représentatives.» 1Notre corpus de base répond en partie à cette définition car bien qu'étant une oeuvre poétique, elle reproduit comme le roman le réel ou procure son illusion. En fait, la sociocritique de DUCHET s'organise en catégories, parmi lesquelles: La société textuelle, la société de référence et la société historique.
La société textuelle n'est autre que la société construite par le texte, celle que nous désignons également le socio texte ou société du texte. Elle est, sans être plus que les mots nomment ou décrivent dans le texte. En réalité il s'agit de la société imaginée par l'auteur. DUCHET nous dit: « L'existence (du socio texte) est postulée par toute l'écriture qui obéit aux règles du vraisemblable.2» A cette société du texte est associé le discours social; celui-ci correspondrait selon DUCHET à une extension de champ puisqu'il est le discours que toute la société tient sur elle-même et donc sur le socio texte. De façon générale, le discours social relève un horizon idéologique, extratextuel. Par ailleurs, la société de référence et la société historique aident en réalité à mieux appréhender la société du texte, car, il y a des éléments textuels qui renvoient au hors texte et favorisent les conditions de lisibilité du social dans le texte. Ainsi pour comprendre les éléments textuels à partir d'une lecture, il faut mettre ces derniers en interconnexion avec ceux du hors texte. La sociocritique vise donc dans sa démarche analytique une perspective critique prenant en compte la valeur des éléments internes et externes du texte dès lors qu'ils appartiennent à la société de référence et la société historique.
C'est donc ces différentes catégories susmentionnées qui nous permettrons de mener à bien notre analyse.
ANNONCE DU PLAN
Le plan affecté à notre travail est constitué de deux parties et chacune d'elle composée de deux chapitres. Dans la première partie intitulée: L'INSCRIPTION SOCIETALE DANS L'ECRITURE DE CAURIS, nous mettrons en exergue la société du texte. En effet, sans oublier le caractère purement poétique de l'oeuvre: l'expression des sentiments; nous verrons comment le poète fait la peinture de la société. Dans la seconde partie, il s'agira montrer le caractère révolutionnaire de la poésie de KANEMOUONO et dire en quoi elle est poésie d'espoir ;
RESUME DE L'OEUVRE
CAURIS paru aux éditions Publibook en 2003, nous présente deux mondes non pas qui s’affrontent mais qui se complètent : le monde traditionnel et le monde moderne. Composé de quarante et un textes en vers libres, il est le premier recueil que délivre
Kanemouono OGUEYA, poète camerounais. Un titre à la fois originale et évocateur nous introduit aux confins de ce jeu de mystères et de constellation qui fait surgir la bouche d’ombre des Mânes voyants éternels. Poésie de révolte, poésie d’affirmation de l’être à la poursuite de lui-même, le poète dans une quête intérieure s’efforce de saisir l’identité inaltérable des êtres et des choses. Le recueil présente de tableaux qui témoignent d’une poésie engagée, martelant sa rébellion, sa rage froide et son rejet d’un compromis irrémédiable avec les monstres. Ici, le poète peint une Afrique exsangue dévastée jusqu’au seuil de l’inhumain, soustraite à la rencontre inventive des cultures (« civilisation de l’universel » cf.P36 »). Le poète et son art nous invitent à ré-inventer les formes de résistance face aux « zombis terrestres qui essaient de tuer et manger le temps et en faisant cela, il tue aussi l’homme et la nature. Un génocide prémédité (« la nuit du 20 mars 2003 à Bagdad .Cf. p37 »). Le poète nous offre un monde double, utopique, modulé par le présent, vampirisé par les puissances du mal. Et Kanemouono en montre toute les facettes, les « cauris », la spiritualité ; l’âme mystique, « le sorcier africain », « le griot », « Bagdad » etc. une Afrique et un monde de la diversité, ressourcé dans l’unité de la parole neuve des « cauris », les paroles symboliques des devins appelant tous les enfants à boire à la source primordiale.
Kanemouono dans son œuvre cri, hurle contre les cruautés infernales, les injustices impossibles, les tricheurs…Attentive à l’histoire, à l’abaissement de l’humain, à la douleur environnante et aux mystères de nos terres. Cette poésie est un Appel vers le lointain.
PREMIERE PARTIE: L’INSCRIPTION SOCIETALE DANS L’ECRITURE DE CAURIS
La poésie africaine contemporaine comme d'autres genres littéraires, tente un temps soit peu de retranscrire les travers de la société africaine actuelle. Expression du moi, l'acte littéraire n'échappe pas à l'emprise de la réalité sociale. C'est alors que la poésie de Kanemouono quoique intimiste, ne manque pas de rendre à travers ses vers, la réalité africaine marquée par les guerres intestines, la famine, l’inflation, les problèmes liés au sous-développement etc. Ainsi verrons-nous d'une part comment se déploie le lyrisme dans le recueil, et nous mettrons en exergue la société en proie au malaise existentiel d'autre part.
Chapitre I : LE LYRISME DANS CAURIS
Le lyrisme est à prendre dans son sens le plus large, celui de caractère de style poétique ou de langage inspiré « exprimant les sentiments intimes au moyen de rythmes et d'images propres à communiquer au lecteur l'émotion du poète »1A ses début, la poésie lyrique avait pour fonction d'exprimer les sentiments d'un groupe. Puis, elle devint plus individuelle ; mais elle garde tout de même son caractère collectif. Il est ici question de montrer comment le poète part de ses propres sentiments pour exprimer ceux d'une collectivité voire de l'univers entier.
I-1.L'ECRITURE COMME DEVOILEMENT DE SOII
L'écriture poétique est le moyen par lequel le poète choisit d'extérioriser son moi profond. C'est donc à travers le cri, le chant, la prière que le poète exprime non seulement son sentiment d'amour pour son village natal chargé de souvenirs, Ngoro : « Ton souvenir pèse sur mes pas »(p.13) ; pour sa mère : « Ô vieille femme/Je te souhaite vivante où le remords enfante/De cruels souvenirs »(p.63) ; pour sa mère Afrique : « Afrique/Ô mère que j'aime »(p.15). Mais aussi d'angoisse face à une société de faim : « silence/On a faim »(p.89) ; une société agonisante : « mon regard profond complice /Te berce sur ton lit d'agonie »(p.15). Mais il y'a tout de même que de ces sentiments d'amour et d'angoisse naît un sentiment d'espoir : « Débout Afrique/L'heure de la gloire sonne »(p.16)
C'est donc le lieu ici de dire que de ces différents sentiments se dégage une quête identitaire d'une part car, le poète dans un nouvel univers n'entend plus la voix de l'aïeul. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle il choisit les « cauris » afin de renouer avec la tradition ancestrale. Et d'autre part, il y a la quête de la liberté et de la meilleure vie car le poète est « en prison » sur sa propre terre et vit misérablement dans une société où les « terres sont riches de bois et d'or, où les eaux puent le pétrole et patati et patata ».
Voyons maintenant comment le poète à travers ses sentiments exprime ceux de tout un peuple.
I-2.DU MOI LYRIQUE AU NOUS COLLECTIF
La poésie est le lieu par excellence du « Je ». Ce pronom marquant le singulier c'est-à-dire l'individu peut toutefois devenir pluriel en ce sens qu'il n’exprime plus les sentiments d'un individu mais d'une collectivité. C'est pourquoi nous le substituons au « Nous ». C'est dans ce sens que Michel LEIRIS dit : « [...] Ce mot je résume pour moi la structure du monde. » 1En effet quand l'auteur dit « je » ou « moi » en général il ne parle pas de lui ou pour lui mais pour sa communauté car un écrivain ne s'exprimer en dehors de son groupe de sa tribut. Nous verrons donc comment le « je » peut devenir « nous »
Qu'en est-il de la poésie universelle?
I-3.UNE POESIE UNIVERSELLE
La question de la poésie universelle interpelle celle du « lecteur universel » pour reprendre les termes de J-P.SARTRE2. L'acte littéraire vise un public déterminé et défini par le même prétexte social. C'est ainsi que Tahar BERKRI se demandait : « Un poète du Sud n'est-il que « du Sud » ou sa migration, son errance, ses exils, ses voyages font de lui , plus simplement , un poète du monde, ou du « tout monde »[...] ? L'importance des voix saluées ici dépasse le cercle fermé d'une périphérie trompeuse et montre assez que la poésie universelle n'est pas réservée à l'espace eurocentrisme, mais se compose de toutes les voix poétiques du monde [...] »3. En effet, le champ poétique n'est pas limité à la seule communauté de l'auteur ; elle va au-delà de celle-ci (le Cameroun) , traverse le continent (le Gabon) et touche l'humanité (Bagdad). Ainsi, la poésie de Kanemouono est « cette démarche qui pour le mot, l'image, le mythe, l'amour et l'humour l'installe au coeur vivant de lui-même et du monde. »1
A présent visitons la société dont fait état l'auteur dans ses Cauris.
CHAPITRE II : UNE SOCIETE EN PROIE AU MALAISE EXISTENTIEL
L'Afrique colonisée a été une terre de souffrance et de misère. La prise du pouvoir par les africains eux-mêmes n'a guère amélioré les conditions de vie des peuples africains .Aujourd'hui encore, sous l'oppression de la nouvelle bourgeoisie africaine, les peuples croupissent dans une précarité absolue. C'est alors qu'à travers la sociocritique de DUCHET, nous regarderons de près la société africaine actuelle que nous présente ONGUEYA.
II-1.HYMNOLOGIE OBSCURE DE LA CITE
Ici, le poète entonne un chant triste eut égard aux conditions de vie des peuples africains. La société africaine est devenue cette terre « où le sang humain crée des débouchés »2 Où le peuple continu de crier famine, pauvreté, où sévissent « les maladies incurables » Aussi, le poète n'oublie pas « le sorcier africain qui gouverne les nuits des lâches dormeurs à travers villes et villages, nations et continents. Qui sait gâter mais ne sait point arranger. Qui hante le temps. » 3 De même nous observons une société où déambulent des esprits irrésistiblement destructeurs et comme vampirisés appelés « Kong » en pays fang, des « robots humains/Attendant péniblement/De mourir vraiment. »4 C'est donc de cette cité obscure rendue possible par les misères des peuples et le sorcier africain dont le poète fait la peinture.
Triste réalité, qui cause le malaise : c'est le spleen chez Kanemouono.
II-2.LE SPLEEN CHEZ KANEMOUONO
Il s'agira de montrer dans cette partie comment le poète souffre de voir sa société perdre les valeurs les plus essentielles à la vie de tout africain : la solidarité, l'amour du prochain...C'est ainsi que Kanemouono se demande si « Etre étranger est-ce être en prison ? Un nègre chez les nègres est-il toujours étranger ? »5Aussi le poète ne reste pas sous silence face à la passivité de son peuple qui au lieu de se remettre en question et penser des solutions pour rendre leur vie vivable, « accuse les autres, se résigne et s'en remet au ciel. »1 (p.19) De même, il prie ces jeunes filles qui « oublient leur appartenance à la caste des filles du pilon et du mortier »2 en les envoyant auprès de leur mère apprendre « comment garder son mari et comment sauver la tribu. »3 L'auteur exprime tout cela dans ses Cauris.
La conséquence de ces misères étant la mort, mort symbolique, mort physique, Kanemouono n'omet pas cette thématique.
II-3.L'OMNIPRESENCE DE LA MORT
La société où prévaut la mort est une cité aride, anéantie et sans avenir. Ici l’auteur nous présente la mort comme un anéantissement de l’espoir, un dessèchement de la conscience. En effet la mort « moment de douleur/ Empêche l’homme de réfléchir/ Vole ses espoirs »4. Mais la mort loin d’être une fatalité symbolise l’espoir, la renaissance. En fait, Kanemouono abonde dans le même sens que MALHOUANOU Christelle poétesse gabonaise qui voit dans la mort un chemin qui ramène à la vie, une véritable hymne à la Renaissance africaine : « ô Afrique ! Tu respires à peine / tu agonises/ le mieux serait que tu meurs/ et que tu naisses de nouveau ».5
Nous avons vu ici que la poésie se plie désormais aux rythmes des douleurs mal tues et les souffrances silencieuses. Le poète s’identifie à son peuple qui peine et aux peuples qui connaissent les mêmes réalités à travers le monde. Cette peinture sociétale que fait l’auteur donne à voir une Afrique exsangue agonisante qui devrait mourir pour naître de nouveau.
PARTIE II : CAURIS : ENTRE FICTION ET REALITE
Toute œuvre d’art est le produit de l’imagination. Il est vrai « qu’aucun artiste ne tolère le réel mais aucun artiste ne peut se passer du réel »1 dit Nietzsche. Aussi Georges NGAL nous dit-il qu’ « aucun écrivain n’écrit ex nihilo. » En effet, l’écrivain transpose la réalité ou encore la masque avec des faits ou événements qui n’ont jamais existé. C’est alors que Kanemouono dans ses Cauris met à nu tout ce qui détruit l’Afrique. Et ce faisant, sa poésie est un appel à la conscientisation.
CHAPITRE III : L’EXPRESSION DE LA REVOLTE
Depuis les indépendances politiques, les voix des poètes d’Afrique se font parole et violence, révolte et passion afin de créer des terres nouvelles où la vie serait le produit de toutes les mains, de tous les regards. Où la paix serait partagée unanimement dans tous les cœurs. Aussi la poésie de Kanemouono «se dresse-t-elle contre la zombification d’Afrique : poème-transe, poème-torrent […] dénonciation de la dictature et des malheurs du vécu 1». Le poème est un compte rendu révolté de la misère, de l’asservissement et de la déculturation des populations d’Afrique voire du monde entier.
III-1/ La révolte sociopolitique
La poésie de Kanemouono fait surgir un décryptage nouveau de la réalité africaine. Ici la révolte se tourne vers l’africain lui-même en tant qu’il prolonge le processus de déshumanisation et de « zombification » commencé avec la colonisation2. En effet en mettant en évidence les misères des populations le poète remet en cause le pouvoir politique géré par les africains responsables de l’infamie que connaît le continent. C’est donc à travers les poèmes « Illusion » (j’avais cru enfin que cet énième sommet des chefs d’Etats mettrait fin à ces guerres qui ruinent autant que la traite négrière ; songez, Hommes d’Etats à ces femmes violées) P….; «Civilisation de l’universelle » (Au rendez-vous de l’universel nous apporterons nos dossiers de guerres) P. 90 que Kanemouono martèle sa rébellion. Notons tout de même que le poète dénonce l’inefficacité des politiques mondiales chargées de sécuriser le monde : « je comprends l’impuissance du monde » P.94. 3
III-2/ La révolte contre le peuple
Il s’agira ici de montrer que le poète se révolte aussi contre son peuple et contre lui-même. La nonchalance du peuple, sa passivité, son regard figé sur le passé rendent furieux le poète. Pour lui tous les africains sont responsables de la crise du continent. Chaque africain doit œuvrer pour l’émergence de sa société.
Après avoir cerné la révolte de l’auteur, voyons maintenant comment le poète tente de résoudre la question liée à la passivité de l’africain.
CHAPITRE IV : L’APPEL A LA CONSCIENTISATION
L’art poétique est déjà un appel à la conscientisation. L’écrivain choisit de dévoiler le monde et singulièrement l’homme aux autres Hommes pour que ceux-ci prennent en face de l’objet ainsi mis à nu leur entière responsabilité1. En d’autres termes, le poète met à nu la situation sociétale actuelle pour que le peuple en prenne conscience. Ici le poète nous invite à rompre avec le passé, à l’exhortation, à l’action et à la réconciliation avec nos cultures ancestrales.
IV-1/ Césure d’avec le passé
La Traite Négrière et la colonisation sont les deux événements qui ont bouleversé le continent. C’est en cela que s’en tient le peuple africain pour masquer leur paresse. Car pour ce dernier, ces événements seraient responsables du sous-développement de l’Afrique. Nous verrons alors comment le poète amène ses frères à faire abstraction de ce passé historique afin de quêter l’avenir. Suite à cela Kanemouono nous exhorte à l’action en vue d’inventer un avenir meilleur.
IV-2/ Exhortation à l’action :
La passivité du peuple africain est un handicap pour l’épanouissement du continent. C’est alors que le poète lance un appel à la solidarité et l’amitié afin de lutter contre les forces négatives qui détruisent la vie. Ici l’africain ne doit plus être le consommateur d’un présent vampirisé par les forces du mal mais le producteur d’un avenir meilleur. En effet, il est grand temps que l’africain lui-même prenne son destin en main pour acquérir une liberté totale. Les propos de CESAIRE dictés dans La Tragédie du roi Christophe à l’égard du people haïtien illustre mieux la pensée de Kanemouono : « Peuple haïtien, Haïti à moins à craindre des français que d’elle-même ! L’ennemie de ce peuple, c’est son indolence, son effronterie, sa haine de la discipline, l’esprit de jouissance et de torpeur.»2
Car comme le dit un verset biblique : « La paresse est la mère de tous les vices. ».C'est en effet dans son poème « Confession », que Kanemouono dénonce cette paresse : « Moi qui ai fait miennes indolence et paresse » 3
IV-3/ La réappropriation identitaire
Comme ses pères (Poètes de la Négritude), Kanemouono accorde une place importante aux traditions ancestrales avec l'évolution du monde, les traditions ont perdu leur valeur d’antan en ce qu'on les taxe de dépassées. Toutefois, le poète les place au coeur du développement de l'Afrique et invite tout africain à se réconcilier avec ce « beau monde » qui regorge des secrets encore inconnus par ses fils. La culture est en fait une partie de l'Etre et participe à son équilibre et sa sécurisation. Ainsi accompli, il répondra pleinement à l'appel du « rendez-vous de l’universel.» Le poète lui-même montre l'exemple en plaçant son œuvre sous les auspices des cauris « amis du ciel qui ornent sa hanche, le garde dans le secret des temps et maintient son ardeur au combat. »4
Ici il ressort que l’œuvre d’art bien que fruit de l’imaginaire n’échappe pas à la réalité sociale. Kanemouono ne fait pas que dénoncer les abus du pouvoir politique national et international, mais il invite aussi son peuple à s’unir au même combat pour l’acquisition d’une liberté totale.
CONCLUSION GENERALE
Il convient de rappeler somme toute que nous avons traité de la question du Poète dans la société africaine contemporaine, laquelle question nous a permis de voir plus près le rôle sinon l’apport du poète dans cette société paupérisée, de guerres intestines , de sous développement. Il ressort donc que Kanemouono en ce temps de désenchantement et de désarroi amène le peuple non seulement à l’espérance mais aussi et surtout à réagir activement face au drame qui l’attache.
Dans un premier temps nous avons abordé l’aspect social du recueil sans faire abstraction de ce qui fait l’essence même de la poésie : le lyrisme. Il s’est agi d’une part de traduire les sentiments de l’auteur et d’autre part de présenter la société du texte dans ses différents aspects. Il s’en suit alors que le poète puise au plus profond de son être ses souffrances qu’il partage avec ses frères du continent et ceux des continents environnants. A la recherche de lui-même et de la liberté Kanemouono nous a présenté la société africaine actuelle non plus comme le “berceau de l’humanité“ mais celui des malheurs. Un Afrique dévastée jusqu’au seuil de l’inhumain.
La seconde partie nous a montré la prise de position du poète pour témoigner des souffrances infligées et les injustices exercées autour de lui et son peuple en exhortant les princes ou les puissants au nom d’un idéal d’humanité. Le poète parle au cœur des peuples par des tableaux réels d’événements en les invitant de prendre conscience de ces réalités énoncées et de réagir en vue d’une libération.
En nous servant de la méthode de DUCHET, nous avons pu faire la connexion entre la société du texte et la société réelle. En effet, les réalités décrites dans le texte sont les même que celles que nous vivons au quotidien. L’auteur parle des guerres civiles, armées, des pandémies, de la famine, autant d’éléments qui renvoient à la société réelle. Hormis le discours social employé ici, il y a aussi des noms connus de villes et des villages (Gabon, Ngoro, Cameroun, Irak…) et des noms propres (Bush, Biya Paul …). Tous ces noms cités nous directement dans le monde réel car ils existent bel et bien. Ainsi, il apparait clairement dans l’œuvre de Kanemouono les trois catégories de société établies par DUCHET : La société textuelle, la société de référence et la société histoire.
En parlant du poète dans la société africaine contemporaine nous avons rehaussé la poésie africaine au niveau de l’art. Certes le genre a connu quelques difficultés au niveau la qualité de production, mais il reste que la poésie fut le genre le plus prolixe et a longtemps servi d’arme de combat aux grands écrivains tels que SENGHOR, CESAIRE, Birago DIOP et bien d’autres pour libérer leur peuple.
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Dedicace de au bord de la ngounie |
| 23-05-2010 15:34:02 | |
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AU BORD DE LA NGOUNIE, Neuf jeunes poètes gabonais, éd. Publibook- Paris, 2009
Samedi, 1er mai 2010
Présentation de l’œuvre par Kanemouono Ongueya, Poète et écrivain traditionaliste, Fondateur du Club Francophonie Arthur Rimbaud
1- Du manuscrit à la publication
Je suis heureux de présenter au public ce livre beaucoup plus volumineux que le premier, « Poèmes du Val », présenté il y a 5 ans ici dans la même salle des fêtes de la Mairie Centrale de Mouila. A l’époque, nous étions à la phase des balbutiements et personne ne pariait cette longévité à notre club. Notre livre a été écrit entre 2005 et 2007 même si certains textes ont dû subir des modifications pour les raisons éditoriales. La longue période entre la fin de la rédaction et la date de publication, c’est-à-dire 2009, est liée au problème financier. L’admission au baccalauréat de la plupart des jeunes poètes a également participé de ce retard. Heureusement, et me souvenant d’une promesse sans conviction que j’vais faite à mes jeunes écrivains à savoir : « Dieu publiera notre livre ! », le Groupe Parlementaire PDG à l’Assemblée Nationale a choisi de visiter le Collège Val Marie à l’occasion des 6èmes journées parlementaires. A cette occasion, les poètes ont indirectement formulé leur demande dans le petit journal du club. Les parlementaires qui ont lu de bout en bout notre journal se sont rendus compte du travail abattu et ont volontairement décidé de nous manifester leur sollicitude par l’octroi de la totalité des frais d’édition ; soit un montant de 1100 EUROS. Ainsi se réalisait donc ma prophétie ! Dieu a publié notre livre. Que Dieu bénisse le Groupe Parlementaire PDG à l’Assemblée Nationale !
2- Du contenu du livre
« Neuf jeunes poètes gabonais, hommes et femmes, ont uni leurs plumes dans un même recueil. Au final, plus d’une centaine de poèmes qui répondent à un désir de retranscrire les beautés africaines, de rendre hommage aux traditions ancestrales, de laisser le cœur s’ouvrir, de s’engager contre les dérives d’une contrée si chèrement aimée. » C’est par cette critique de l’éditeur français Publibook que je voudrais m’essayer à un exercice périlleux notamment l’interprétation en vue de rendre compréhensible le discours poétique.
« Au bord de la Ngounié », œuvre de confirmation d’une génération de poètes nés de l’audace d’affronter cet univers si profond et insondable qu’est le cœur, mieux l’âme de l’homme, compte 158 pages diversement réparties à 14 poètes aux sensibilités variées.
Son titre est suffisamment évocateur de l’ambition de ses auteurs. Se tenir au bord du fleuve et voir descendre dans le flot incessant des vagues les êtres comme les choses visibles et invisibles. C’est aussi cette volonté de s’enrichir de la danse du vent que rejette la Ngounié sur ses riverains. « Au bord de la Ngounié », c’est à n’en point douter l’aventure littéraire d’un groupe de jeunes réunis en sein du Club Francophonie Arthur Rimbaud de Mouila.
Les thèmes abordés dans cet ouvrage sont nombreux qui traduisent les préoccupations des jeunes, oui, des jeunes ! Mais existe-t-il de jeunes poètes ? Assurément pas. Dès lors que le champ d’expérimentation ou d’application se définit par la partie la plus sensible de l’être qui est l’âme et que l’explorateur le fait si bien, qu’il établit une connexion avec d’autres âme au point de laisser émerger la morale, l’espérance, la lutte, la correction des mœurs, doit-on toujours primer son caractère juvénile ? « Au bord de la Ngounié », au-delà de la jeunesse du point de vue âge de ses auteurs, est une œuvre de sagesse, un code de bonne conduite et une incitation à l’invention et à la création. Ici, les poètes veulent réinventer la vie soit par un élan d’engagement politique, soit par l’étonnement face aux mystères de notre monde. En fidèle interprète de leurs âmes, ils font de chacun de leurs textes le miroir de l’authenticité gabonaise. « Cachette », « Civilisation », « Okumé », « Angoisse », « A qui l’héritage ? », « A mes camarades du Val », « Kongossa », « Triste réalité », « La paix », « Dimboub diame », « Mbandja », « Les arbres parlent », « Le coucher du soleil », « Ma grand-mère », « Quand je regarde », « Contemplations », « Une femme », « Enfant Mandingue » sont autant de titres des poèmes dont la simple évocation nous plonge dans la méditation, le rêve et parfois le choc face à la réalité quotidienne. Ici surgit le problème de l’inspiration. Il semble que les poètes s’empêchent de voler très haut à la quête des nuages. Ils planent légèrement au-dessus de la terre qu’ils scrutent avec sensibilité et méthode. Après une présentation sommaire de l’ouvrage, est-ce injuste que m’atteler à investiguer le singulier univers de chacun de mes jeunes prodiges ? Je m’en voudrais de ne pas être le premier à livrer au monde l’étendue de cette richesse humaine dont regorge le Gabon et qui n’attend qu’un coup de pouce pour « émerger ». Que les poètes me pardonnent de n’avoir pas trouvé les mots justes pour offrir une peinture digne de leur être.
3. Des contingences et des forces d’un projet
De 2003 à 2010, mon projet ou du moins mon ambition sincère a été d’offrir au Gabon toute ma force de travail. Aussi ai-je mis à contribution, toutes mes potentialités cognitive, intellectuelle et même spirituelle. Procédant par un exercice simple du don global de mes compétences j’ai pris pour destinataire la jeunesse gabonaise en la quelle j’ai cru et continue de croire. A cette jeunesse, j’ai réservé la meilleure des provisions dont la nature a bien voulu me pourvoir en me choisissant Mouila comme terre d’accueil. Une terre si féconde qu’aucun esprit ne saurait se soustraire à l’enrichissement par le contact avec les gens, par la clémence de la nature et par la beauté des êtres et des choses.
Bref, mes premiers jours à Mouila m’ont offert de croire au paradis tant rêvé par tous ceux qui s’exercent aux métiers de l’esprit. Quoi de plus normal que de mettre en pratique l’une des leçons fondamentales du traditionalisme qu’est le partage ? Le club Francophonie Arthur Rimbaud a donc été créé par cette volonté d’utilité sociale et surtout il traduit la manifestation pratique d’une vision du monde qui consiste à croire en tout être et en toute chose, à donner la chance à chacun, à se rendre utile chaque fois qu’on peut, à contribuer chaque fois que l’ont peut faire vivre la vie elle-même. C’est donc en voulant donner une chance toute particulière aux idées que je suis arrivé à forger ma modeste école de poètes. Une école qui n’aura eu que besoin de quelques jours pour commencer à produire des résultats visibles et somme toute satisfaisants.
Deux recueils de poèmes en l’espace de quelques années entièrement écrit par des jeunes lycéens, ceci est une odyssée quand on sait les diverses contingences qui enveloppent notre univers. En des jours de fête, il faut s’empêcher de se souvenir des calomnies, des méprises, des invectives, des incompréhensions et des incursions répétitives des esprits malveillants souvent à l’assaut des efforts et de l’audace. Voila autant de difficultés qui ont émaillé notre travail. Et si nous sommes là aujourd’hui, c’est la preuve que notre exercice de poètes a abouti à un bon résultat : celui de murir l’âme et d’aguerrir l’être face aux turpitudes du malin et de l’encourager à se maintenir dans le cercle des amis de Dieu. Pour nous, il n’est point d’école où l’on enseigne le mal. Nous avons transformé ainsi toutes les calomnies, les ingratitudes, les provocations en véritables ingrédients de la pensée. Nous pensons alors que notre témérité, loin d’endurcir les ennemis du progrès souvent en petit nombre mais avec une capacité impressionnante de destruction servira à convertir ceux qui doutent et d’eux-mêmes et des autres afin que triomphe l’excellence en ces temps où nous subissons une mondialisation agressive. Notre humanité, l’humanité nègre a plus que jamais besoin de nous quelque soient nos origines, nos religions, nos ethnies ou nos tribus.
C’est le lieu pour moi de graver dans mon esprit et celui des hommes ces quelques noms des personnalités et institutions gabonaises qui ont cru en moi et ont souvent mis des moyens financiers à ma disposition chaque fois qu’il s’est agi de réaliser un projet à l’endroit de la jeunesse. Sans doute elles n’ont jamais voulu faire objet de publicité mais la morale traditionaliste me dicte des les évoquer espérant qu’il se produise un effet multiplicateur à travers le Gabon. Je nomme ainsi avec amour et reconnaissance sincères Mme Véronique DIVUNGI, M Alfred MABICKA, M NDEMBET Ladislas, L’Honorable Martin MOULENGUI, Feu Jean-Baptiste MANFOUMBI, Mme Albertine MAGANGA MOUSSAVOU, Jean-Bernard Saulnerond MAPANGOU, Vincent MOULENGUI BOUKOSSO, la Direction de la Francophonie du Ministère des affaires étrangères, le Sénat gabonais, le groupe parlementaire PDG à l’assemblée nationale, la mairie centrale de Mouila et l’ensemble des chefs d’établissements de la commune de Mouila.
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